Le célébrant: Abbé Fulgence Nshimirimana (Recteur du Grand Séminaire de Bujumbura)

Chorales : Saint Martin et  Saint Curé d’Ars (Chorale des Grand Séminaristes)

Lectures : 1) Actes des Apôtres: 2, 36 – 41

2) Deuxième Epitre de Saint Pierre 3, 20b – 25

3) Evangile  selon Saint Jean 10, 1-10

Le quatrième dimanche de Pâques au Mont Sion Gikungu a été particulièrement spécial. A part le fait que c’était le premier dimanche du mois de mai, le mois dédié à la Sainte Vierge, le Sanctuaire  de la Paix et de la réconciliation de Mont Sion Gikungu avait l’honneur d’accueillir les premiers pèlerins de ce mois, les grands Séminaristes de Bujumbura accompagnés par leurs éducateurs.

Le Père Recteur du Sanctuaire, Herménégilde Coyitungiye, dans son mot d’accueil,  a bien indiqué que c’est le jour où on célèbre « le Bon Pasteur» et a invité tous les fidèles à prier pour les consacrés et ceux qui font encore leur discernement. Il a dit que c’est un jour spécial et a souhaité un chaleureux bienvenu aux pèlerins, les grands séminaristes, leur recteur et leurs éducateurs qui les avaient accompagnés.

Le Recteur du Sanctuaire Reine de la Paix et Réconciliation, a continué en disant que c’est une très grande joie d’accueillir les grands séminaristes, premiers pèlerins au Sanctuaire, le premier dimanche du mois dédié à Marie.  Il a alors souhaité aux pèlerins de bénéficier  les bienfaits qu’elle a préparés pour eux.  Il a souligné que c’est un grand signe, puisqu’ils sont venus non seulement nous enseigner, mais aussi, même les jeunes gens qui les voient et qui sentent une vocation peuvent se dire: «Moi aussi je peux me consacrer à Dieu ».  Ainsi ils sont venus annoncer la Bonne Nouvelle. Signalons que c’est devenu une habitude pour les grands séminaristes de faire un pèlerinage au Sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation de de Mont Sion Gikungu.

Avant de continuer avec la célébration  de la Sainte Messe, le célébrant, l’abbé Fulgence Nshimirimana, recteur du Grand Séminaire de Bujumbura, a d’abord exprimé sa grande joie, et a remercié le Père Herménégilde pour ce cœur d’amour, qui se manifeste dans ce chaleureux accueil. Il a alors annoncé que c’est une grande joie de pouvoir venir chez Marie, la Mère de Dieu et il a alors invité tout le monde de se consacrer au Bon Pasteur, Lui-même qui dit « Moi je suis le bon berger, et je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent».

L’abbé Juvent Nininahazwe a commencé son homélie par une phrase très marquante du jour,  « Moi, je suis venu pour que mes brebis aient la vie en plénitude»,  citant Jésus dans l’évangile selon Saint Jean.  Il a ensuite annoncé qu’on est venu célébrer la Sainte messe tout en célébrant notre Bon Berger, Jésus Christ.  Il a ajouté qu’ils sont venus s’associer  à la famille chrétienne du Sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation de Mont Sion Gikungu pour célébrer ce jour spécial. Ils ont fait un pèlerinage, depuis le grand séminaire Saint Curé d’Ars, vers ledit Sanctuaire de Mont Sion. L’abbé Juvent a ensuite indiqué qu’un pèlerinage est très significatif. Une personne fait un voyage afin de voir quelqu’un  pour un objectif précis. Il y a un pèlerinage visible comme ils l’ont fait, mais il y a aussi un pèlerinage spirituel, qui se fait dans le cœur par la méditation sur la vie, pour savoir d’où l’on vient et où l’on va,  mais aussi la méditation sur la droiture dans la vie chrétienne. En effet, les Saintes Ecritures réservent une place importante aux pèlerinages. En fait, la bible nous montre que l’objectif est de renforcer la foi.  Les Israélites faisaient des pèlerinages pendant les temps de pâques, pentecôtes, etc. dans différents lieux saints. Quand le Roi Salomon a construit le temple de Jérusalem, celui-ci est devenu une ville sainte et un lieu de pèlerinage, et les gens venaient de tous les coins  vers ce lieu saint. Les psaumes nous nous disent comment les Israélites manquaient Jérusalem pendant leur captivité au Babylon. Quand ils sont rentrés de l’exil, ils ont été très contents  de reconstruire  la ville de Jérusalem et faire leurs pèlerinages.

Pour les chrétiens, le pèlerinage a un caractère particulier. Jésus, Lui-même, a fait des pèlerinages à Jérusalem  comme Luc nous le montre (Luc2, 41- 50).  Mais Jésus a donné un vrai sens au pèlerinage, dans sa conversation avec la Samaritaine.  Jésus nous montre que ces temples construits par les personnes ne sont pas les plus importants. Le cœur même où habite Jésus, est le lieu de rencontre avec Dieu. La vrai rencontre avec Dieu se fait d’abord dans le cœur: il faut adorer  notre Père dans le cœur et la vérité.  Sinon même tous les autres pèlerinages n’auront plus de sens. Cependant, nos pèlerinages gardent leur place dans la vie chrétienne.

Ensuite, le célébrant a souligné que le Bon Pasteur c’est Jésus ; il entre par la porte. Celui qui n’entre pas par la porte dans le bercail des brebis, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est un berger des brebis. Le bon Pasteur est préoccupé par la vie des brebis. Jésus l’a montré quand il a restauré la vue au jeune qui était né aveugle. Ce dernier était maltraité par les Juifs, mais Jésus, le Bon Pasteur, l’a réconforté.

Comme nous sommes dans la période électorale, il faut vraiment prier Dieu pour qu’il nous donne de bons leaders qui mettent en avant l’unité, l’amour et la réconciliation. Jésus a bien montré qu’il y a des mauvais bergers ou leaders, qui ne viennent pas par la porte, et qui viennent tuer et maltraiter. Ceux-là n’entrent pas par Jésus, et ne peuvent rien faire de bon.  Il faut toujours prier pour les bons bergers qui s’occupent de leur brebis. Dans l’Ancien Testament, les prophètes Ezéchiel et Jérémie nous montrent aussi qu’il y a des mauvais bergers qui dispersent les troupeaux au lieu de les rassembler, qui les désorientent au lieu de bien les guider.

L’officiant a terminé son homélie en annonçant que Jésus est le Bon Berger qui n’est pas mercenaire, celui qui rassemble ses enfants et les sanctifie. Il a alors dit que nous sommes venus  nous dédier à Lui et Lui donner nos préoccupations.  Il a clôturé  en priant pour que le Bon Dieu bénisse les fidèles et les guide dans sa vérité.

Il faut noter que la messe s’est clôturée par une procession vers le sanctuaire où les séminaristes et les autres fidèles ont reçu la bénédiction spéciale du jour.

Fulgence Ndayizeye

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