En date du 12 au 14 Août 2020, est tenu un camp national au Mont Sion Gikungu pour les jeunes Schoenstattiens des écoles primaires et secondaires venus de tous les diocèses du Burundi. Ce camp national  avait été organisé par le Bureau Central de la famille de Schoenstatt dans la Région des Grands Lacs, sis au Mont Sion Gikungu, à Bujumbura. Le camp a débuté par une messe, à 17h00, habituellement célébrée au Mont Sion Gikungu, qui était présidée par le Père Jean Marie Bisimwa. Après le diner, la soirée était réservée pour la présentation des participants en vue d’une connaissance mutuelle.

Le  second jour du camp était réservé aux thèmes principaux à savoir   : « La Sainte  Vierge Marie et les Saintes écritures » et « la Paternité du Père Kentenich ». Le premier a été dispensée par Monsieur Fidèle BARINAKANDI, a été donné successivement en deux temps : d’une part, la Sainte Vierge Marie et la sainte écriture et d’autre part la Sainte Vierge Marie selon le Père Kentenich. Dans la première partie, il a été démontré que les Saintes Ecritures nous montrent Marie avec un rôle incontestable dans notre Salut. En effet, ça se manifeste clairement et pratiquement dans la décision qu’elle a prise : « Je suis la Servante de Dieu, que sa volonté s’accomplisse.» (Luc 1,38). Aussi, nous la voyons comme une mère d’une charité extraordinaire qui a jugé bon de partager sa joie avec Elisabeth ; après l’annonciation de la bonne nouvelle qu’elle porte le Salut que le monde a tant attendu (Luc 1,39). De plus, après la naissance de Jésus, les évangiles nous montrent Marie en action pour protéger le fils de Dieu. Ainsi, elle a pris la fuite vers l’Egypte, de peur que Jésus puisse être tué par Hérode, mais beaucoup plus grâce à l’intime amour qu’elle avait pour son fils (Mt 2, 12-13). Dans la vie publique, Marie apparait dans diverses circonstances avec un amour maternel. Ainsi, aux noces de cana, au moment où le vin manquait, Marie a demandé à son fils de faire un miracle pour que la fête se termine dans la joie (Jean 2, 1-12). Elle est la mère qui intercède toujours pour ses enfants. Enfin, Marie a suivi son fils dans le chemin de la croix. Elle est restée a ses côtés dans toutes les humiliations qu’il a subi, jusqu’au pied de la croix où nous l’avons héritée comme une mère, a-t-il rappelé (Jean 19, 25-27).  Quant à la deuxième partie, il a était démontré que pour le Père Kentenich, il existe une bi-unité entre une mère et son enfant. Théologiquement, le Père dit que Marie est l’ « accompagnatrice permanente et officielle » et la « collaboratrice permanente » du Seigneur dans l’ensemble de l’œuvre du Salut. Pour le Père Kentenich, la Mère de Dieu a eu une relation intime avec tous ses enfants héritiers du Royaume de Dieu. Lui,il a été consacré à Marie par sa mère à l’entrée de l’orphelinat à 9ans, et  depuis ce jour-là, Marie l’a protégé toute sa vie durant. Et c’est ce qu’Elle fait aussi pour toute personne qui se consacre à Elle.

Le deuxième thème, la Paternité du Père Kentenich, a été donné par le Père Floribert KANEZA. En effet, le Père Kentenich a su être un père pour une multitude, alors qu’il n’avait pas connu l’amour de son père biologique.  Ainsi, le Père Kentenich était conscient que le prêtre est choisi, parmi les hommes, il ne vient pas des anges. Le Père Kentenich savait que la voix qui l’appelait n’était autre que celle de Dieu. Ainsi, plein d’espérance et confiant en la providence divine, il a su mettre ses oreilles sur le cœur de Dieu et ses mains sur le pouls du temps. Comme Simon Pierre et André son frère, le Père Kentenich était appelé dans le sacerdoce à tout quitter pour suivre Jésus  et devenir un pêcheur d’hommes. Ainsi, on peut dire qu’il a été choisi comme prêtre et en même temps envoyé comme père pour une multitude. Dans son ministère sacerdotale, il a commencé à être nommé comme éducateur et père spirituel au petit séminaire ; et de là,  il devint  le père fondateur du Mouvement Apostolique de Schoenstatt, une famille qui compte plusieurs communautés nouvelles de vie et d’apostolat.

Le soir venu, les jeunes ont eu l’occasion de recevoir le sacrement de la réconciliation. Et, la messe de clôture du camp dans laquelle certains jeunes ont conclu l’Alliance d’Amour a commencé 20h30. Elle a été présidée par Père Floribert Kaneza, Aumônier de la Jeunesse Masculine de Schoenstatt au Burundi et concélébrée par Père Longin Ntiranyibagira, Aumônier du Mouvement Apostolique de Schoenstatt au Burundi et dans la région des Grands Lacs.

Dans son homélie, Père Floribert a rappelé que l’Alliance d’Amour fait croitre notre Alliance qu’on a scellé  avec le bon Dieu dans notre baptême et que, pour sauvegarder cet Alliance, il faut l’amour et le pardon mutuel. Dans cette messe que 29 jeunes ont scellé l’Alliance d’Amour.

Le camp a été clôturé au troisième jour après  une messe matinale. Après la messe, avant la bénédiction finale, les jeunes ont été invités à se rassembler sur le mémorial de Joseph Engling,  pour la bénédiction de la Croix de l’unité mise sur ce mémorial.  Cette croix a été bénie par l’Aumônier Dirigeant National et Régional de la famille de Schoenstatt, père Longin NTIRANYIBAGIRA. Après la bénédiction finale, on a clôturé le camp par un mot de remerciement adressé par Père Floribert Kaneza à l’encontre de tous les jeunes.

 

HAKIZIMANA Sédecky