Présidée par le Père Félicien NIMBONA, concélébrée par le Père Longin NTIRANYIBAGIRA et animée par la chorale Sainte Maria Goreth en ses deux sections (celle des enfants de moins de dix ans et celle des adultes), la célébration eucharistique de 9h 30 de ce jeudi 21 mai 2020, l’Ascension du Seigneur, a vu la participation d’une multitude de chrétiens au Sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation de Mont Sion Gikungu. Signalons que les enfants de moins de dix de la chorale sainte Maria Goreth ont chanté pour la première fois de façon officielle dans ladite messe.

Dans son mot d’accueil, le célébrant a tenu d’abord à expliquer aux fidèles que ce jeudi, même si on risque de le comparer à un dimanche, l’Eglise commémore l’Ascension du Seigneur. Après quarante jours que Jésus vient de passer avec ses apôtres en train de le consoler, vient le moment de le quitter vers son Père. Même si Jésus les quitte pour le Ciel, il les promet l’avènement du Saint Esprit, a-t-il poursuivi. D’ailleurs, demain, comme à l’accoutumée, nous débuterons la prière de neuf jours qui nous conduira à la Pentecôte.

Signalons que les Ecritures Saintes ont été tirées du livre des Actes des Apôtres (Ac 1, 1-11), de la lettre de saint Paul apôtre aux Ephésiens (Ep 1, 17-23) et de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 28, 16-20).

Dans son homélie, le Père NIMBONA s’est d’abord focalisé sur le premier verset du premier chapitre des Actes des apôtres avec lequel saint Luc, auteur de ce Livre, s’adresse à Théophile où il lui parle de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le moment où il commença jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel. Partant de ce verset, le célébrant a expliqué aux fidèles la signification du nom « Théophile » qui vient du grec Theos , « Dieu », et philein, « aimer ». En un mot, on peut dire qu’il signifie à la fois celui ou celle qui aime Dieu et celui ou celle qui est aimé de Dieu. L’officiant a donc demandé aux chrétiens présents de lui permettre de les appeler tous par le prénom « Théophile » bien que baptisés. Et d’ajouter que Tous ici nous sommes appelés les aimés de Dieu. Recevez tous ce nom si précieux.

Il a après parlé du chiffre 40 qui  est cité plusieurs fois dans la Bible, de l’Ancien au Nouveau Testament. Saint Luc nous parle de 40 jours que Jésus a passés avec ses apôtres avant son enlèvement au ciel. Moise et Elie ont eu à passer 40 jours et nuits avant de recevoir les instructions de la part du Seigneur ; il y a aussi les juifs qui ont passé 40 ans dans le désert ; et  les quarante jours de jeûne de notre Seigneur dans le désert. Pour le Père, le chiffre 40 symbolise le temps que nous passons avec le Seigneur, un temps qui est parfois accompagné des tentations, un temps de combat. Ces jours sont des jours saints.

Il a entamé ensuite l’autre partie de son homélie en évoquant l’envoi en mission des apôtres.  Il a souligné ici que c’est par l’aide de l’Esprit Saint que nous pouvons comprendre les passages difficiles de la Bible et accomplir correctement et parfaitement notre mission. En effet, tout baptisé est donc appelé à prêcher la bonne nouvelle. Parlant du baptême, Il a donc demandé aux fidèles s’ils prennent l’occasion de célébrer leur anniversaire de baptême comme c’est le cas pour leur anniversaire de naissance. Il leur a suggéré de le célébrer tout en priant pour les prêtres qui les ont baptisés.

Pour terminer, il a évoqué le cas de la femme samaritaine que Jésus a croisé au puits et à qui il a demandé de l’eau à boire. Après avoir échangé, la femme finira par dévoiler qu’elle n’a pas de mari et Jésus de lui répondre qu’elle en a déjà connu cinq et que même le sixième n’est pas le sien. Les cinq maris représentent les cinq dieux auxquels elle accordait de l’importance. Le célébrant s’est tourné à l’assemblée en les posant cette question : « Toi qui es ici as-tu combien de dieux ? »

Chacun peut facilement dire qu’il ou qu’elle prie Dieu seul ; mais nous devrions savoir que l’amour de l’argent, toutes ces choses mondaines auxquelles nous accordons de l’importance, ce sont des dieux. Prends aujourd’hui la décision de servir Dieu seul, a-t-il conclu.

Germain NAHIMANA

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