Ce vendredi, un effectif impressionnant de fidèles se sont réunis devant le Sanctuaire Marial de Mont Sion Gikungu, comme ils l’avaient fait depuis le 9 juillet dernier, pour participer à la Messe de clôture de la neuvaine en priant pour l’ordination de nos chers diacres qui allaient être ordonnés prêtres ce samedi 18 juillet à la paroisse Rugazi de l’archidiocèse de Bujumbura. La sainte Messe a débuté à 18h, présidée par le Recteur du Sanctuaire, Père Herménégilde Coyitungiye et la Chorale Saint Martin était chargée de l’animation des chants liturgiques lors de ladite célébration liturgique.

Dans son enseignement, le Père Recteur a invité les fidèles à méditer sur un prêtre qui a la qualité de père et mère des enfants, médecins des cœurs et bon pasteur. Un prêtre accepte de tout faire pour le bien des enfants de Dieu comme tout parent doit se soucier du bien de ses enfants. Il a aussi le devoir de savoir les soucis du peuple de Dieu afin d’apaiser les cœurs quelques fois meurtris par des difficultés de tous ordres. Qu’u prêtre soit diocésain ou religieux consacré, membre d’une congrégation, il doit être sous les ordres soit de son évêque, soit de sa congrégation tout en acceptant de vivre en communauté selon les mêmes ordres. Saint Paul, dans son épitre aux Galates, affirme être le parent de cette même communauté. Il a une grande affection pour ses enfants jusqu’au point où il dit qu’il les engendre de nouveau dans les pleurs. Il en est d’un parent pour ses enfants que d’un prêtre pour le peuple de Dieu: les deux doivent veiller sur les biens et le bien-être des personnes à sa charge. La particularité d’un prêtre est sa capacité de garder une oreille sur le cœur de Dieu et une autre sur le cœur du peuple; voilà pourquoi le Père Kentenich dit qu’un prêtre est un bâtisseur de ponts qui relient les hommes et Dieu d’une part et les hommes entre eux de l’autre. Nous sommes convaincus que Dieu marche toujours au milieu de son peuple et lui parle souvent à travers les prêtres. Il va sans dire que pour mieux accomplir  sa mission, un prêtre doit être en bonne santé spirituelle. Sa joie sera de voir le Royaume de Dieu implanté dans le monde et son règne qui dure jusqu’au jour de son retour. Un prêtre n’est pas une autorité dans sa communauté, il est plutôt le garant de l’autorité du christ qui est l’autorité suprême au-delà de toute autre autorité. Le Père Coyititungiye a enfin invité la communauté à accueillir les prêtres qu’elle a vu naître et a fait grandir au sein de leurs familles.

Nous noterons enfin que cette célébration eucharistique a duré près d’une heure de temps et s’est conclu avec les prières qui ont été toujours récitées dès le début de la neuvaine: une pour les prêtres et consacrés et une autre pour ceux qui allaient recevoir le sacrement d’ordre.

Nyandwi M.