En date du 18 janvier  2021, la famille de Schoenstatt a célébré la conclusion de l’Alliance d’Amour avec la Vierge Marie, signe de la fondation du mouvement apostolique. Le renouvellement a été célébré dans une messe  qui a débuté à 17h00 dans la grande Eglise dans une ambiance agrémentée par la chorale Sancta Maria de Mont Sion Gikungu. C’est le Père Longin NTIRANYIBAGIRA, Aumônier-dirigeant de la famille de Schoenstatt dans la région des grands lacs  qui a dirigé  cette célébration.

En effet, le prédicateur a focalisé son sermon sur le discours d’acte de pré-fondation prononcé par le Père Joseph KENTENICH le 27 novembre 1912, deux ans avant la fondation de la famille de Schoenstatt à travers la conclusion de l’Alliance d’Amour avec la Vierge Marie le 18 octobre 1914, et sur la devise de famille de Schoenstatt de la sous-région. Son discours s’articulait sur ces mots : « Comme nous  voulons devenir des hommes nouveaux nous devons faire un exercice pour devenir un homme nouveau ; un homme apprend à marcher en marchant, apprend à aimer en aimant. C’est comme ça que nous devons apprendre à nous éduquer en s’habituant à nous éduquer tout le temps afin de devenir des hommes nouveaux dans une communauté nouvelle. Voilà un épouvantail œuvre et digne. Dans les différents coins les plus développés on accorde une place importante à l’auto-éducation. Cette dernière est indéniable pour la foi, pour les jeunes, pour les temps modernes voire même pour les adultes. Dans ces temps présents, l’impératif de la bonne vie, c’est l’auto-éducation. Ça ne demande pas une grande intelligence ou une haute technologie pour approuver à partir de ce qui est visible que même si on observe un  développement plus rapide l’homme reste avec son caractère du  pécheur, son goût  de cupidité. Plusieurs personnes, dans leurs soucis, dans leurs  activités quotidiennes, ce qui prend le devant c’est leur propre développement dans ce qui est visible en ignorant le développement de l’Etre  intérieur qui est l’Ame  de l’Homme. Oui, on ne peut pas passer sous silence que l’homme continue à s’approprier tout  ce qui l’entoure (…) sans oublier qu’il  existe une terre  plus  ancienne   que celle d’aujourd’hui  et plus  originale, ce n’est que  l’autre, c’est l’Ame de l’Homme. Nous ne pouvons pas la scruter à travers le microscope. Cette Ame reste hors expérience par tout génie.»

En outre, le prédicateur est  revenu sur  l’Evangile  de ce jour (Mc2, 18-22). Il a voulu répondre la question que chacun pourrait se poser sur l’apport de Schoenstatt dans l’Eglise et dans le monde dès le 20ème siècle. Schoenstatt, sa pierre angulaire c’est l’Alliance d’Amour avec la Vierge Marie. C’est cette Alliance d’Amour avec la Vierge  Marie qui nous éduque à accomplir les œuvres de la foi suivant les problèmes  du temps  moderne. A travers l’Evangile de ce jour, le prédicateur a dit que les temps présents ont besoin d’autres mécanismes de l’évangélisation. Schoenstatt c’est  le nouveau chemin  vers la Sainteté, la nouvelle façon pour rependre l’Evangile, a-t-il dit. Ce que Jésus Christ disait à Capharnaüm  s’est accompli au  20ème siècle à travers le Père  Joseph Kentenich, en date du 18 octobre 1914. C’est  pourquoi que cette date se répète et se célèbre chaque mois tout en  vénérant la Vierge Marie comme notre  Mère et  éducatrice de  notre vie, a-t-il révélé.

Ainsi, dans ces mécanismes pour rependre la bonne Evangile suivant ce modernisme, Schoenstatt est la lumière pour ce monde qui se tourne  vers une obscurité. Selon la devise de Schoenstatt nous disons : nous voulons nous former afin de former une communauté nouvelle qui se fonde sur l’Amour propre, c’est grâce  à cette Alliance qu’il s’avère nécessaire de nous transformer intérieurement  par la puissante intercession  de la Vierge Marie afin d’illuminer la communauté dans laquelle nous vivons comme Jésus nous l’apprend à travers cet Evangile d’aujourd’hui particulièrement ceux qui se sentent rejetés prétendant qu’ils sont pécheurs plus que les autres, a-t-il insisté. En plus de cette éducation que  nous recevons de la part de  la Vierge Marie,  on gagne aussi  la confiance  en la Providence Divine, a-t-il poursuivi. Cette confiance en la Providence Divine nous conduit  à la consolidation de la fraternité  car la Vierge Marie est notre Mère. Nous sommes des enfants de Dieu le Père et nous avons une seule Mère Marie la  Sainte Vierge. Pourquoi alors des chamailles  entre frères ? Vous pourriez vous indigner en disant que  même les frères du sang se bagarrent. Même si on se bagarre  nous devons comprendre que la dignité de la personne humaine se remarque dans l’entraide mutuelle. Nonobstant ces chamailles, la Vierge Marie reste notre éducatrice dans ce cheminement  de la fraternité. Comme   le Père Joseph Kentenich  le dit : « nous sommes  dans la  généalogie des enfants de Dieu. » a-t-il conclu son sermon. Les cérémonies se sont continuées comme d’habitude par l’offrande des contributions au capital de grâces. La messe s’est clôturée à 19h15min  par une bénédiction finale. Signalons que des mesures barrières  ont été respectées  afin  de se protéger contre la pandémie de covid-19.

NIYONGABO Epipode