Comme c’est devenu coutume, chaque dix-huitième jour du mois, au sanctuaire mariale de Schoenstatt de Mont Sion Gikungu, nous célébrons le renouvellement de l’ alliance d’amour avec la Vierge Marie. Pour ce qui est de ce mois de février 2022, la messe a été présidée par le Recteur du sanctuaire marial, le Père Herménégilde COYITUNGIYE. Signalons une famille tenant des bougies allumées dans la procession allant de la sacristie à l’église de la Sainte Trinité où a eu lieu cette célébration eucharistique. Dans son mot d’accueil, le Recteur a accueilli tous les pèlerins et de façon particulière les membre du Mouvement de Schoenstatt. Nous sommes tous venus rendre grâce au Seigneur pour tous les bienfaits reçus durant le mois de janvier par l’intercession de la Vierge Marie même si parfois nous ne lui sommes pas fidèles comme le dit les saintes écritures de ce jour. Jésus a dit que celui qui veut être son disciple, qu’il porte sa croix et le suive et la Vierge Marie veut que nous portions nos croix pour suivre son fils afin de devenir ses fidèles disciples, a poursuivi le célébrant. Dans des soirées pareilles du 18 de chaque mois, nous avons toujours des choses à rendre grâce et des demandes à adresser à la Vierge Marie mais aussi des offrandes à lui offrir. C’est notamment la prière de ceux qui nous ont demandé de prier pour eux, nos vies quotidiennes comme cette famille venue rendre grâce à Dieu d’avoir sauvé la mère de la famille d’une grave maladie. La sainte vierge a entendu les prières de ceux qui ont prié pour elle. Notons aussi l’offrande de petits enfants qui vont être baptisés à la fin de cette Eucharistie. Conscient que nous sommes sur le chemin qui mène au Ciel et que le Seigneur veut toujours nous accompagner pour fortifier notre foi comme l’a dit saint Jacob que la foi sans les œuvres est une foi morte nous devrions manifester de bonnes actions qui sont signe de notre foi.

Le Recteur du sanctuaire dans son homélie a enseigné qu’à partir de l’unité et l’amour avec la Mère de Dieu et en se basant sur les saintes écritures du jour que nous sommes invité à montrer les fruits de notre foi dans chaque geste que nous posons et dans tout ce que nous traversons. Il s’est focalisé sur la Parole qui met plus la valeur et nous aide à mieux comprendre le renouvellement de l’alliance d’amour avec la vierge Marie. Nous avons médité sur cette parole latin « INSCRIPTIO CORDIS IN COR » dont il a essayé de nous expliquer sa signification et son lien entre elle et le renouvellement de l’alliance d’amour, ce qui signifie « INSCRIRE UN CŒUR DANS UN AUTRE CŒUR ».

Cette parole nous a fait comprendre que s’unir avec la Vierge Marie dans cette alliance d’amour a plusieurs étapes différentes dont le dernier nous amène à inscrire notre cœur dans le cœur de la Vierge Marie et qu’elle aussi inscrit le sien dans le nôtre. Il nous a expliqué ces étapes à partir des catégories des pèlerins du sanctuaire :

       Ceux qui veulent que leur baptême porte des fruits, puis décide de faire cette alliance d’amour, quand ils posent leurs signatures dans le livre du sanctuaire. De cette manière ils inscrivent leurs cœurs dans le cœur de la Vierge Marie,

       Ceux qui lui sont dévoués grâce à la devise de « RIEN SANS VOUS, RIEN SANS NOUS » puis décide de lui faire une promesse d’accomplir sa volonté pour mieux la servir,

       Ceux qui veulent accomplir plus que ça en se consacrant à la Vierge Marie dans cette alliance d’amour lui signent un chèque en blanc qui lui permet d’y inscrire tout ce qu’elle veut. Ce chèque lui donne une occasion d’écrire tout ce qu’elle veut pour eux : la croix, les douleurs, le bonheur, etc. C’est là que se manifeste la force et la grandeur de leur foi, en acceptant tout ce qu’elle leur impose comme croix ou comme douleur, de souffrir comme elle avec ses 7 douleurs. De cette manière, ils lui donnent le pouvoir absolu sur leur vie.

