30ème Dimanche du Temps Ordinaire, 25 Octobre 2020

 Célébrant: Père Recteur  Herménégilde Coyitungiye

Chorale : Toutes les chorales

Lectures : 1) Exode 22, 20-26

Psaumes 17, 2-3a. 3b-4.47 et 51ab

2) 1Thessaloniciens 1, 5c-10

3) Evangile  selon Saint Matthieu 22, 34-40

« Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits; chantez et jouez pour lui, redites sans fin ses merveilles ». Psaumes 104, 1-2. C’est par ces mots du psaume 104 que Père Helmenegilde a accueilli les fideles venus célébrer la messe dominicale de ce 30 Octobre 2020 au Sanctuaire Marial de la Paix et la Réconciliation, Mont Sion Gikungu. Le tambour royal, les danseurs guerriers royaux et jeunes filles danseuses et les chants liturgiques chantés par tous les chorales du sanctuaire, agrémentaient la célébration. Le Recteur du Sanctuaire, Père Herménégilde COYITUNGIYE a alors fait savoir  que c’était le dernier dimanche du moi d’Octobre, et qu’on allait faire la procession vers la chapelle comme d’habitude pour rendre grâce a Dieu pour  tous les bienfaits et tout ce qu’on avait vécu durant le mois d’octobre et Lui confier le mois de novembre qui commence bientôt.  Il a aussi appelé les Chrétiens à se joindre au Sanctuaire qui avait célébré les 26 ans de sa consécration le 23 Octobre pour rendre grâce.

Ce dimanche était aussi spécial pour les chrétiens de Mont Sion Gikungu, puisque l’on célébrait la journée des collaborateurs du Sanctuaire de la Paix et la Réconciliation, c’est-à-dire les différents groups ayant leurs missions au Sanctuaire. Il a dit que tous ces groups sont comme des instruments de Marie, qu’elle les a appelés, et qu’ils ont obéi. Il n’a pas oublié de souhaiter bienvenu a tous les pèlerins du sanctuaire, et qui servent Marie de façon invisible, et de dire que cette messe était aussi pour eux. Le Père Herménégilde a aussi souhaité bienvenus aux scouts venus en pèlerinage dans ce mois marial et aux quatre couples venus rendre grâce à Dieu pour les avoir gardés dans la fidélité.

Le Recteur du Sanctuaire a alors fait savoir que quand on va en pèlerinage on s’attend aussi à recevoir beaucoup de biens, et d’inviter les fidèles à célébrer cette sainte Messe en faisant leurs demandes mais aussi en rendant grâce à Dieu qui nous garde toujours malgré nos imperfections.

Homélie

« Que c’est bon d’être dans la joie, l’unité et amour de Dieu » a commencé son homélie Père Helmenegilde. Vendredi passé était la célébration du 26eme anniversaire, depuis que Notre Dame Trois  fois Admirable ait son trône  à Mont Sion Gikungu. L’année passée comme c’était hier, on célébrait le Jubilé d’argent et la dénomination du Sanctuaire : Sanctuaire de la Paix et la Réconciliation. Mais ce nom n’a pas enlevé le premier puisque « Schoenstatt » aussi signifie une Place de Joie. La consécration du Sanctuaire est très important, c’est pourquoi aujourd’hui nous sommes venus nous réjouir dans le Seigneur, en disant, « Je suis Serviteur du Seigneur, je ferai sa volonté ».  Le Père Herménégilde a annoncé que Dieu est vraiment bon et que si quelqu’un regardait les couleurs, les chorales, c’était vraiment bon, mais qu’il y avait beaucoup d’autres groupes qui n’ont pas d’uniformes mais qui font du bon travail ici, juste comme la levure reste invisible malgré son rôle dans la fermentation.

La première lecture et l’évangile nous rappellent cet amour pour les gens défavorisés.  Nous sommes  tous appelés à aimer pour que l’amour soit toujours notre enseigne puisque nous avons tous le même destin.  Cela nous rappelle les encycliques du Pape François qui nous exhortent sans cesse à aimer notre prochain. La parole de Dieu active en nous cette flamme d’amour.

Premièrement, l’amour est au-dessus des autres commandements. Les Sadducéens et les Pharisiens continuent à chercher à tendre piège à Jésus : « Maître, quel est, dans la Loi, le commandement le plus grand ? » Matthieu 22, 36. Comme les Israelites avaient plus de 613 commandements, ils étaient, des fois, confus et se demandaient qui était le plus grand. Jésus les surprit en mettant au-dessus tout simplement un seul commandement : « l’amour ».

