CHANTONS LE SEIGNEUR, CAR SA VICTOIRE EST ECLATANTE

Après l’angoisse et la peur de la mort causée par la célébration de la Passion et de la mort du Seigneur le vendredi Vendredi Saint, c’est maintenant le temps de célébration de sa victoire sur la mort. Tout est en blanc dès ce soir et le jours qui suivent: l’ornement de l’habit liturgique, le décor de l’église, l’uniforme de la chorale saint Nicolas de Flue et une bonne partie de fidèles étaient habillés blancs avec des bougies à la main allumées à la source du feu du cierge pascal. Après l’exultet chanté par le Diacre Christian MURHABALE, la chorale a à son tour entonné le gloria avec tout son arsenal musical en plus de toutes les cloches disponibles au Sanctuaire. Les lectures de l’Ancien Testament lues avant le gloria ont été tirées du Livre de la Genèse ( 1,1-2, 2), du Livre de la Genèse (22, 1-18), du Livre de l’Exode (14, 15-15, 1a) et du Livre d’Ezéchiel (36, 16-17a. 18-23). Après le gloria, les lectures du Nouveau Testament étaient respectivement l’Epitre de saint  Paul apôtre aux Romains (6, 3-11) et l’Evangile selon Saint Marc 16, 1-7).

Dans son homélie, le Père Longin Ntiranyibagira  a repris les mots que l’ange qui a annoncé la résurrection de Jésus aux femmes: “N’ayez pas peur, vous cherchez Jésus de Nazareth qui avait été enseveli ici, il est ressuscité”. Dans ce culte de la nuit de Pâques, nous célébrons la victoire du Christ ressuscité qui a effacé le péché d’Adam et toutes les conséquences du péché des premiers parents. De la même manière que Dieu a fait passer Israël à travers la mer Rouge après l’avoir fendu en deux et séché les allées, ainsi Jésus a délié les chaîne qui nous retenaient à la mort. Et nous voici cette nuit en train de célébrer la victoire de celui nous a libérés.

La Pâques est un passage de la mort à la vie. Etre retenu par le péché et se pencher toujours de son côté équivaut à être confiné dans les filets de la mort. Or le péché perturbe sans relâche les âmes et le cœurs des gens. Comme Jésus nos a libérés de cette perturbation qui, à la fin, mène à la perdition, nous exultons de joie en Celui qui nous a sauvés. Pâques est aussi une nouvelle création au cours de laquelle Dieu nous fait marcher dans sa lumière éclatante. La lumière est en effet le don divin le plus apprécié que nous ayons eu.

La joie de Pâques doit partagée par tous les enfants de Dieu, c’est pourquoi nous sommes appelés à la partager aux autres chez nous en familles, au bureau de travail, en classe, dans les casernes militaires et policiers, dans les cabinets de médecins et juges, et même aux chants et chantiers de construction. Ainsi, nous pourrons être vraiment fils et filles d’un même Père avec toute la joie que cela rapporte.

Méthode Nyandwi