La célébration eucharistique de 9h 30 de ce dimanche de la joie a été  présidée par le Père Jean Bosco HABONIMANA. Celui-ci a invité tout un chacun à se réjouir dans le Christ en ces jours où nous nous attendons à célébrer avec joie la solennité de la nativité de Jésus-Christ. La vraie joie dont il est question vient de Dieu, sinon toutes les autres sources de joies sont éphémères, donc non fiables. Les lectures de ce dimanche de la joie sont respectivement tirées du Livre du prophète Isaïe (61, 1-2a. 10-11), de la première épître de  saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (5, 16-24) et l’Evangile selon saint Jean (1,6-8. 19-28).

Dans son homélie, le Père HABONIMANA a rappelé encore une fois que la liturgie de ce dimanche de la joie nous invite à la joie pour la fête de la nativité de Jésus qui s’approche de plus en plus. Ainsi, comme nous sommes en ce temps fort de l’Avent, nous pouvons nous demander quelle est la vraie source de notre joie. De plus, nous devons nous demander si après avoir reçu cette joie nous la donnons aux autres. Bien de gens se contentent de chercher la joie dans des choses ou des situations passagères pour en fin de compte revenir dans leurs soucis des premiers moments. Tant de situations et événements malheureux nous angoissent sûrement: des conflits entre les peuples, des cas de violence de toutes sortes et des maladies comme la covid-19 qui sème la terreur dans le monde actuellement. Suite à une situation pareille, on ne doit pas recourir à la force humaine pour rétablir la paix en nos âmes, mais plutôt nous faut-il d’abord implorer l’assistance de celui qui est la source de joie et qui la donne en totalité. Jésus nous a laissé sa paix en nous la donnant sans réserve, pourquoi ne voulons-nous pas nous attacher à celui-là qui a accepté de se donner lui-même pour notre salut? Recourir à la force des armes ou même penser à des négociations politiques ou économiques afin de préserver des intérêts égoïstes  ne peut que durer pour un temps. La richesse, quelque excessive qu’elle soit, ne donne pas la paix, bien au contraire elle risque de multiplier nos soucis et nos angoisses. Ceci est d’autant plus vrai lorsque la manière dont cette richesse s’acquiert peut être difficile à justifier. La joie que Dieu nous donne nous procure en même temps la paix et la liberté intérieure.

En effet, la parole de Dieu de ce dimanche nous a montré sans détour que c’est Dieu Seul qui est la source de la joie,  à commencer par le prophète Isaïe. Si nous faisions les nôtres les paroles de ce prophète, nous vivrons sans cesse sous la protection du Saint Esprit de Dieu. L’Apôtre Paul, dans son épître aux Thessaloniciens nous invite à deux choses: demeurer dans la joie du Christ et prier sans relâche.  Cette invitation tombe bien avec ce temps favorable de l’Avent qui nous appelle sans cesse à nous tenir spirituellement prêts à accueillir le Sauveur qui va naître au milieu de nous d’ici peu de jours. Que l’on ne s’attèle pas seulement à faire le budget de ce que nous allons consommer en matière de boissons et de nourriture, mais nous faut-il surtout préparer nos âmes pour accueillir le Messie qui vient vers nous. Soyons donc humbles comme Jean le Baptiste qui a accepté de vivre modestement et a préféré de s’appeler la voie qui retentit dans le désert au lieu de prendre le titre de prophète. Il avait très bien compris qu’il doit s’abaisser pour que Jésus soit élevé. Prions les uns pour les autres pour le don de l’humilité pour la plus grande gloire de Dieu et Jésus son Fils et notre Sauveur.

NYANWI M.