« Tu n’exploiteras pas l’étranger qui vit dans ton pays et tu ne l’opprimeras pas, … Vous n’opprimerez pas la veuve ni l’orphelin.  Si vous les opprimez et qu’ils fassent monter leur plainte vers moi, je ne manquerai pas d’écouter leur cri, » Exode 22, 21-22. Y’a-t-il un pays qui fait des lois pour protéger les gens défavorisés ? Mais les pays font des lois qui protègent plutôt les intérêts des puissants, de façon que même s’ils piétinent les petits, personne ne peut les inquiéter. Imaginez alors si parmi les gens qui font ces lois il ya des chrétiens.  C’est vrai qu’il y a des chrétiens qui ont eu la bénédiction d’être dans des places clés, et votent les lois.  Tout le monde sera surpris quand Dieu décidera de trancher pour les défavorisés. Tous ceux qui font des lois injustes vont subir la même punition. C’est vrai qu’aujourd’hui l’injustice continue, mais elle finira un jour.  De toutes les façons l’injustice n’ira pas au ciel. Faisons des lois qui s’inspirent de la loi divine. Que chacun jette un regard introspectif! Est-ce que je ne fais pas d’injustice à quelqu’un? Pas seulement les faiseurs de la loi, mais aussi chacun dans son entourage, dans sa maison.

Deuxièmement, aimer Dieu et son prochain, c’est cela le règne des cieux. Un cœur qui aime, aime quelqu’un qui est défavorisé, sans chercher d’autres intérêts. Saint Paul s’émerveille de la conversion des Thessaloniciens après avoir connu le vrai Dieu, et comment ils se sont détournés des idoles, « En effet, les gens racontent, à notre sujet, l’accueil que nous avons reçu chez vous ; ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles, afin de servir le Dieu vivant et véritable » 1 Th 1, 9. Un cœur qui se tourne vers Dieu peut aimer vraiment.  Celui qui court vers les idoles est perdu, il ne peut pas avoir l’amour de Dieu en lui.  Chez les magiciens on n’y trouve que le mal, la suspicion et la haine.

Aimer son prochain, c’est aimer même les défavorisés, les gens sans importance. Ceux qui font la loi doivent tout faire pour mériter le ciel. « Car vous avez été vous-mêmes étrangers en Égypte » Exode 22, 20.  Cela te rappelle que toi aussi tu as un jour été petit, dans la nécessité d’aide. L’homme est né sans rien, personne n’est nériche, tous les hommes sont semblables à la naissance. Que même les collaborateurs de Mont Sion Gikungu soient toujours caractérisés par cet amour. La parole de Dieu  donne toujours naissance à l’amour dans le cœur, il faut en avoir l’engouement. Mais parfois nous utilisons la parole de Dieu pour des fins personnelles, et la prière change en instrument de haine.

Le Père COYITUNGIYE a clôturé son homélie par une intercession à Marie et a appelé tout le monde au changement, à être justes, « Que la Vierge Marie Notre Dame du Rosaire nous enseigne cet amour qui l’a fait aller à Elizabeth pour l’assister. Que personne ne se sent pointé du doigt, mais plutôt demande à Dieu de te donner le courage de faire justice à celui qui est victime de tes injustices, que ce soit au travail, dans la famille. Que le Seigneur te donne la force de faire justice à tes victimes pour que tu glorifies son Nom éternellement ». Amen !

Offertoire

L’offertoire a été un moment spécial pour les différents groupes exerçant leur mission au Mont Sion Gikungu de rendre grâce et manifester la joie dans des signes visibles. A part la croix toujours au-devant, il y avait une belle fleur de lys et de roses signe qu’on veut être comme Marie dans ses bonnes habitudes, avec une bougie allumée pour que Marie soit notre lumière, portée par une jeune fille danseuse. Puis venait un servant de messe portant une vase contenant de l’eau, la fontaine : signe que nous avons soif et que le baptême nous ressuscite et étanche cette soif. Alors sont venus de toutes les directions de l’Eglise des représentants des différents groups chacun portant une fleur qu’ils ont ensuite mises dans un vase, formant ainsi une grande fleur multicolore, signe que tous les collaborateurs ensemble avec l’aide des prêtres, deviennent une seule fleur. Enfin sont venus des jeunes filles portant les offrandes de l’autel.