La célébration eucharistique de ce trente-unième dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique B a été présidée par la Père Longin NTIRANYIBAGIRA qui, dès le début de la sainte Messe, a tenu à rappeler aux pèlerins que nous étions au dernier dimanche du mois d’octobre qui est en même temps le mois du rosaire. La Chorale Saint Nicolas de Flue a aidé dans l’animation du chant liturgique ; les lectures du jour sont respectivement le lire du Deutéronome (6, 2-6), l’Épître aux Hébreux (7, 23-28) et l’Évangile selon saint Marc (12, 28b-34).

Au cours de son homélie ; le Père Longin est d’abord revenu sur l’explication du plus grand commandement tel que précisé dans l’Évangile du jour : Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces. Quand Jésus a précisé ce commandement, le peuple d’Israël avait en ces temps 613 lois et tout le monde se hâter à les mémoriser et à les maîtriser, bien que leur mise en pratique dans la vie de toujours ne suivait pas automatiquement. De toutes ces lois, 365 étaient des interdits ou restrictions, et les 248 autres étaient des devoirs et obligations. Le prédicateur du jour a également mentionné que nombre de personnes avaient cette préoccupation de savoir lequel de tous ces commandements était le plus grand et le plus important à observer. Seulement, cette question a été posée à Jésus dans la suite d’autres questions-pièges que les chefs religieux et politiques avaient prévues pour trouver un alibi qui le condamnerait à mort. Comprenons donc que ces chefs considéraient Jésus et ses enseignements comme un handicap à la réalisation de leurs volontés quelques fois contraires à la dignité de la vie et de la dignité humaines. Tout en voulant sa condamnation et sa mort, les scribes, pharisiens, sadducéens et chefs politiques avaient pourtant peur de Jésus et de la foule qui l’avait suivi et accueilli triomphalement à Jérusalem quand il y était entré assis sur un jeune âne.

Saint Jean, dans ses épîtres, nous dit que nul ne pourrait dire qu’il aime Dieu qu’il ne voit pas alors qu’il hait son prochain qu’il voit. La dignité de la personne humaine réside dans le respect de sa vie et de ses biens. Et en respectant son prochain, on doit l’aimer, et aimer son prochain revient à aimer celui qui l’a créé et l’a établi à tes côtés pour t’apprendre à prendre soin d’autrui. L’Évangile de ce dimanche nous montre en effet la mesure dont nous devons nous servir pour aimer notre prochain : nous-mêmes personnellement. La loi de l’amour et tous comme les autres commandements de Dieu nous libèrent de l’emprise du mauvais, tout en en nous indiquant la bonne conduite et la bonne voie à suivre pour mériter d’être appelé fils ou fille du Dieu Père. Le livre du Deutéronome nous dit en effet que si nous gardons les commandements de Dieu, il demeurera parmi nous, mais il nous lâchera au cas du contraire. Les enseignements de l’Église nous disent en effet que Dieu nous a créés sans nous, mais ne nous sauvera pas sans nous. Et ce qui est bon en tout cela c’est que nous serons sauvés en tant que famille car nous sommes frères et sœurs entre nous et nous sommes des fils et des filles d’un même Père tout-aimant.

Précisons qu’à la fin de cette célébration eucharistique, il y a eu pèlerinage vers le sanctuaire comme cela est une habitude pour chaque dernier dimanche du mois après la messe de dix heures.

NYANDWI M.