C’était le soir du dimanche, 27 décembre 2020 à Mont Sion Gikungu où les jeunes militants de Schoenstatt y arrivaient pour leur session de formation de trois jours, c’est-à-dire du 27 au 30/12/2020. Les thèmes de cette formation étaient։ « La Vierge Marie, Mère et Educatrice » et « La fraternité » animés respectivement par Père Jean Bosco Habonimana et Père Floribert Kaneza. Les activités proprement dites ont commencé lundi, 28/12/2020 avec le premier thème intitulé « La Vierge Marie, Mère et Educatrice ». Après la prière introductive, le conférencier avait introduit le thème en précisant qu’il s’est basé sur la parole de Dieu tiré dans l’Evangile de Jésus selon Saint Jean 19, 25-27.

Selon lui, en tant que schoenstattiens, il y a nécessité d’être et de rester dans les mains de la Sainte Vierge Marie afin qu’ils soient des hommes éduqués et éducateurs, des hommes qui aiment la Vierge Marie. Avec cette éducation, ils atteignent un stade d’hommes vivants, dociles, dignes de leurs noms. La Sainte Vierge Marie donne à chacun sa propre éducation, selon son genre que ce soit garçon ou fille, homme ou femme, son niveau de vie, son état civil, … Elle est pour tous et pour toutes un bon chemin qui mène chez son Fils pour atteindre la Sainte Trinité. C’est là où résident alors les effets de l’Alliance d’Amour avec Marie.  Celui qui reçoit la sagesse du Christ, reçoit également la Vie Eternelle. Il en est de même pour celui qui reçoit la Vierge Marie, l’Eternel lui appartient car il a déjà reçu et exercé l’éducation chrétienne.  En effet, chaque fois qu’on entend les mots que disait Marie : « faites tous ce qu’Il vous dira», il se voit aisément que Marie facilite aux croyants leur connexion avec son Fils Jésus-Christ. C’est dans cette logique que les schoenstattiens deviennent des éduqués de Marie. En retour, ils doivent nécessairement l’amener dans leurs cœurs.  Ainsi, Marie a vécu sur la terre comme tout le monde  et elle connaît toutes les forces et les faiblesses humaines. Dans ce cas, son œuvre est de protéger les schoenstattiens contre tous les malheurs. Elle veut être une éducatrice à chacun des enfants de Dieu.

Elle accompagne son Fils dans se œuvre salvatrice ; elle est son accompagnatrice, d’où la croix d’unité à Schoenstatt. De plus, en tant qu’éducatrice, elle suit ses enfants dans son école. L’école de Marie permet d’apprendre à aimer le cœur de Jésus et à connaitre sa mission à fin d’être son apôtre.  Pour clore, le conférencier a rappelé qu’en Schoenstatt, il y a des modèles à suivre pour connaître la Sainte Vierge Marie comme celui du fondateur Père Joseph Kentenich et son fils spirituel Joseph Engling. Ceux-ci l’ont reçue comme son éducatrice.

Signalons qu’après cette conférence, plusieurs questions ont été posées. La plupart des questions concernaient la sainteté et la virginité de Marie et toutes ont été répondues favorablement par le conférencier et les participants eux-mêmes.

La deuxième conférence animée par Père Floribert Kaneza débutait à 11h00 du matin. Il était intitulé « La fraternité ». En animant ce thème, le père se référait sur l’Encyclique que le Saint Père, Pape François «Frateri tutis » qui signifie: Nous tous, sommes des frères.

Le Père Floribert a d’abord rappelé le contenu de cette lettre. Il disait que, dans cette lettre, le Pape montre aux chrétiens le chemin de la vie à travers la Bonne Nouvelle. Il leur appelle à être des frères, à aimer l’autrui de façon intime avec des œuvres spirituelles accompagnées par celles corporelles.  Ensuite, le conférencier a insisté sur quelques parties que comprend cette lettre. L’obscurité qui hante le monde à s’enferme sur elle-même. Dans ce cas, les hommes, au lieu d’être en communion, ils cherchent à être en dissociation. Les personnes d’aujourd’hui se comportent comme des voisins mais non pas comme des frères ou amis. Celles-ci sont dans un libertinage car elles ont perdu leur culture chrétienne et leur culture fraternelle. Dans leur dialogue ou conversation, des terminologies ont été créées et ces dernières sont contraires à la réalité humanitaire; il s’agit par exemple, une politique commune, la liberté qui n’est pas fondé dans l’ordre divin, la subordination, la sous-estimation, etc.

