La célébration eucharistique de ce quatorzième dimanche du temps ordinaire a été présidée par le Père Longin NTIRANYIBAGIRA avec à ses côtés l’Abbé Déogratias NDUWAPEREZIDA, curé de la Paroisse Gicumbi du diocèse Ngozi et l’Abbé Salvator NTIBANDERSE, originaire de l’archidiocèse de Bujumbura mais en apostolat en Belgique comme curé de la paroisse de Louvain. La Chorale Sainte Maria Goretti a aidé dans l’animation du chant liturgique au cours de cette sainte Messe. Les lectures du jour sont d’abord le Livre du prophète Ezéchiel (2, 2-5), la seconde Epitre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (12, 7-10) et l’Evangile selon saint Marc (6, 1-6).

« Comme nous l’avons écouté dès le début de cette célébration eucharistique, les lectures qui nous ont été proposées nous invitent à méditer sur notre foi », a introduit son homélie le Père NTIRANYIBAGIRA. Tout en ayant leur origine dans la culture et la tradition hébraïques, les Saintes Ecritures s’adressent tout particulièrement à nous aujourd’hui. Les Juifs de l’entourage de Jésus se sont interrogés sur l’origine de sa connaissance et de son pouvoir pour en fin de compte négliger et rejeter ses enseignements. Dans la vie, il est toujours bon de prendre son temps pour d’étudier, de s’interroger et évaluer ses capacités et compétences. En général, les parents désirent ardemment que leurs enfants étudient et réussissent en classe. Au cas où leurs désirent viennent à se réaliser, certains d’entre eux en arrivent à demander des Messes d’action de grâces. Il en est de la réussite des élèves en classe comme de la réussite de toute autre personne dans la vie quotidienne. Nous avons toujours besoin d’étudier et de savoir ce qui nous manque dans la vie pour y apporter une réponse et une issue favorables.

Beaucoup de personnes se posent de multiples questions sur les causes des difficultés qui hantent le monde actuel : la grande vitesse de propagation de la technologie avec tout son impact sur la vie des hommes, les problèmes politico-sociaux à travers le monde, les conflits liés au partage des terres surtout dans notre pays, la terreur occasionnée par la covid-19 et bien d’autres encore. Il est hors de doute qu’une cause visible cache sûrement une autre cause invisible ou tout au moins peu connue. « Le manque de foi ou même l’athéisme qui gagne de plus en plus de terrain dans ce monde est la véritable cause de tout le mal qui hante ce monde », a insisté le Père NTIRANYIBAGIRA. Il y a aussi des pratiques et attitudes qui font penser qu’on a de la foi alors qu’il n’en est pas le cas du tout. La participation à chaque Messe dominicale quitte à remplir les églises sans conviction intérieure de faire du bien à son prochain, à la société et à notre environnement est une pratique vaine. Un soi-disant fidèle qui quitte l’église pour aller troubler la paix et la tranquillité de son prochain n’est pas digne de ce nom de chrétien.

Des associations terroristes ou de nature à dégrader la dignité de la personne humaine, tout comme les personnes qui divulguent de fausses informations de façon intentionnelle ne peuvent pas prétendre être ni chrétiens, ni même croyants. Si nous sommes calmes et tranquilles intérieurement, nos actes doivent faire transparaître ce que nous ressentons. Il est bon d’apprendre et de suivre la voie de ce qu’on a compris, sinon on se dira qu’il ne vaut pas la peine d’apprendre. L’idolâtrie est aussi un autre signe de manque de foi. Il y a des gens qui nous donnent de bons conseils pour la vie mais que nous ignorons malheureusement parce que nous les connaissons comme il a été le cas pour Jésus. Ce sont ces bonnes paroles et tous ces conseils que nous ignorons qui nous accuseront devant la face de Dieu. En plus de cela, certaines décisions que nous prenons ne tarderont pas à nous accuser devant Dieu. Citons à titre d’exemple le cas des chefs qui, avec la covid-19 ont décidé de la fermeture des églises tout en laissant les lieux de divertissement et les cabarets ouverts.

Selon les spécialistes des Saintes Ecritures, l’épine dont parle saint Paul est peut-être une maladie qu’il avait en lui ou son regret d’avoir persécuté l’Eglise naissante ou encre un malaise qu’il ressentait face à l’incrédulité qui habitait les Juifs alors qu’il n’avait ménagé aucun effort pour les enseigner. Dans son Encyclique ‘ Laudato Si’, le Pape François nous dit qu’il n’y a pas de saint qui n’a pas son passé tout comme il n’y a pas de pécheur qui n’a pas son avenir. La sainteté est donc une fleur qu’on cueille sur le chemin du devoir quotidien. Nous sommes appelés à nous comporter comme des enfants dans la maison de notre Père et des héritiers du royaume des cieux. Au cas où nous ne prendrons pas ce côté, nous serons comme des mercenaires donc des hommes et femmes sans foi et qui ne peuvent pas mériter une place dans les cieux. Etre sans foi signifie n’avoir pas le bon sens pour la vie, et la conséquence n’est que de sombrer dans le mal qui emporte le corps et l’esprit. Enfin, la foi doit être notre réponse à l’appel de Dieu. L’une des pratiques auxquelles nous devons nous soumettre est de recevoir les sacrements dans les conditions que notre Eglise nous précise.

NYANDWI M.