26ème Dimanche du Temps Ordinaire,  27 Septembre 2020

Père Célébrant: Père Herménégilde Coyitungiye

Chorale : Sainte  Nicholas de Flüe

Lectures : 1) Ezekiel18, 25-28

Psaumes 24.4-5.6-7.8-9

2) Philipiens 2, 1-11

3) Evangile  selon Saint Matthieu 21, 28-32

La célébration eucharistique de ce 26e Dimanche du temps ordinaire, a été un jour de pèlerinage a Mont Sion Gikungu, et un jour de fête et d’action de grâce pour la chorale Saint Nicholas de Flüe qui célébrait ses 24 ans de mission au Sanctuaire. La messe a commencé par une procession avec comme d’habitude la croix signe de la victoire au devant, après était quatre hommes  choristes soulevant l’image de Saint Nicholas de Flüe le patron de la chorale, et après  étaient deux femmes et un homme membre de la chorale  avec des bougies. Alors venaient la chorale Saint Nicholas de Flue bien habillés en blanc, noir et bleu, qui animait  la messe, et entrait  solennellement dans l’année jubilaire.

Le Père célébrant, Père Recteur Herménégilde COYITUNGIYE a fait savoir que c’était un dernier dimanche du mois de septembre, un dimanche dédié au pèlerinage au Sanctuaire Marial de la Paix et la Réconciliation. Il a dit que c’est un pèlerinage d’action de grâce, et que nous étions venus rendre grâce  a Dieu pour tous les biens qu’Il nous a faits dans ce moi de Septembre, de nous avoir gardé jusqu’à ce jour.  Chacun était alors venu avec ses remerciements mais aussi ses prières. Père Herménégilde  a quant a lui déclaré qu’il rend grâce au Seigneur  pour lui avoir donné  chacun des Chrétiens avec lui  en ce jour.

Il a alors pris un bon moment pour souhaiter bienvenu à tous les pèlerins venus au sanctuaire. A part les Chrétiens réguliers du sanctuaire de Mont Sion Gikungu,  il y avait aussi beaucoup de pèlerins venus ce dernier dimanche du moi pour rendre grâce à Dieu. Il a particulièrement souhaité bienvenu aux élèves Schoenstatt de l’ETS Kamenge, qui ont la bonne habitude  de faire leur pèlerinage  au sanctuaire le dernier dimanche du moi. Il a alors déclaré  qu’ils représentaient tous les autres élèves du Burundi  qui viennent de commencer l’année scolaire, et de leur souhaiter bonne réussite. Mais il a profite de l’occasion pour féliciter et souhaiter bienvenu au Diacre Emmanuel ordonné diacre le 5 Septembre (avec Diacre Christian) par l’évêque du diocèse de Muyinga,  et a aussi souhaité bienvenu à Frater Japhet qui vient de rentrer du Nigeria qui  et va être ordonné diacre l’année prochaine. Père Herménégilde a finalement  souhaité un chaleureux bienvenu à la chorale Saint Nicholas de Flüe, venus célébrer 24ans de mission au Sanctuaire  et commencer l’année jubilaire.  Parlant de l’image de Saint Nicholas de Flüe, qui accompagnait les choristes dans la procession, il a dit que Saint Nicholas de Flüe, qui est aussi appelé le Saint de la Paix,  a une relation spéciale avec les Chrétiens de la Suisse, qui ont beaucoup contribué  beaucoup dans la construction du Sanctuaire de la Paix et la Réconciliation, ce qui a poussé la Chorale à le choisir comme patron pour les aider a construire la paix.

Homélie

Père Herménégilde a commencé  son homélie par un petit commentaire sur Diacre Emmanuel qui avait bien lu l’évangile du jour malgré qu’il n’avait pas eu assez de temps pour apprendre le Kirundi, et de lui remercier d’avoir accompli la tache pour laquelle l’évêque l’a ordonné,  donner la parole de Dieu à son peuple.

Le Père Recteur a alors encore une fois  souhaité bienvenu tous les pèlerins ce dimanche de la fin du moi de Septembre, qui sont venus vers la Vierge Marie, Reine de la Paix et la Réconciliation. Il a encore souhaité bienvenu aux élèves de l’ETS qui sont venus  se renouveler dans leur alliance avec Marie. Il a aussi une fois exprimé  son chaleureux bienvenu  à la chorale Saint Nicholas de Flue qui célébrait ses 24 ans de mission au Sanctuaire, en aidant les Chrétiens à bien prier par les chants liturgiques. Il a alors dit que par ce dernier dimanche du moi  de Septembre  nous comprenons  que nous entrons dans le moi d’Octobre, le moi du Rosaire;  dans le moi marial pour nous réconcilier avec Dieu.

Le père célébrant a alors articule son homélie  sur trois points principaux :

Premièrement , le moi d’Octobre nous appelle à entrer dans l’école de Marie. Dans la première lecture, le prophète Ezéchiel  nous exhorte  de revenir à Dieu. Quand les choses tournent mal, nous accusons Dieu comme quoi il a mal fait les choses.  Mais nous sommes  plutôt responsables de nos actes et  des maux qui nous arrivent.  Les gens  par exemple provoquent la guerre, mais ne veulent pas assumer les conséquences.

