29e Dimanche du Temps Ordinaire, 18 Octobre 2020

 Célébrant : Père Longin NTIRANYIBAGIRA, aumônier du Mouvement Schoenstatt au Burundi et dans la région des Grands Lacs.

Chorale : Sancta Maria

Lectures : 1) Isaïe 45, 1.4-6

            Psaumes 95, 1 et 3.4-5.7-8a.9-10ac

            2)1 Thessalonissiens 1, 1-5b

            3) Évangile selon Saint Matthieu 22,15-21

Le troisième dimanche du mois d’Octobre 2020 a été particulièrement important pour les Chrétiens du Sanctuaire Marial de la Paix et la Réconciliation de Mont Sion Gikungu, surtout pour les Schoenstattiens puisqu’ils célébraient 106 ans dudit Mouvement et le jubilé de 100 ans pour la branche des filles et femmes. Mais aussi comme c’était le 18e jour du mois les Schoenstattiens renouvelaient leur Alliance d’amour avec Marie. Ainsi, la messe a commencé par une procession avec la Croix et la Thuriféraire au-devant puis une fleur pour la Vierge Marie, deux femmes portant l’image de la Vierge Marie, filles et femmes portant les drapeaux de Schoenstatt, des femmes qui venaient de se consacrer à la Vierge, des filles danseuses et danseurs Intore, Chorale Santa Maria, les servants de Messe et enfin les Prêtres.

Le Père Longin a pris un petit moment pour d’abord souhaiter bienvenu aux chrétiens venus adorer Dieu ce 29e Dimanche de l’année liturgique mais de façon particulière ceux qui célébraient en ce jour les 106 ans du mouvement Schoenstatt et 100 ans de la Branche des filles et femmes de Schoenstatt, mais aussi ceux venus renouveler l’alliance d’amour avec Marie. Le Père NTIRANYIBAGIRA a alors dit qu’on est venu étant avec toute l’Eglise universelle pour rendre gloire à Dieu ce grand jour dédié à la mission de l’Evangile dans l’Eglise. Nous sommes tous des disciples de par notre baptême et confirmation, a-t-il dit. Nous sommes alors appelés à être des témoins de la Vérité pour Jésus Christ notre Seigneur et ainsi concernés par l’enseignement de la Parole, a-t-il poursuivi.

Le 18 Octobre 2020, jour de renouvellement d’alliance avec Marie, coïncide avec la célébration du Mouvement Schoenstatt, cette fontaine où nous puisons plusieurs biens visibles et invisibles. Le Père Kentenich, Père Fondateur de Schoenstatt, inspiré par l’esprit saint, a réalisé qu’il fallait que cette branche existe. Il a dit que dans le mois d’Octobre le 18e jour, les Schoenstattiens se rassemblent pour s’évaluer et se fixer des objectifs pour la nouvelle année, ce qu’on venait de faire dans cette Semaine, dénommée Semaine d’Octobre.

Le Père officiant a précisé qu’on est venu, au Sanctuaire, de tous les diocèses du Burundi. Il a ainsi souhaité un chaleureux bienvenu à tout le monde, et de les souhaiter que leurs prières soient exaucées ce jour. Le Célébrant Père a alors donné l’occasion aux prêtres Schoenstattiens visiteurs venus concélébrer la messe, pour une brève présentation, dont  l’Abbé Richard HAVUGIYAREMYE, Aumônier de Schoenstatt dans le diocèse de Ruyigi basé à la paroisse Muyaga; l’Abbe Damas NIYOKINDI du diocèse de Ngozi, œuvrant dans Caritas Ngozi ; l’Abbé Pierre NTAHOMPAGAZE, Aumônier de Schoenstatt dans le diocèse de Gitega et l’Abbé Innocent IRABANDUTIRA, Aumônier de Schoenstatt dans le diocèse de Bururi, basé à la paroisse de Buruhukiro.

Homélie

«Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.», a commencé son homélie le Père Longin NTIRANYIBAGIRA.

Nous méditons toujours, comme cela se trouve même dans nos chansons, que Dieu est le Créateur de toute chose et tous les hommes, et que Dieu a mis des lois pour que l’homme vive en harmonie avec les autres et la nature elle-même.  C’est pourquoi il faut distinguer ce qui est à Dieu de ce qui est à César. Chaque chose a sa place et son caractère, sinon les choses tournent mal. L’homme est heureux quand il est dans la bonne place ; tout comme dans la tradition burundaise il y a des taches pour toute catégorie de personnes. Il ne faut pas changer cela.

