La célébration eucharistique de 10 heures de ce vingt-septième dimanche du temps ordinaire a été présidée par le Père Japhet SIMBIZI et animée par la chorale Sainte Famille. Les lectures du jour ont été tirées du Livre d’Isaïe (5, 1-7), de l’Épître de saint Paul aux Philippiens (4, 6-9) et de l’Évangile selon saint Matthieu (21,33-45).

Après la lecture des textes du jour, le Père Japhet a procédé à sa prédication homilétique. Selon la première lecture, le prophète Isaïe a averti le peuple de Dieu pour n’avoir pas obéi à la volonté divine. Le livre de la Genèse nous dit que la première personne à avoir planté le raisin était Noé. Cette plante a dès lors connu du succès jusqu’à nos jours. Une plantation de raisins est agréable à voir et ses fruits donnent du vin, mais cela exige un dur labeur. Dans notre pays, le Burundi, les cultivateurs de riz savent combien son labour est fatigant. Dans tous les cas, nous comprenons qu’il nous faut beaucoup travailler pour vivre.

Ce qui est malheureux pour un agriculteur ou un planteur de raisins ou  du riz est d’avoir un résultat médiocre après avoir fourni tant d’efforts en faveur de sa plantation. Selon le prophète Isaïe, le raisin dont on parle est le peuple d’Israël. Dieu a tant aimé son peuple Israël, mais celui-ci s’est détourné de Lui. La suite par rapport à cette attitude a été que Dieu a pensé à lâcher son peuple qui fut attaqué et déporté dans d’autres pays pour y être esclave. Il est bon que nous nous posions des questions de savoir si nous sommes fidèles aux commandements de Dieu. Si nous nous référons au passé du Burundi depuis l’indépendance, nous savons que certains ont subi diverses formes de souffrances, de tortures et d’autres ont trouvé la mort. Ces malheurs ne font que se perpétrer jusqu’à nos jours, tout ceci est dû à l’ingratitude de certaines âmes très mal intentionnées.

De toute façon, si nous ne nous ressaisissons pas, ces souffrances ne feront que perdurer. Et si nous préférons rester sur notre penchant mauvais, la colère divine s’abattra sans doute sur nous. Notre conversion consiste à éviter toute forme de péché pour avoir la paix. Selon les chiffres statistiques, plus de 85% de la population burundaise est chrétienne, c’est-à-dire, catholique ou protestante. Même les juristes, avocats, tout comme les plaignants et les accusés sont aussi chrétiens. Comme ce sont les chrétiens qui se déchirent entre eux, qui les défendra ? La corruption qui gangrène un grand nombre d’institutions et les cœurs de Burundais fait que la situation se détériore davantage. Un appel est donc lancé à tout un chacun pour pratiquer la justice devant la face de Dieu et du prochain. Ceci sera une bonne leçon pour l’éducation de générations futures qui prennent référence de vie et de morale sur nous en presque toutes choses. Le Père Japhet a conclu son homélie en demandant à chacun de prononcer des paroles qui tranquillisent et apaisent les cœurs et les esprits brisés par toute sorte d’injustice.

Signalons enfin que les personnes qui s’étaient préparées à sceller une Alliance d’Amour avec la Vierge Marie ont fait ce rite au sanctuaire après la messe.

M.N.