Le sanctuaire de la Reine de la paix et la réconciliation de Mont Sion Gikungu entend prévoir un temps de méditation et de rencontre avec le Seigneur pour les différentes catégories de pèlerins fidèles pratiquants dans des séances de retraites et récollections, surtout en ce temps fort de carême. Bien d’autres groupes ont eu leur occasion de participer dans une récollection ; et les soirées de la semaine du 3 au 10 avril ce fut le tour des couples. Une telle occasion ne s’était d’ailleurs pas présentée beaucoup de fois au cours de ces dernières années. Elle a eu lieu du mardi 5 au vendredi 8 du mois en cours, chaque fois de 18h à 19h 30. Elle a été prêchée par le Père Herménégilde Coyitungiye le mardi, mercredi et vendredi. L’enseignement du jeudi a été dispensé par l’Abbé Aristide, actuel Père spirituel au Petit Séminaire de Kanyosha. Le thème central retenu pour ces quatre jours est : ‘Le chemin de la croix du Christ c’est le chemin de la croix des couples’. 

On s’attendait à un effectif beaucoup plus important de participants à la récollection, mais seulement dix couples se sont fait inscrire et se sont présentés pendant les quatre jours de suite. Le plus vieux couple était déjà dans sa trente-deuxième année de vie conjugale et le plus jeune était dans sa troisième année. Dès le prier jour au dernier, les enseignements se sont concentrés sur le cheminement du couple conjugal à la suite de Jésus sur son chemin de la croix. Au premier jour, le Père Herménégilde a dit que le couple doit en principe suivre les quatorze stations que Jésus a suivies sur son chemin de la passion.

Jésus a été condamné et nous sommes sûrs que sa condamnation était injuste. Le mari doit se soucier du bien de sa femme et vice-versa. De plus, le couple doit compatir avec toute personne qui souffre injustement. Jésus a ensuite porté sa croix. Le couple doit se supporter mutuellement, et chacun doit sentir la souffrance de l’autre comme sa propre croix. Quand Jésus est tombé à cause du poids de la croix qu’il portait, le couple doit comprendre que tomber par terre c’est l’étape sublime de la souffrance et de la fatigue. Il arrive que votre conjoint tombe à cause de la fatigue, soyons toujours prêts à le relever et le supporter. Tout au long du chemin, le mari et sa femme doivent se comprendre et se supporter jusqu’à la victoire finale.

Jésus a accepté de se faire petit pout être un de nous, mais il est notre Seigneur. En famille, nous ne devons pas revendiquer toute notre autorité en toutes circonstances, mais nous devons être souples, humble et serviables pour le bien-être du conjoint. Cela nous permet de vaincre ensemble les tentations de quelque nature qu’elles soient pour en fin de compte jouir de la victoire commune.  Nous ne devons pas perdre de vue notre vision : Rendre saint/e notre conjoint/e, nos enfants et nos parents. Le bonheur que nous recherchons tant se trouve là, et non dans les jouissances corporelles ou la possession des biens matérielles qui s’évanouissent.

Signalons ici qu’après l’enseignement du vendredi qui était le dernier jour, il y a eu une occasion de confession, opportunité commune aussi pour les membres du Renouveau Charismatique Catholique (RCC) qui clôturaient la semaine charismatique qu’ils avaient débutée le lundi 4 avril courant.

NYANDWI M.