Dans l’évangile d’aujourd’hui, on voit que les pharisiens cherchent à prendre Jésus au piège, très bien préparé. Et dans l’Évangile de Matthieu on piège Jésus au moins quatre fois avec des questions : sur l’impôt, la résurrection, le plus grand commandement, et sa divinité. Quand on parle des stupéfiants ou drogues, il ne s’agit pas seulement de ces plantes ou les autres produits, il y a des mots qui ont les mêmes effets que les stupéfiants, c’est-à-dire qui confond l’intelligence et le raisonnement des gens.  Des gens peuvent t’approcher avec des mots qui paraissent comme bons, mais avec des objectifs nuisibles, destinés à perdre les gens. Comme la publicité a toujours quelques chose d’exagérées, des fois on peut se précipiter et acheter ce dont on n’a pas vraiment besoin ou vendre ce qu’il ne fallait pas vendre. Il faut faire la publicité comme des chrétiens.

Deuxièmement, les slogans : un petit mot qu’on répète et qui pénètre le subconscient petit à petit et qui peut perdre des gens, si on ne fait pas attention. Des fois on peut suivre des mouvements des masses sans discernement. Prenez toujours un temps pour faire un discernement avant de faire quoi que ce soit, puisque Dieu a mis l’esprit d’intelligence en vous.

Troisièmement, il y a un langage séduisant.  Des gens qui viennent te séduire en te glorifiant en toutes sortes, «Maître, lui disent-ils, nous le savons: tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens.» Mt22, 16.  Si ces pharisiens voulaient vraiment croire en Jésus et le suivre, ils n’avaient qu’à le suivre.  Ces questions viennent comme un piège, pour le séduire et ainsi le dresser contre le tout puissant roi César pour ainsi le détruire.  Dans la vie de tous les jours, il y a des gens qui séduisent les autres pour les détruire, comme Satan vient séduire Jésus pour le perdre, détourner son attention et ruiner sa mission sur terre.

En quatrième lieu, il y a l’escroquerie.  Ici on trompe les gens par intelligence, les montrant quelque chose supposée procurer du bonheur, mais au juste il veut te profiter en te ruinant.

Cinquièmement, c’est le mensonge.  On renverse la vérité. Comme Jésus voit dans leur cœur, Il dit, « Hypocrites ! Pourquoi me tendez-vous un piège ? Montrez-moi une pièce qui sert à payer cet impôt ! » Mt22, 18-19. Jésus, ici simplifie l’affaire et ne veut pas les humilier puisqu’Il veut les sauver eux aussi, et les appelle à ne pas comparer César à Dieu.  Comme bien dit auparavant, chaque chose a sa place et son caractère. Il y a le royaume de César et le royaume de Dieu.

Mais si ici et là on dit que des gens se mêlent de la politique, il faut savoir que la politique concerne tout le monde. Il faut alors différencier la politique et les postes politiques. La politique signifie globalement l’art de comprendre et savoir gérer les gens. Le poste politique c’est cette capacité  accordée de gérer les affaires des gens. Il fallait plutôt comprendre que même César appartient à Dieu. C’est vrai que l’homme a une valeur très importante et incomparable, mais cet homme a beaucoup besoin de Dieu puisqu’il est venu de Dieu. Celui qui comprend qu’il ne faut pas comparer César et Dieu, a trouvé le bon chemin.  La question est de savoir où se trouve la richesse de César et la richesse de Dieu. Si la richesse de César est dans la poche, où est la richesse de Dieu ?

Le Père NTIRANYIBAGIRA a terminé son homélie en invitant les gens à méditer sur leur valeur en ce jour: nous sommes des enfants de Dieu et de Marie. Il les a pourtant avertis qu’on ne peut le faire qu’en se séparant de tous ces mauvais comportements mensongers. Ainsi ils seront une fierté pour l’Eglise. Citant Joseph Kentenich, il a révélé que pour y parvenir, il faut toujours s’associer à la Vierge Marie, dans l’Alliance d’Amour et les a alors appelés à expérimenter l’Alliance d’Amour avec Marie.  Il a terminé en disant qu’il faut comprendre que le Seigneur s’occupe de nous toujours, et qu’Il nous rend capable sur notre chemin. Comprendre aussi notre valeur et notre liberté comme les enfants de Dieu source de notre vie et que nous avons été créés juste pour être des gens marchant selon sa volonté. Amen !

Offertoire

Comme d’habitude lors de grands jours, l’offertoire a été une occasion pour les filles et femmes de Schoenstatt de manifester leur joie, en faisant des offrandes en nature. Ainsi après la croix comme d’habitude, venait l’image de Gertrude de Bouillon, fondatrice du mouvement filles et femmes de Schoenstatt avec bougie allumée, et deux jeunes filles portant le drapeau des enfants de Lumière, puis un panier fermé avec une image d’ostensoir, et enfin l’image de Marie des Humbles messagères et l’image du calice.

Signalons que la messe s’est clôturée par une procession vers le Sanctuaire de la Paix et la Réconciliation, où après avoir brulé les offrandes, chanté des chansons de jubilée, renouvelé l’alliance d’amour et se consacrer à Marie, Père Longin a donné la bénédiction solennelle du jour. Les filles et femmes de Schoenstatt ont continué leurs célébrations dans la place Kentenitch.

Fulgence NDAYIZEYE