L’Évangile de ce jour nous a permis de comprendre la signification des mots « INSCRIPTIO CORDIS IN COR ». Selon le Père Kentenich et le mouvement de Schoenstatt, sceller une alliance d’amour avec la Mère Trois fois Admirable c’est inscrire nos cœurs dans son cœur, C’est lui faire confiance afin qu’elle guide nos vies. Cette consécration implique le fait d’accepter sa volonté et porter la croix qu’elle nous confie. En 1962, le Père Fondateur disait dans ses enseignements que la prière et l’offrande de la sainte messe veulent dire : donner un sacrifice avec foi comme Abraham l’a fait en offrant son fils unique que le Seigneur lui avait promis dans sa vieillesse avec la foi de peut-être le ressusciter après l’offrande, ce qui veut dire que notre foi es signe de confiance envers Dieu. En essayant d’expliquer comment inscrire un cœur dans un autre cœur, le Recteur du sanctuaire nous a invité à accepter la croix et de vivre dans les douleurs qui sont des éléments qui fortifient notre foi en Dieu. Malheureusement nous considérons ces éléments comme source de nos malheurs, nous les voyons d’une manière négative même les disciples de Jésus avaient peur de la croix et de la douleur. Mais avec la venue du Saint Esprit, les disciples de Jésus étaient différents de ceux d’avant cette venue car ceux d’avant ne voulaient pas être torturés, persécutés ou souffrir mais ceux d’après étaient très contents d’être trainés en justice, d’être brulés vifs, persécutés à cause de la Parole de Dieu. C’est de cette manière que nous, disciple de Marie Mère de Dieu, devrions supporter la croix et la douleur pour fortifier notre foi au point de n’avoir peur d’être persécuté ou de défendre notre foi. Ce sont ces genres des personnes que la Vierge Marie veut engendrer pour le monde entier et pour l’Église catholique en passant par tous les sanctuaires du monde entier en son alliance d’amour.

Donc, s’unir à la vierge Marie dans son alliance d’amour et inscrire nos cœurs dans le sien comme elle a inscrit le sien dans les nôtres. Avec cette union, nous devenons inséparables pour toujours et à jamais avec notre Mère, d’où la Parole de Jésus dans l’Évangile nous disant que celui qui veut sauver sa vie, la perdra et celui qui la perdra pour lui, la sauvera. Cette union se manifestera dans l’accomplissement de bonnes actions parmi nous pour s’entraider, de ne pas chercher à être consoler mais plutôt chercher à consoler les autres comme le dit saint François d’Assise, donner quelque chose pour le bien-être de son prochain sans attendre rien en retour.

Que la Vierge Marie continue à engendrer pour l’Église catholique et le monde entier des partisans d’amour et de foi, des personnes nouvelles en Jésus Christ qui n’ont pas peur de la douleur ou de la croix. Demandons aussi la manifestation de notre Seigneur dans nos cœurs et nos vies quotidiennes. Que la gloire de notre Mère continue de se manifester ici au Sanctuaire marial de Schoenstatt de Mont Sion Gikungu afin que la grâce de notre Seigneur soit avec nous.

A l’offertoire, la famille qui remerciait le Seigneur et la Vierge Marie d’avoir sauvé la mère de famille a offert un cadeau précieux en guise de remerciement. Et à la fin de la messe, la mère de famille, Madame Euphraise BIGIRIMANA a témoigné en disant qu’elle voulait remercier le Seigneur de l’avoir sauvée. Elle était gravement malade depuis le 18 Décembre 2021 jusqu’au 10 Janvier 2022. Hospitalisée et en réanimation c’est via une bonbonne d’oxygène qu’elle respirait pendant ces trois semaines. Elle n’a pas pu voir ceux qui lui ont rendu visite pendant au moins deux semaines. Son témoignage était centré sur la Mère de Dieu, son intersection lui a été d’une aide cruciale. Quand elle était malade, elle souffrait beaucoup, elle pleurait de douleurs atroces, puis elle a imploré l’assistance de la Sainte Vierge Marie qui n’a pas tardé à l’exaucer.

Après qu’elle a ouvert les yeux, elle a passé au scanner pour le contrôle, les médecins n’ont rien trouvé d’anormale. Puis elle est retournée voir le Docteur après sa sortie à l’hôpital, celui-ci s’est étonné de la voir en vie et lui a dit d’aller remercier le Seigneur vu que ses poumons étaient tout blancs et avaient des plaies qui n’allaient pas cicatriser rapidement. Elle a eu foi en Jésus Christ, le Docteur lui a demandé d’effectuer une radiographie ainsi que le scanner après trois mois. Quand elle lui a apporté les résultats, celui-ci lui a encore une fois demandé si elle a encore envie parce que des cas similaires n’en sortent pas qu’elle devrait remercier beaucoup le Seigneur pour le miracle reproduit parce que les plaies qui se trouvaient sur ses poumons avaient disparus.

Elle a remercié à cette occasion du fond du cœur ceux qui ont prié pour elle durant toute cette période, ceux qui ont aidé sa famille en tout. Et à la fin de la sainte messe, ladite famille, ceux qui les accompagnaient, la famille des petits bébés qui étaient baptisés ainsi que les prêtres ont fait une procession vers le sanctuaire.

 

Ingrid MUNEZERO