1.Déroulement du camp

En date du 15 au 19 août 2020, au Mont Sion Gikungu, se sont rassemblés des hommes et les jeunes Schoenstattiens de la branche des hommes dans un camp national qui leur était préparé par la Central de la famille de Schoenstatt dans la Région des Grands Lacs à Mont Sion Gikungu. Ensemble étaient présents 76 hommes et jeunes Schoenstattiens ressortissant des 4 diocèses du Burundi.

En effet, le premier jour était le jour du pèlerinage pour la grande solennité de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, puis après la messe, c’était l’arrivée et l’accueil au Centre Joseph Engling où les campeurs allaient loger.  Le soir venu, c’était la présentation mutuelle et l’annonce du programme du camp.

Le deuxième jour, le 16 Août 2020, était réservé à « l’organisation interne » de leur branche. A ce jour, ils ont procédé aux travaux en groupes pour collecter ensemble toutes les difficultés  rencontrées au cours de leur apostolat et en trouver des résolutions. Dans la mise en commun, les principales lacunes rencontrées ont été citées : la pauvreté et la richesse, le manque de relation ou communication  entre la centrale nationale et la branche au sein des diocèses, la mauvaise direction, l’apostolat multiple d’un même membre dans la paroisse et dans le diocèse et l’esprit de masse. A toutes ces questions, et précisément à celle concernant la relation entre la centrale et la branche au niveau régional et diocésain, d’après Léon DUSENGEYEZU, le secrétaire de la centrale Nationale et Régionale de la famille de Schoenstatt, la centrale va tenir compte de cet remarque car dans l’apostolat il faut garder les contact ; cependant aussi il revient aux chefs diocésains et régionaux d’organiser les activités dans leurs localités et inviter la centrale qu lieu que cette dernière le fasse à leur place, a-t-il fait savoir. A ces autres difficultés, il faut savoir qu’un Schoenstattien doit être lumière du monde, raison pour laquelle il peut se retrouver avec beaucoup de responsabilités, mais, le danger est d’qu’il peut  oublier la source de cette lumière, qui n’est nulle part qu’à Schoenstatt. Aussi, il faut savoir qu’être serviteur de la branche suppose la grâce de douceur et de sagesse et non plus l’autorité abusive et de profit. De plus, il faut prendre conscience de notre être pour ne pas suivre l’esprit de masse, a-t-il ajouté. A l’issue  des échanges, ils sont arrivés à faire le choix de la devise, qui, après l’analyse et l’interprétation des devises proposées par tous les groupes relativement à leur cible mission, a été jugé bon d’être : « Aidés par la Sainte Vierge Marie, en tant que la branche des hommes, unissons-nous pour l’apostolat  auquel nous nous sommes engagés »  et les résolutions sont :  faire un pèlerinage au Sanctuaire une fois l’année et  Echanger des information pour renforcer notre fraternité.

Le troisième jour, le 17 août, était dédié aux enseignements, dont le premier avait comme thème « la paternité du Père Kentenich », dispensé par le Père Floribert KANEZA. Par mot paternité, on entend  le père de sang qui est celui qui prend en charge son enfant en tout besoin fondamental de sa vie ; le père éducatif qui suit de près l’enfant jusqu’à son âge de maturité par des conseils et des instructions utiles à la personnalité ; le père spirituel qui puise toute sa paternité en Dieu et éduque l’enfant dans sa vie spirituelle, qui l’oriente à la sainteté du quotidien et à la volonté de Dieu, a-t-il dit. Selon le Père Kentenich, le père est la tête de la famille et la mère doit se donner aux activités familiales pour établir l’équilibre en leur famille. Les deux, père et mère, ont des rôles incontestables et complémentaires pour assurer la bonne éducation de leur progéniture. Les parents doivent être de vrais apôtres bâtissant le Royaume de Dieu sur cette terre en éduquant leurs enfants et ceux d’autrui physiquement et spirituellement, a-t-il fait savoir. Concernant les prêtres, selon le Père Kentenich, ils doivent être fidèles à Dieu et éducateurs de son peuple. Ils doivent aussi être des personnes qui communiquent la vie divine à travers les sacrements, et qui se donnent comme Jésus pour le peuple de Dieu. Leur charisme doit dépasser toutes les contraintes sur cette terre et  savoir ce qui règne dans les cœurs des chrétiens afin de bien manifester la vie du ciel et assurer correctement  leur paternité, a-t-il rappelé. La paternité du Père Kentenich s’est manifestée, depuis son ordination sacerdotale, envers beaucoup de personnes. Arrivé au petit séminaire, il fut père spirituel ; à Dachau, sa paternité apparait extraordinairement comme celle qui dépasse toutes les limites fondées sur la race, l’ethnie, et les nationalités.  Le deuxième enseignement était intitulé: « L’homme Schoenstattien, un laïc libre et militant dans l’Eglise, à base du charisme du Père Kentenich » dispensé par Léon DUSENGEYEZU. Sur base des mots écrits sur la tombe du Père Kentenich : « il a aimé l’Eglise », cela montre que, malgré qu’il ait été exilé par l’Eglise, il l’a toujours servie et aimée. Cela a été possible grâce à deux dons spécifique de notre Père Fondateur : la liberté du cœur qui est la principale caractéristique des enfants de Dieu en toutes circonstances et l’esprit de prière et de méditation qui nous aide à entendre la voix de Dieu et comprendre sa volonté, a-t-il fait savoir. Tout Schoenstattien doit avoir et faire son apostolat dans l’Eglise et l’aimer. En outre, il doit avoir un temps de recueillement et être caractérisé aussi par la prière individuelle et communautaire, plus spécialement dans sa propre famille, a-t-il ajouté. Aussi, selon le charisme du Père Kentenich, tout Schoenstattien doit être militant dans la formation de l’homme nouveau dans une communauté nouvelle, c’est ainsi qu’il va contribuer dans le renouveau de l’Eglise.

