La célébration eucharistique de 10 heures de ce huitième dimanche du Temps Ordinaire a été présidée par l’Abbé Désiré BIREHA, Directeur de la Radio Maria Burundi et animée en chants liturgiques par la chorale sainte Maria Goretti. Comme c’était le dernier dimanche du mois, les élèves de l’École Technique Secondaire de Kamenge (ETS) ont effectué un pèlerinage au Sanctuaire de la Reine de la Paix et de la Réconciliation.

Dans son introduction, après avoir accueilli et salué les fidèles, le célébrant s’est mis à leur expliquer le pourquoi de leur présence dans l’église. Nous sommes ici pour louer le Seigneur, nous avons répondu à son appel. C’est Lui qui nous a appelé en premier pour que nous puissions venir à sa sainte montagne. Par là même sa Parole nous rappelle ce que nous accomplissons le Dimanche, ce que nous accomplissons chaque fois que nous venons prier dans l’église de Dieu. Pour l’Abbé, tous les jours sont les jours du Seigneur et de façon spéciale le dimanche, jour du Seigneur, jour de sa Victoire comme d’ailleurs l’apôtre Paul nous le rappelle dans la deuxième lecture. Nous sommes victorieux à travers la Victoire du Christ, c’est Lui le Victorieux que nous venons louer et glorifier. Il a continué en résumant toutes les lectures du jour et a conclu cette partie introductive en invitant l’assemblée de Dieu à demander au Seigneur le don d’aller à son école pour y apprendre beaucoup. Sans cet apprentissage de sa part, nous ne pouvons pas nous en sortir des embûches et des attaques continuelles de Satan.

Signalons que ces saintes lectures du jour ont été tirées du livre de Ben Sira le Sage (Si 27,4-7), de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 C0 15, 54-58) et enfin de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 6, 39-45).

Dans son homélie, l’Abbé BIREHA a commencé à signifier aux fidèles que les lectures du jour nous invitent à faire une introspection. A prendre du temps individuellement pour interroger notre cœur. Notre façon de s’exprimer, nos différents comportements, les paroles que nous prononçons, … manifestent ce que ressent notre cœur. Nous voyons tous des personnes extérieurement mais la vraie personne qui s’extériorise se trouve à l’intérieur. Raison pour laquelle le Seigneur veut établir une relation avec nous à travers la personne intérieure, cette personne que l’apôtre Paul nous dit qu’elle doit grandir pour atteindre la grandeur du Christ.

Il a ensuite parcouru la première lecture de Ben Sirac le Sage mais avant cela il a rappelé la devise diocésaine qui est : « Édifions l’Église-Famille en possédant la Parole de Dieu, en la lisant et en la mettant en pratique. » La Parole de Dieu doit nous encourager, nous modifier, nous sanctifier, nous revivifier afin que l’homme intérieur puisse prendre de l’élan. Tout ça dans le but d’être réellement de vrais amis et disciples du Christ. Revenant sur le livre de Ben Sirac le Sage, le célébrant a commencé par l’expliquer aux fidèles en partant de son nom. C’est un livre qui a plusieurs noms, un petit clin d’œil à ceux qui aimeraient le chercher dans la sainte Bible une fois chez eux. Selon les différentes versons de la Bible, il s’appelle le livre de Ben Sirac le Sage, le livre de l’Ecclésiastique à ne pas confondre avec le livre de l’Ecclésiaste, le livre de Siracide, Siracide qui vient de Sirac. Ce livre a été appelé Ecclésiastique du fait qu’il regroupe les enseignements qui étaient dispensés aux nouveaux baptisés ce qui veut dire l’instruction morale. Nombreux sont les chrétiens qui disparaissent après baptême et reviennent seulement pour d’autres sacrements et ne restent pas à l’école de Jésus. Ce livre était donc très utilisé au début de l’Église pour consolider la foi de nouveaux chrétiens d’où ce nom. Et d’ajouter que ceux qui utilisent les bibles protestantes Louis second et autres ne peuvent y trouver ce livre. Il est parmi appelés les livres deutérocanoniques c’est-à-dire admis secondairement dans la Bible.

tisés. Ben Sirac le Sage nous invite donc à plus de retenu avant de prendre telle ou telle autre décision, de tirer telle ou telle autre conclusion. ‘…. les petits côtés d’un homme apparaissent dans ses propos. Le four éprouve les vases du potier ; on juge l’homme en le faisant parler. C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ; ainsi la parole fait connaître les sentiments. Ne fais pas l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé, c’est alors qu’on pourra le juger. Il a ainsi conclu son homélie en évitant les chrétiens à prendre l’engagement d’apprendre du Christ.’

Signalons qu’à la fin de la messe, il y a eu procession vers le Sanctuaire.