La Vierge Marie nous appelle a changer nos mauvais chemins. Elle nous exhorte à prendre les armes  de Dieu pour bâtir la paix. Prenons la croix et les chapelets et prions pour le changement au Burundi.  Les différents mystères du rosaire  nous rappellent de cette intime relation entre Jésus et Marie.  Les mystères joyeux  nous rappellent que  Dieu nous fait sans cesse de biens  dans notre vie.  Les mystères lumineux  nous rappellent que c’est Jésus notre lumière dans notre vie ici sur terre.   Par les mystères douloureux,  nous voyons les différents  douleurs qui sévissent dans ce monde,  mais  nous  savons  que  notre salut est en Jésus Christ, Lui qui a souffert mais qui est sorti victorieux sur le mal. Les mystères  glorieux nous rappellent  de cette gloire à laquelle nous aspirons  et que nous hériterons un jour. Comprenons alors que les  démons  sont  à l’œuvre dans ce monde et s’attaquent aux hommes. Même dans l’église il ya des gens qui viennent avec des talismans.

Le père officiant a alors a alors imploré  Marie  pour qu’elle  lance la campagne  de la bataille  contre les démons, qu’elle  nous purifie, nous débarrasse des différents talismans.  Ezéchiel   nous fait un avertissement, « Et si le méchant se détourne de la méchanceté qu’il a commise, et qu’il pratique la droiture et la justice, il fera vivre son âme» Ez 18, 27. Que la Vierge Marie  rompt toutes les chaines qui empêche  le peuple de Dieu d’être libre.

Deuxièmement, avec Saint Nicholas de Flue, nous devons nous convertir.   Parlant de Saint Nicholas de Flüe dont l’image se trouve dans la Chapelle Eucharistique, Père Herménégilde  a dit que ce saint  de la Suisse  a dédié  sa vie à Dieu dans sa vie de contemplation.  Il a reçu sa vocation quand il vivait avec sa femme avec laquelle il avait déjà 10 enfants;  et ainsi il est allé vivre dans la nature pendant 20 ans, dans une hutte,  dans des conditions dures sans rien manger sauf l’hostie consacrée.  Pourquoi alors l’appelle-ton « Le Saint de la Paix » ?  C’est parce que pendant la guerre d’unification,  le parlement Suisse est allé le consulter et le pays a retrouvé  la paix.  Ainsi après sa mission comme père de famille,  il a embrassé la vie contemplative, sans autre nourriture que l’eucharistie.  Les fruits  ont été d’aider son pays à entendre la voix de Dieu.  Nous aussi, par la prière de Saint Nicholas de Flüe, soyons les bâtisseurs de la paix. « Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu », Matthieu21, 31.  Allons-y, qu’ils ne nous devancent pas. Aujourd’hui, Jésus ne s’adresse pas aux Pharisiens, mais a nous.  Cherchons alors la paix ensemble avec Saint Nicholas de Flüe.

« Mon Seigneur et mon Dieu prends-moi à moi Et donne-moi tout entier à Toi
Mon Seigneur et mon Dieu prends-moi tout Ce qui me sépare de Toi
Mon Seigneur et mon Dieu donne moi tout ce qui m’attire à toi»

Qu’est-ce qui nous sépare de Dieu.  Est-ce le pouvoir,  la richesse,  les richesses immobilières, les véhicules, etc.  Si ce  qu’on possède nous sépare de Dieu, vaut mieux tout perdre et faire la volonté divine. C’est comme ca que Saint Nicholas de Flüe a été notre modèle.  Certaines gens se trompent  qu’ils cherchent la paix, mais font  le contraire. Aujourd’hui Saint Nicholas de Flüe nous dit d’aller travailler dans le vignoble de Dieu,  bâtir la paix.

Troisièmement, le pèlerinage: le pèlerinage nous rappelle le long  voyage que Jésus a fait a partir du ciel venant vivre parmi  nous.  Soyez partisan de la paix, soyez humbles, ne méprisez jamais les autres. Nous sommes tous des pèlerins,  nous partageons le chemin menant vers Dieu.   Saint Paul nous dit, « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes », Philipiens 2, 3.   La Vierge Marie a passé par tous ces chemins, qu’elle soit notre modèle.  Imitons aussi Saint Nicholas de Flüe pour nous inspirer par son exemple.

Que la Vierge Marie  intercède pour nous, pour que nous héritions le bonheur céleste ! Amen.

Offertoire

Le temps de l’offertoire  a été un moment de très grande joie pour la Chorale Saint Nicholas de Flüe, pour manifester sa reconnaissance envers Dieu pour ses 24 ans de mission au Sanctuaire. La chorale est née dans des conditions particulières, quand la toute première chorale, Sainte Famille,  ne pouvait pas chanter tous les jours à cause de la guerre.   Alors les fondateurs allaient de maison en maison pour recruter les choristes, dans les quartiers proches du sanctuaire.  On voulait une chorale des fonctionnaires, des adultes, étant donné les moments. Père Othmar Landolt, a beaucoup aidé dans la formation de la chorale, et lui a même  choisi comme nom Saint Nicholas de Flüe, se basant sur ce que ce saint a fait pour la Suisse.    Ca été alors une occasion d’offrir a Dieu des offrandes en nature, signe de reconnaissance.  Comme toujours était la croix au devant, puis chef de la chorale avec une bougie allumée, signe de la lumière,  sont venus ensuite quatre personnes qui ont commencé avec la chorale, des jeunes choristes avec des fleurs et des fruits.

La messe s’est clôturée par la procession vers la chapelle du Sanctuaire, où le Père Herménégilde a prié pour le pays et ses dirigeants et tous les burundais, les jeunes élèves de l’ETS et tous les autres élèves du pays, ainsi que tous les pèlerins présents. La chorale Saint Nicholas de Flüe a alors eu l’occasion de faire sa prière à la Vierge Marie et Saint Nicholas de Flüe. On s’est alors consacré et on a couronné la Vierge Marie avant la bénédiction solennelle.

 

Fulgence NDAYIZEYE