La célébration eucharistique de ce vingt-huitième dimanche du temps ordinaire a été présidée par le Père Floribert KANEZA, vice-recteur du Sanctuaire. La chorale saint Martin a aidé dans l’animation d la messe en chants liturgiques et les textes du jour étaient tirés du Livre d’Isaïe (25, 6-10), de l’épitre de saint Paul aux Philippiens (4, 12-14. 19-20) et de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 22, 1-14).

Après la lecture des textes du jour, le Diacre Samuel SIBOMANA a prêché son homélie. Après avoir lu et intériorisé les textes de ce dimanche, nous comprenons qu’elles insistent beaucoup sur la joie de l’alliance nouvelle avec Jésus’, a précisé le Diacre Samuel. La première lecture se présente comme un message de réconfort, de joie qui est annoncée en faveur de la colline du Seigneur. Il est dit en effet qu’il n’y aura plus de pleurs ni de deuil. Dans l’Evangile, nous avons entendu qu’un père avait un fils qui allait se marier. Pour ce faire, le père avait invité des gens aux noces de son fils. Mais, le texte n’a fait aucune mention de la mariée. Celle-ci c’est l’Eglise, et ce fils dont il est fait mention c’est le Christ, l’Agneau de Dieu qui a livré sa vie pour son Eglise. Le père du fils qui allait se marier c’est Dieu lui-même qui invite chacun de nous à venir personnellement aux noces du Christ. L’Evangile nous a dit que les premiers invités ont refusé de se présenter aux cérémonies, et l’hôte a dû rassembler les passants pour pouvoir remplir la salle de fête. Les premiers invités sont les Juifs : pharisiens et chefs religieux principalement. Ceux-ci savaient, en effet, que le Messie viendrait essuyer les larmes de son peuple tant meurtri par diverses difficultés. Malheureusement, ces premiers invités ne l’ont pas cru, ils l’ont plutôt persécuté et l’ont pendu sur une croix.

Comme ce Fils de Dieu, cet agneau immolé est venu pour nous en acceptant de verser son sang pour nous, il est sans nul doute qu’il n’y a pas plus grand cadeau qu’il pouvait nous offrir en dehors de sa vie. Avant sa mort, il nous a laissé un mémorial de sa présence parmi nous et avec nous, ce sont les sacrements, dont parmi eux celui de l’eucharistie du Jeudi saint. A notre tour, nous devrions lui faire une confiance totale et observer ses commandements pour pouvoir mériter la récompense promise, une place dans le royaume de son Père.

Nous savons bien que les débuts de l’Eglise n’ont pas été faciles, il y a eu beaucoup de martyrs de la Parole de Dieu, de la justice, de la bonne cohabitation et d’autres. Même actuellement de tels cas continuent à se manifester puis que vivons toujours aves de gens qui veulent rester dans leurs pratiques charnelles et corporelles au lieu de changer vers la bonne voie telle que l’Evangile nous la retrace. Ceux-ci se comparent à l’invité que l’hôte a retrouvé dans la fête sans porter l’habit de fête. Cet habit dont il est question ici c’est la joie d’être dans la fête où le Père nous invite, être enfant son enfant et héritier du royaume des cieux. Ceci exige de nous de n’avoir d’autres soucis que de faire la volonté de Dieu en toutes circonstances. ‘S’il y a pari nous des personnes qui projettent rendre faux témoignages contre leur prochain, commettre l’adultère, tuer, voler, donner ou demander la corruption, qu’ils changent d’avis avant qu’il ne soit tard, sinon, on ne sera jamais digne d’être reçu dans les noces de l’agneau dans le royaume des cieux’, a insisté le Diacre Samuel.  Ne pas accepter de changer notre vie pour l’orienter dans la bonne voie à la lumière de l’Evangile c’est se soumettre aux tentations du diable, le diviseur qui n’a jamais voulu le bien-être des enfants de Dieu.

N.M.