C’est en ce dimanche de la Sainte Trinité que le Sanctuaire de la Reine de la paix et la réconciliation de Mont Sion Gikungu a bien voulu clôturer le mois marial qu’il avait ouvert dès le 2 mai. Les cérémonies du jour ont été rehausser par la présence de Son Excellence Monseigneur l’Archevêque Gervais BANSHIMIYUBUSA en compagnie de l’Archevêque Evariste NGOYAGOYE. Ces deux sont respectivement l’actuel Archevêque et l’Archevêque émérite de l’archidiocèse de Bujumbura. Au début de la sainte Messe, le Père Recteur du Sanctuaire a prononcé un discours d bienvenue à tous les pèlerins en général et aux invités de marque en particulier. Il a en outre tenu à remercier Son Excellence Monseigneur émérite pour avoir solennellement ouvert et béni la grande église de Mont Sion dédiée à la Sainte Trinité, c’était le 22 mai 2002. « En clôturant ce mois dédié à la vierge Marie, nous tenons à remercier cette Mère pour son assistance et les biens et grâces qu’elle nous a reçus durant toute cette période », a martelé le Père Recteur. Il a également précisé que nous avions beaucoup de choses pour lesquelles nous rendons grâces à Dieu : nous sommes au mois dédié à la vierge Marie et une année de Saint Joseph le patron des familles. Notre rencontre en cette église de la Sainte Trinité est un signe éloquent de notre unité en tant que fils et filles d’un seul et même Dieu et Père.

A son tour, Son Excellence l’Archevêque s’est réjoui d’être aux côtés des fidèles de Mont Sion en président à la célébration eucharistique de la solennité de la Sainte Trinité. Comme Marie, notre Mère, a été la première à accueillir la Sainte Trinité, elle est la mieux indiquée pour nous apprendre à l’accueillir dans notre vie à notre tour.  Ainsi nous pourrons cohabiter tous dans la paix et l’entente mutuelle. Les Chorales Sainte Maria Goretti et Saint Martin ont alterné pour l’animation du chat au cours de cette Messe. Les lectures di jour ont été respectivement tirées du Livre du Deutéronome (4, 32-34. 39-40), de l’Epitre de Saint Paul Apôtre aux Romains (8, 14-17) et l’Evangile selon Saint Matthieu (28, 16-40).

Homélie

« Chers fidèles rassemblés et réunis par le baptême, nous sommes contents d’être venus célébrer la solennité de la Sainte Trinité en même temps que nous clôturons le mois de la vierge Marie », a introduit Monseigneur l’Archevêque. La solennité de la Sainte Trinité est venue en réponse à certaines déviations doctrinales qui enseignaient, depuis le troisième siècle, l’impossibilité de l’unité inséparable des trois personnes en un seul Dieu. Avant son ascension, Jésus avait promis à ses disciples le Saint Esprit qui procède du Père et du Fils. « Le vocable ‘Sainte Trinité’ n’apparaît pas clairement dans les Saintes Ecritures, mais à partir des analyses faites par des personnes qui ont mené des réflexions profondes, nous en sommes arrivés à l’idée de la Sainte Trinité. Comme il n’est pas aussi aisé de comprendre la Sainte Trinité par notre seule intelligence, la seule bonne attitude pour un chrétien est l’adoration et l’admiration envers ce mystère.

Le Diacre Ephrem a dit, au troisième siècle, que la Sainte Trinité c’est comme le soleil : Le Père peut être comparé au soleil lui-même, ses rayons sont comme le Fils et sa chaleur se comparerait à l’Esprit. Que l’on sente la chaleur du soleil, ou voit ses rayons, on dira toujours qu’on a senti ou vu le soleil. La solennité de la Sainte Trinité est un jour de l’amour et d’unité. Dieu Père a toujours été aux côtés de son peule, même en exil jusqu’à le ramener en terre promise.  Son objectif est que nous lui parvenions dans le royaume des cieux. Notre souhait est que ce Dieu d’unité et d’amour vienne et demeure dans notre pays tant déchiré par la discrimination de diverses manières afin de nous apprendre à cohabiter dans l’amour. Toute personne qui reçoit le baptême, accepte en même temps de marcher dans l’unit é et l’amour. Pour ce faire, trois choses doivent guider notre examen de conscience :

  • Aller enseigner le monde : cet apostolat est très important car si on n’accepte pas d’apprendre de Dieu, on ne pas prétendre être vrai fils ou fille du Père ;
  • Baptiser les personnes au Nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Avant le baptême, on n’a pas beaucoup de faveur de fils ou de fils avec tout ce que cela engage.
  • Leur apprendre à faire tout ce que je vous ai prescrit. Il nous faut donc observer et mettre en pratique les commandements de Dieu. Après avoir reçu ces trois choses, nous devenons des apôtres du Christ.

Nous signalerons qu’au moment de l’offertoire, on a offert les symboles suivants : l’image imprimée de la Sainte Famille portée par un homme et ne femme derrière leur fils qui portait un rosaire. Derrière ce couple, il y avait un homme qui portait le globe terrestre. Nous avons voulu exprimer notre souhait de voir un jour les habitants du monde entier unis dans l’amour comme les membres de la Sainte Famille de Nazareth.

Discours de l’Abbé BUKENE Jérémie, chargé de l’apostolat des laïcs. 

Son discours a été prononcé après le chant d’action de grâce selon l’organisation.  L’Abbé Bukene Jérémie a souhaité à toute un chacun la paix qui vient de la Sainte Trinité, tout en remerciant particulièrement Son Excellence Monseigneur l’Archevêque pour avoir rehausser par sa présence la solennité de la Sainte Trinité et la fête de clôture du mois marial au Sanctuaire de la Reine de la paix et la réconciliation de Mont Sion Gikungu. Comme la vierge Marie est l’amie de la Sainte Trinité, il a précisé que cette solennité est vive au ciel bien que nous ne savons pas avec quelle ampleur. Au niveau de la DCAL, le laïc a une place importante dans l’apostolat de l’Eglise. Nous espérons être sous la protection de la vierge Marie, elle qui a été aux côtés du petit enfant Jésus, de saint Joseph son époux et des apôtres au cénacle. Il a ensuite invité tout laïc à avoir en sa possession la Saint Bible, la synthèse des conclusions des clauses du synode diocésain et le projet diocésain de développement de trois ans. A ces trois documents, un laïc devrait s’efforcer de posséder deux encycliques du Pape, ‘ Frater tutti’ (Nous sommes tous frères) et Laudato Si (Sois loué, Seigneur). De la lecture de ces documents, nous comprendrons la valeur et la nécessité d’être fils et filles du même Dieu et Père.

Les membres de différents mouvements d’action catholiques sont en fin invités à participer dans différentes réunions organisées au niveau diocésain et autres. Il a enfin remercié les mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles pour leur organisation et participation à la neuvaine à la Pentecôte de l’année en cours.

Nyandwi M.