La célébration eucharistique de ce vingt et unième dimanche du temps ordinaire a été présidée par le Père Félicien NIMBONA. La Chorale Saint Martin a aidé à animer la sainte Messe en chants liturgiques. Les lectures du jour ont été respectivement tirées du Livre d’Isaïe 22, 19-23; de l’Epitre de saint Paul Apôtre aux Romains 11, 33-36 et l’Evangile selon saint Matthieu 16, 13-20. Tout au début de cette sainte Messe, le Père NIMBONA a souhaité la bienvenue à tout un chacun au temple de Dieu qui nous invite à l’écouter et nous nous nourrir de son pain qui donne la vie. Il a aussi précisé que nous sommes particulièrement invités à répondre à la question que Jésus nous pose en ce jour, celle de lui dire qui il est selon nous.

Selon le Père Félicien, nous comprendrons bien le pourquoi de la question de Jésus à ses disciples si nous commençons la lecture de cet Evangile au quatorzième chapitre. Jésus a solennellement commencé à enseigner après la mort de Jean Baptiste et il venait de multiplier les pains et nourrir une foule immense de gens par deux reprises. Ceux-ci ont pensé à l’introniser de gré ou de force comme leur roi pour simplement avoir de quoi manger sans peine. Mais en même temps, il y avait des pharisiens, chefs religieux et docteurs de la Loi qui le guettaient et lui tendaient des pièges de toutes sortes afin de trouver un alibi qui provoquerait sa condamnation et sa mise à mort.  C’est dans le courant de ces événements que Jésus a voulu savoir ce que les gens, y compris ses disciples, pensaient de lui. Voici à notre tour la question qu’il pose à chacun et chacune de nous, « Qui suis-je selon toi? » En y répondant, nous aurons confessé notre foi en Dieu, ce qui signifie que nous devrons vivre cette même foi que nous aurons confessée. Ceci paraîtra  dans notre comportement, attitude et même dans les actes que nos posons chez nous en famille, au travail et dans notre voisinage. En vivant ainsi, nous entendrons et comprendrons ce que les autres pensent et disent de nous. Ceci est d’autant plus important car ce que les autres disent de nous est une invitation à changer ou adapter notre comportement individuel et social.

L’Apôtre Pierre a vite répondu à la question de Jésus en lui disant qu’il est le Messie, le Fils du Dieu vivant. Notre réponse à notre tour ne doit pas être différente de celle de Pierre, sinon nous aurons perdu notre modèle spirituel et notre référence de toujours. Pour tout fidèle, il ne suffit pas de dire que Jésus est Fils du Dieu vivant, mais il nous faut vivre selon ses commandements. Nous pourrons ainsi devenir des pierres vivantes (1P2, 5) qui supportent l’Eglise qui est l’édifice que le Sauveur du monde a bâti sur saint Pierre. Nous devons intérioriser la Parole de Dieu et devenir les premiers catéchistes de notre prochain. De la prophétie de Pierre, Jésus lui a donné le pouvoir d’approcher le peuple de Dieu, ce qu’il a appelé la clé du ciel. Ce pouvoir est normalement le propre de Jésus, mais voyons combien il a voulu associer l’homme dans son ministère du salut pour son peuple en lui remettant même la clé de son pouvoir. Ceci doit nous interpeler à nous remettre tout entier à Lui car il est le seul qui nous sauvera. En gardant à cœur la Parole de Dieu, nous serons aussi comme la Vierge Marie qui a su garder toutes les Paroles en elle jusqu’au pied de la croix qui nous a valu le salut. Nous prions les uns pour les autres afin que cette belle mère nous tienne protégés sous son ombre.

Signalons qu’après l’homélie, il y a eu un groupe de personne qui ont couronné la Vierge Marie de façon individuelle après une période de préparation à cette étape. Retenons que ce groupe vient en cinquième position: le premier groupe a franchi cette étape il y a neuf ans, le second est vieux de six ans, le troisième a seulement deux ans d’ancienneté et le quatrième a couronné la Vierge Marie l’année passée. Les anciens groupes ont profité de cette occasion pour renouveler le couronnement de la vierge Marie.

Nyandwi M.