En ce deuxième dimanche du Temps Pascal, c’est le Père Herménégilde Coyitungiye, Recteur du sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation de Mont Sion Gikungu, qui a présidé la messe de 9h30. Signalons que ce dimanche est dédié à la Miséricorde divine. Cette dernière, a rappelé le célébrant, a été instaurée par le pape Saint Jean Paul II le 30 avril 2000.

Les textes bibliques sont tirés du livre des Actes des Apôtres (Ac 2, 42-47), de la première épitre de Saint Pierre (1, 3-9), et de l’Evangile selon Saint Jean (20, 19-31).

Dans son homélie, il a souligné que, dans cette période où le monde est tourmenté par la pandémie de Coronavirus, c’est un bon moment d’avoir recours à notre Père miséricordieux, lui qui est toujours en faveur de ses créatures. Il y a beaucoup de personnes qui n’ont pas pu célébrer Pâques dignement à cause de la peur de cette pandémie. Et par-là, elles commencent à se demander s’il n’est pas vraiment bon temps pour que le Ressuscité manifeste sa victoire. Le célébrant a mentionné que face aux problèmes de tout acabit, comme les catastrophes, la faim, … notre Seigneur Jésus nous dit : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. », comme il l’a dit à Thomas. Le Christ ressuscité vient pour nous dire : « La paix soit avec vous ! »

 

Pour le Père Herménégilde, le Christ ressuscité vient donner cette salutation de paix à ses disciples qui l’avaient renié le jour de sa passion. C’est par ses blessures qu’ils ont reçues la miséricorde, et que nous-mêmes l’avons reçue. En ce qui nous concerne, il nous demande de pardonner si nous voulons être pardonnés comme nous l’exprimons dans le « Pater noster ». Ainsi, en ce jour de la miséricorde divine, nous sommes invités à être miséricordieux. C’est dans ce cadre que le célébrant nous a demandé qu’aujourd’hui nous devrions rentrer chez nous, surtout là où nous croyons avoir des ennemis, pour y annoncer la paix.

En plus, le Père recteur, parlant du sacrement de la réconciliation, il a cité l’injonction du Christ à ses disciples : « Recevez l’Esprit Saint.  A qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Il a recommandé à ceux qui étaient présents de se rappeler la valeur du sacrement de la réconciliation que Jésus lui-même a institué en ce verset ci-haut cité. Le pardon de Dieu que nous recevons en ce sacrement, nous le concevons de plusieurs manières ici chez nous, il va au-delà de l’enlèvement des péchés comme l’expriment ces acceptions du kirundi « impuhwe, imbabazi, ubuntu, umwitwarariko, … » Nous sommes invités à être des instruments fiables de la miséricorde de Dieu, à être des petits crayons dans la main de Dieu comme le disait Mère Teresa de Calcutta.

Nous arrive-t-il quelques fois de compatir avec ceux qui nous ont fait du mal ? Comme les premiers chrétiens, nous devrions apprendre à partager, pas seulement la joie mais aussi les peines ! S’adressant aux pères des familles, le célébrant les a demandés de se rappeler de leurs familles laissées à la maison quand ils sont au cabaret. Aux mamans, il a demandé de se rappeler de leurs de leurs situations familles surtout quand elles ont besoin de nouveaux styles.

En tant que Chrétiens, nous sommes invités à avoir une même vision ; sinon, il nous est impossible de compatir. Apprenons à compatir car chacun a toujours besoin de l’autre à l’instar des disciples de Jésus et des premières communautés chrétiennes, qui partageaient tous, la foi et leurs fortunes.

Enfin, le célébrant nous a invités à être dans la joie en cette journée où nous rendons grâce à Dieu pour son amour et son pardon. Nous devrions nous rappeler aussi que la Vierge Marie nous est donnée comme la mère de miséricorde, le refuge des pécheurs et des pauvres malheureux. Dans ce temps difficile que traverse le monde, supplions-la de tourner son regard maternel sur nous, de nous apprendre à être miséricordieux afin que nous puissions être compatissants avec tout le monde.

Fr. Ndahimana Etienne

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