Dans cette même logique, d’après le Saint Père, plusieurs plateformes ont déjà remplacé les relations humaines ; un comportement que le Pape bannit. Selon lui, même si les moyens de communication sont nombreux, ils ne peuvent jamais remplacer des relations effectives entre les amis (Cfr Proverbe du Bon Samaritain: Luc 10:29-37). Pour ce, il faut qu’il y ait un cœur ouvert à tout le monde.

Pour y arriver, tous les domaines doivent être développés. Cela donne naissance à une politique meilleure basée sur l’amitié, qui accueille tout le monde sans aucune discrimination et qui trouve des solutions meilleures à toutes tentatives de violences des droits de l’homme. Ainsi, une fois cela accompli, il se manifeste le dialogue, la relation familiale et le voisinage. Avec ce modèle, le respect de l’autrui trouve son issue. Le Pape insiste ici sur la consolidation de la paix et cela accorde un rôle aux Eglises dans les relations entre les hommes. D’après lui, les Eglises ont une part très importante dans les relations humaines car elles peuvent apporter un changement dans la bonne marche des relations entre les humains en général et les chrétiens en particulier.

Après ces différents modèles, le conférencier, en se référant sur cette Lettre du Saint Père, a clôturé par une liste des questions que les participants essayaient d’apporter des solutions: Qu’est-ce qui vous a semblé plus important dans cette lettre? Que dois-je faire de ma part pour consolider la fraternité recommandée par le Pape? Dans  le proverbe du Bon Samaritain (Luc 10: 29-37),  il y a plusieurs personnages, qui sont-elles? Parmi ces personnes, quelle est ma place? En se référant sur la politique meilleure que nous partage le Pape, que dois-je faire dans mon apostolat pour que l’amour fraternel se manifeste dans mon entourage?

Signalons qu’à les la fin des conférences, les participants ont vivement remercié les conférenciers pour leurs animations remplies de joie, de l’intelligence et de l’apostolat.

Pendant l’après-midi du même jour ; les participants, sous la présidence de Fidèle Barinakandi, ont procédé aux élections des nouveaux responsables des membres militants au niveau diocésain et national. Ils se sont d’abord réunis ensemble pour procéder aux élections des responsables diocésains. Ensuite, ils ont élu les responsables au niveau national, dont Pascal Mpawenimana et son vice Alimack Gwanga. Après les élections, ils ont procédé à la préparation des membres ayant l’air de s’engager comme membre militant.

A la fin de ces préparatifs, il a suivi une messe d’engagement, présidée par le Père Floribert KANEZA, dans le Sanctuaire Marial de la Paix et de la Réconciliation, érigé à Mont Sion Gikungu. Dans son homélie, le célébrant de la messe leur a interpelé à s’allier intimement avec Dieu, à agir en tout lieu et en tout temps sous le guide de sa lumière afin de répandre celle-ci partout dans le monde en général, et plus particulièrement au sein de la famille de Schoenstatt. Aussi, pendant cette messe, dix-neuf membres se sont engagés comme membres militants et quarante-deux autres ont renouvelé leurs engagements. Les cérémonies de cette soirée se sont poursuivies par le partage de joie dans le centre Joseph Engling au tour d’un verre. Le camp a été clôturé mardi matin par une bénédiction, donnée par Père Floribert KANEZA, après la messe matinale habituellement célébrée à Mont Sion Gikungu. Signalons que les participants au camp étaient au nombre de cent et neuf.

Par Elvis MAJAMBERE