Le vendredi saint est un second jour parmi les trois qui font le Triduum Pascal, une période cruciale qui donne aux fidèles d’entrer effectivement dans la célébration des mystères de notre salut. En ce jour, nous commémorons la Passion et la mort de Jésus notre Seigneur. Au Sanctuaire de la Reine de la Paix et la Réconciliation de Mont Sion Gikungu, la célébration de la Passion a débuté par une prière du chemin de la croix à 15h. Cette prière était dirigée par le Père KANEZA Floribert, Vice-recteur du Sanctuaire, en compagnie d’autres Pères devant un effectif bien impressionnant de fidèles.

L’une des traits caractéristiques de ce jour est l’absence de croix dans tous les endroits de l’église et autres places qui d’habitude se font remarquer par une croix ostentatoire. En plus de cette absence non moins significative de la croix, il ne peut y avoir aucune forme de décor à l’église. Bien au contraire, tout est découvert, même la table de la Saint Cène, il n’y a même pas un seul son d’instruments musicaux d’accompagnement du chant, pas même de cloche jusqu’à la Messe de la Veillée pascale. Après la prière du chemin de la croix, le chapelet aux mystères  douloureux a été entonné par les fidèles avant les rites de la célébration de la Passion du Seigneur qui ont débuté à 17heures, présidés par le Père Jean Bosco HABONIMANA, la Chorale Sainte Famille ayant aidé dans l’animation du chant liturgique.

Les cérémonies du jour se déroulent en trois étapes, à savoir la célébration de la Parole, la vénération de la croix et la communion. Après la lecture de la Passion du Christ, le Père Jean Bosco a présenté un enseignement au début duquel il a dit que tous les fidèles normalement sont dans une profonde désolation parce qu’ils se rappellent leurs péchés tout comme la méchanceté humaine qui fait condamner des innocents après avoir libéré les coupables. Il est vrai que Jésus a durement souffert sa Passion, mais nous ne pouvons pas oublier de penser à la souffrance de sa Mère la Vierge Marie qui a assisté à la condamnation, à la crucifixion, à la mort et à l’ensevelissement de son unique Fils qu’elle avait enfanté et fait grandir.

En acceptant toute la souffrance qu’il a endurée, Jésus ne voulait que notre salut et nous montrer comment nous devons défendre la cause de notre prochain jusqu’à y laisser notre vie. Le texte de la Passion selon saint Jean a un caractère particulier qui le différencie des trois autres évangélistes précédent qui sont Matthieu, Marc et Luc. Saint Jean tend de plus en plus e à nous faire comprendre que la Passion du Seigneur est une rédemption pour nous. Les paroles même que le Ponce Pilate avait fait rédiger et accrocher à la croix de Jésus sont révélatrices: Jésus de Nazareth Roi des Juifs. Au cous de notre temps, nous célébrons la passion et la mort et la du Rédempteur qui est déjà entré dans le royaume des cieux.

Pour les Juifs, le Nom de Dieu leur a toujours fait peur et ils ne se permettaient pas de le prononcer à tort et à travers. Quand les soldats envoyés par les chefs religieux pour arrêter Jésus sont arrivés au jardin, Jésus leur a demandé qui ils cherchaient. A la révélation du Nom Je suis, ces bourreaux sont tombés à même le sol, c’était de leur conviction de tomber la face contre terre chaque fois qu’ils entendaient le Nom YHWH. Les Juifs se servaient de ces quatre lettres pour parler de Dieu parce qu’il se savaient pas exactement le Nom que Dieu avait révélé à Moise lors de son apparition au Mont Horeb. Dans cette même logique d’idées, le synode des évêques de 2008 a souhaité que les fidèles ne se plaisent plus à prononcer le Nom de Dieu à n’importe quel moment, même pendant les prières ce Nom doit être prononcé avec prudence.  Ce Saint Nom doit être respecté par tous et en toutes circonstances. Une remarques a été particulièrement donnée aux personnes qui ne se soucient point à prononcer ce Nom même quand ils mentent. Le Père HABONIMANA a souhaité que toute personne ayant célébré cette Passion prenne la ferme décision de changer sa vie et faire basculer du mauvais penchent vers la voie que Dieu veut que nous empruntions, celle de la sainteté.

Nous faisons remarquer qu’après cet enseignement, les rites ont continué par une prière universelle, le rite de la vénération de la croix pour conclure avec la communion avant la prière finale qui renvoie les fidèles en silence méditatif.

Méthode NYANDWI