Le troisième enseignement était « Les outils de la pédagogie de Schoenstatt », dispensé par le Père Longin NTIRANYIBAGIRA, Aumônier Dirigeant National et Régional de la famille de Schoenstatt. Le Père a commencé par rappeler que tout Schoenstattien est en compétition qui se terminera par être un homme nouveau  dans une communauté nouvelle, a-t-il rappelé. Pour aboutir à cette finalité, nous sommes guidés par : le Sanctuaire qui est la source de toutes les grâces nécessaires pour défendre la sainteté du quotidien ; l’idéal personnel de sa vie qui est la constitution de tout ce qui souffle dans nos cœurs et contribue à la prise de décision nous poussant à faire du bien pour combattre le mal ; l’examen de conscience régulier et l’ordre du jour spirituel consistant en une auto-évaluation de la réalisation de nos actes et enfin le stylet de vie schoenstattienne qui consiste quant à lui à éviter l’esprit de masse, a-t-il fait savoir. Après cela, il a aussi parlé des différents tempéraments des personnes qui pourraient aider les participants à reconnaître leur personnalité, à trouver leur idéal personnel et à bien s’auto-éduquer.

Le quatrième jour, le 18 août, ils ont continué avec  les enseignements, le premier thème du jour était « L’inscription et le Blanc-Seing », donné par Père Hermenegilde COYITUNGIYE. Dans la famille de Schoenstatt, nous utilisons souvent deux langages : l’Alliance d’Amour avec Marie qui  nous unit intimement avec la Mère Trois Admirable et la contribution au capital de grâces que tout Schoenstattien est appelé à faire par des services et des sacrifices afin de garder la plénitude de grâces au Sanctuaire, a-t-il rappelé. Une fois cette Alliance scellée, elle croît progressivement jusqu’au Blanc-Seing, où le Schoenstattien signe sur une feuille vierge (blanche) pour que la Mère Trois fois Admirable y mette tout ce qu’elle veut de lui. Cet acte est pareil du chèque en blanc.   Après, cet Alliance arrive à un dernier niveau qui est « inscriptio » ou « inscrire un cœur dans un autre ». Ce niveau consiste à demander, si c’est la volonté de Dieu, la croix et la persécution pour la gloire de Dieu.

Le deuxième thème du jour était en rapport avec « l’auto-développement et à l’autofinancement ». Ce thème a été donné par Ferdinand NDUWIMANA. Dans son introduction, il a dit que ce thème a été choisi parce que, pour qu’un Schoenstattien fasse bien son apostolat, il a besoin aussi des moyens financiers, il a besoin de bien manger et d’être à l’aise physiquement, il a besoin de l’argent pour les cotisations, …. Pour l’autofinancement, il a montré que souvent les gens manquent des initiatives, de créativité et des projets pour se développer. Pour les uns, c’est par ignorance ou par paresse mais pour les autres, c’est par manque d’argent qu’ils n’osent pas entreprendre. Cependant, le conférencier a expliqué que pour entreprendre un projet, la première chose qu’il faut chercher ce n’est pas l’argent, mais ce qu’il faut en faire. Quand on a un projet bien étudier, on cherche par après l’argent pour le mettre en marche. Le contraire est dangereux car si on demande de l’argent avant de bien étudier le projet, comme l’argent ne se conserve pas, on le dilapide avant l’exécution du projet. C’est pourquoi certaines personnes leur semblent très difficile de rembourser l’argent qu’ils ont emprunté  dans les coopératives ou dans les associations, a-t-il expliqué.  Après son exposé, il a passé la parole à Monsieur Pascal MINANI qui a donné un témoignage sur la situation et les bienfaits de la « Coopérative Schoenstatt ». Celui-ci a recommandé aux hommes Schoenstattiens d’emboîter le pas aux autres qui sont déjà dans cette coopérative, ils verront la plus-value.

