La célébration eucharistique de ce quatrième dimanche du temps ordinaire a été présidée par le Père Floribert Kaneza, actuel Vice-Recteur du sanctuaire de la Reine de la paix et la réconciliation, et la chorale saint Nicolas de Flue a animé ladite Messe en chants liturgiques. Les lectures du jour ont été respectivement tirées du Livre de Jérémie (1, 4-5. 17-19), la première épitre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (13, 31-13. 13) et l’Evangile selon saint Luc (4, 21-30).

Au début de son homélie, le Père KANEZA a mentionné la présence des élèves de l’ETS Kamenge venus en pèlerinage en ce lieu comme ils ont cette habitude de le faire très souvent au début de l’année scolaire et de chaque trimestre. Il a aussi rappelé que c’était le dernier dimanche du mois de janvier, et l’habitude de la maison est que nous faisons un pèlerinage vers le sanctuaire à la fin de la messe. Le prédicateur du jour a dit que la première lecture ressemble en plusieurs points à l’Evangile en ce sens que Jérémie et Jésus étaient tous des prophètes élus et oints pour annoncer la Parole De Dieu, ils ont été persécutés suite à leur engagement à leur mission. Le prophète Jérémie a dû affronter ses persécuteurs, seulement Dieu lui avait prévenu de n’avoir pas peur d’eux car il était toujours avec lui, cela a été le cas pour Jésus, et nous nous souvenons de sa prière au champ de Gethsémani.

Dans la deuxième lecture, saint Paul demande à la communauté de Corinthe de ne pas garder rancune les uns contre les autres par suite des dons que Dieu a donnés à l’un ou à l’autre. Ceux-ci les aident à se venir en aide chaque fois que de besoin dans un amour fraternel. Dans l’Evangile, les juifs, en premier lieu les scribes et les pharisiens, ont comploté de tuer Jésus par le fait qu’il leur disait la vérité sur eux et sur leur vie. Nous comprenons à quel point ils avaient une grande aversion pour la lumière. Ceci est une caractéristique des gens qui ont grandi dans les ténèbres. La persécution des personnes qui disent la vérité est une pratique qui date de très longtemps, elle semble aussi vieille que la planète. Dans son épitre aux Corinthiens, l’apôtre Paul leur conseille plutôt de garder un amour fraternel les uns les autres. La pratique de parler des autres n’est pas toujours bien       appréciée par des gens, surtout qu’elle peur connaître des aversions à un certain moment. La sagesse juive recommande de ne pas dire du bien de l’autre car cela ne tardera pas à parler de son mal. Les Romains quant à eux affirment qu’il y a une petite distance entre le beau leu, le capitole, et le mauvais lieu ou le lieu de capitation.

En plus d’être véridique dans notre dire, nous devons nous efforcer à considérer les autres plus haut que nous le faisons pour nous-mêmes. Un très bel exemple à cet effet nous a été donné par Jésus qui a accepté de se rabaisser pour devenir homme et il a accepté le supplice de la mort sur la croix. Il aurait pu réclamer sa force et sa puissance qui l’égalaient à Dieu, il ne l’a pas voulu. Si nous voulons suivre Jésus et penser à être ses amis, abaissons-nous pour élever notre prochain. Evitons autant que ce soit de tendre des pièges aux autres car Dieu nous demandera de rendre compte de leur vie. Les pharisiens et maîtres des écritures se croyaient seconds en puissance après Dieu. Ils tenaient absolument à ce que cette ordre entre les personnes soit jalousement observée : d’abord Dieu, ensuite les scribes et pharisiens, puis les Juifs du rang ordinaire et en fin les gentils qui sont des étrangers. Quand les Juifs ont entendu de la part de Jésus que leur foi était plutôt moindre que celle de la veuve de Salepta ou du soldat Nahaman de Syrie, ils ont été très choqués et ont décidé de tuer ce Fils de l’Homme. Ne soyons pas comme ces Juifs jaloux, mais ayons de l’amour véritable envers le prochain.

NYANDWI M.