Ce lundi 23 novembre 2020, le Renouveau Charismatique, avec les autres fidèles du Sanctuaire Marial de Mont Sion Gikungu, ont offert une messe de prière en mémoire des frères défunts. Le Père Herménégilde Coyitungiye qui a célébré cette messe a dit qu’on était venu réaliser un rituel très important, une sainte œuvre d’offrir une sainte messe pour nos défunts, comme on le trouve dans le livre des Maccabées. Il a ajouté  qu’en ce mois de novembre, c’est une bonne chose de prier pour tous ceux avec qui nous avons partagé  nos œuvres  ici à Mont Sion Gikungu dans le Renouveau Charismatique et tous ceux qui nous sont chers. Et puis il a rappelé que comme nous prions pour eux, eux aussi prient pour nous. Pour les saintes lectures, la première lecture a été tirée du livre d’Isaïe 25, 6a.7-9 et la deuxième lecture a été tirée de l’évangile de Jésus Christ selon Saint Marc 15, 33-39 ; 16, 1-6.

Homélie

« N’ayez pas peur. Pourquoi chercher les vivants parmi les morts ».  « Autrefois les Burundais pensaient que la destination des morts était dans la terre, mais c’était avant de connaître le vrai Dieu ‘Agapfuye Kabazwa ivu’.  Maintenant nous savons très bien que nos morts se trouvent dans les mains de Jésus Christ, Lui seul qui est mort et ressuscité;» a commencé son homélie le Père Herménégilde. Ce soir nous offrons cette sainte messe puisque c’est elle qui nous sauve sur la croix, nous ressuscite de la mort. Il y a beaucoup de choses que les disciples ne pouvaient pas comprendre quand Jésus enseignait, comme  « Le fils de l’homme va être crucifié et ressuscité le troisième jour ». Pierre s’insurgeait contre cette déclaration.  Jésus, comme pour renforcer son enseignement, emmena Simon Pierre, Jean et Jacques au Mont Tabor pour qu’ils puissent voir une étincelle de sa gloire d’après sa mort et sa résurrection; mais ils ne comprennent pas toujours  et veulent juste rester là bas sur place.

Aujourd’hui, nous entendons ce qui s’est passé au Golgotha, et les jours qui ont suivi.  La mort de Jésus devait bien sûr être suivie de la résurrection et la victoire comme Isaïe le dit (Isaïe 25). Mais alors une question subsiste: « Pourquoi les gens continuent à tuer les autres » ? Prions pour les tueurs juste comme nous prions pour nos défunts. C’est vrai que la mort est terrifiante pour tout le monde, mais curieusement les gens  continuent à tuer et à cultiver la « Culture de la mort. Aujourd’hui pendant que nous prions pour nos frères défunts pour qu’ils aient la vie éternelle, nous devons respecter plus que jamais la vie. C’est très dommage que les jeunes filles et jeunes hommes (mais aussi les époux), après le péché d’adultère, s’accordent d’en ajouter un meurtre; au lieu d’une compensation à accepter d’élever cet enfant. C’est comme mettre cet enfant innocent en dessous du péché.  Tout comme ces gens puissants qui éliminent tous ceux qu’ils jugent comme obstacles à leurs actes farouches.  C’est encore une fois dire à Dieu que ces hommes sont moins importants que leurs actes de péché.  Chers frères et sœurs,  s’il nous arrive de tomber dans le péché d’adultère, étant donné que le Christ  est venu nous sauver de nos péchés, et qu’aussi même nos défunts ont la promesse de la vie éternelle, soyons responsables et préservons ce don de la vie.

Père Herménégilde a terminé son homélie en exhortant à s’inspirer toujours de la Sainte Vierge Marie, elle qui, avec Joseph, a reçu et  préservé la  vie dès le début jusqu’à la fin, même si ce n’était pas facile.  Jésus est né parmi les gens qui cultivent la culture de la mort et qui ont directement cherché à l’éliminer. Il fallait alors fuir en Egypte, et y rester jusqu’à ce que Dieu les rappelle. Nous méditons toujours comment Marie a rejoint Jésus sur le chemin de la Croix et a partagé tout le chemin. Et quand on a descendu le corps de Jésus de la croix, on l’a remis dans les mains de Marie, juste comme quant Il est né.  C’est pourquoi il faut voir Marie dans la vie de nos frères, elle est toujours à côté de ceux qui agonisent.  Marie nous aide dans tous nos problèmes ici sur la terre, et à notre mort elle nous recevra dans ses mains comme elle a reçu Jésus. Ainsi, il faut aussi confier tous les agonisants à Marie.

Enfin, le Père Herménégilde a clôturé son homélie en soulignant que le Christ est vivant ; que nous devons préserver toujours la vie, et aussi méditer sur la gloire de Marie et sa mission d’intercéder pour nous devant Dieu. Amen !

Fulgence Ndayizeye