Le dernier enseignement était « L’histoire de la branche des hommes de Schoenstatt au niveau national et international » dispensé par Fidèle HAVYARIMANA. Sur le plan international, le 18 octobre 1914 a été la naissance de Schoenstatt par l’Alliance d’Amour. Cependant c’était le 20 août 1919 qu’est née l’union apostolique de Schoenstatt et le 20 août 1920 fut la naissance de la ligue de Schoenstatt pour les hommes. Au niveau national, les Pères de Schoenstatt sont arrivés au Burundi en 1974 à Mutumba, à cette même période fut la naissance de la branche des hommes, a-t-il fait savoir. Il a signalé qu’avant l’arrivée des pères de Schoenstatt au Burundi, il y a d’abord les sœurs de Marie de Schoenstatt qui sont arrivées avant, en 1962, par l’invitation de Monseigneur Michel NTUYAHAGA, évêque de diocèse Bujumbura à cette époque.

2. Clôture du camp et célébration de la journée d’Alliance d’Amour.

La clôturer du camp, le soir du 18 août, s’est coïncidée avec le jour d’Alliance d’Amour dans la famille de Schoenstatt.  Les cérémonies ont commencé par une messe de Renouvellement de l’Alliance d’Amour, présidé par l’Aumônier Dirigeant  National et Régional. La célébration eucharistique a eu lieu dans la grande église  de Mont Sion Gikungu où les fidèles étaient très nombreux comme d’habitude. Les hommes et les jeunes schoenstattiens qui étaient dans le camp ont participé aussi activement dans cette célébration eucharistique car la liturgie du jour étaient confiée à eux.

Dans son homélie, le Père Aumônier dirigeant National et régional, en se basant sur les lectures bibliques du jour, surtout l’Evangile (Mt 19, 23-30), il a insisté sur le fait que la majorité des personnes s’attache fortement aux choses mondaines en oubliant de chercher les biens célestes. Jésus nous dit qu’il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. A cet effet, le Père célébrant explique qui est ce riche, nous sommes tous des riches. Pour lui,  le riche c’est cette personne qui a une chose ou des choses bien définies à un niveau suffisant ou satisfaisant ; ainsi, nous sommes tous des riches, et nous devons être reconnaissants de cette richesse que Dieu nous donnée. Il est vrai que  nous n’avons pas tous les mêmes richesses mais chacun à des richesses que Dieu lui a octroyée. Le danger alors est dans le faite que nous accaparons de cette richesse qui nous aveugle et nous ne voyons plus d’où nous elle nous vient. Nous oublions Dieu qui nous a donné l’intelligence, l’argent, l’or, la santé, la beauté, la force, le pouvoir …. Comme cela, notre cœur s’éloigne de Dieu. Le Père Longin a alors conclu en exhortant chacun de se réjouir de sa richesse et d’en affaire l’objet de rendre grâce à Dieu en ayant un esprit humble et ouvert pour le partage avec les autres de ce que nous possédons à l’exemple de la sainte Vierge Marie.

Après l’homélie, a suivi le rite d’offrir les contributions au capital de grâces et la messe a continué normalement. A la fin de la messe, le Père Aumônier et les hommes qui étaient dans le camp ont fait la procession vers le sanctuaire pour conclure l’Alliance d’Amour et renouveler les engagements dans la branche des militants.   Ainsi, au Sanctuaire, trente-trois membres de cette branche ont scellé l’Alliance d’Amour avec la MTA et dix autres ont renouvelle leur engagement en tant que militants. Les cérémonies ont pris fin dans une ambiance de joie de fête avec les chants et les danses à la Vierge Marie. Comme c’était le dernier jour du camp, la fête a poursuivi dabs la salle du centre Joseph Engling où ils ont partagé un verre et les paroles de la circonstance.

Les campeurs sont rentrés chez eux avec une grande joie, mercredi le 19/8/2020 après avoir participé dans la messe matinale où ils ont reçu  la bénédiction finale donnée par l’Aumônier Dirigeant National et Régional de la famille de Schoenstatt.

 

HAKIZIMANA Sédecky