Ce dimanche, le 16 février 2020, dans la messe de neuf heures trente minutes (9h30), la chorale saint Nicolas de Flüe du Sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation de Mont Sion Gikungu a accueilli la chorale Reine de l’univers de la Paroisse saint François d’Assise de Magarama en Archidiocèse de Gitega.

La célébration eucharistique a été présidée par Monsieur l’Abbé Sébastien NZEYIMANA  en présence de deux autres prêtres (Père Zeno NDAYIRAGIJE, apôtre du bon Pasteur et Frère Jean Claude BAKUNDUKIZE, franciscain) qui avaient accompagné la chorale et du Diacre Jean Bosco HABONIMANA qui avait représenté la communauté des Pères de Schoenstatt dans cette Eucharistie à la place du Recteur du Sanctuaire dignement empêché. Ce dernier, dans son mot d’accueil, a salué tous les fidèles présents et les a accueilli dans l’église de la Sainte Trinité et de façon particulière les visiteurs venant de Magarama. Notons que parmi eux, il y avait deux sœurs Franciscaines de la Croix Glorieuse.

Les saintes Ecritures de ce sixième dimanche du Temps Ordinaire ont été tirées du livre de Ben Sira le Sage (Si 15, 15-20), de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 Co 2, 6-10) et de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 20-22a.27-28.33-34a.37).

Le célébrant principal a entamé son homélie avec la première lecture tirée du livre de Ben Sira le Sage où le Seigneur a mis devant l’homme l’eau et le feu afin qu’il étende sa main vers ce qu’il préfère. Selon l’Abbé Sébastien, le Seigneur a donné à l’homme le libre choix. Mais de cette liberté, l’homme doit être vigilant avant de choisir parce qu’un mauvais choix peut lui coûter beaucoup, voire la vie. Il a poursuivi en donnant beaucoup d’exemples en soulignant entre autre comment l’abus d’alcool peut être dangereux et a invité les chrétiens à le consommer avec modération. Il a encore suggéré à l’assemblée de Dieu de recourir toujours à la Sagesse du Seigneur qui est grande et qui les évitera certaines réactions qui peuvent compromettre leur réputation.

A propos de l’Évangile du jour qui parle des dix commandements, le célébrant a conseillé aux fidèles de mettre en pratique parfaitement et correctement l’amour afin qu’ils soient éloignés du péché. Il a invité ici les Burundais qui parlent tous  la même langue, qui ont la même culture, et qui partagent beaucoup de choses, à s’aimer, à s’entraider et à se soutenir mutuellement. Pour lui, certains conflits d’ordre ethnique, régional, social, ne devraient même pas exister parce que chacun a besoin de l’autre.

Jésus nous met en garde, a souligné l’officiant, sur notre façon de vivre en ses termes : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Jésus va jusque dans les petits détails en nous interdisant de nous mettre en colère contre notre frère, de regarder la femme d’autrui avec convoitise. Il a terminé son homélie sur les jurons, lesquels ont une place très importante dans la culture burundaise. Les burundais jurent beaucoup et souvent c’est pour couvrir leurs mensonges qu’ils le font. Certains, c’est sur leur tête qu’ils jurent et d’autres sur leurs progénitures, etc. A toutes et à tous, le célébrant, à la lumière de l’Evangile du jour, les a interdit cette pratique. «Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

Les deux chorales, après la bénédiction finale, se sont dirigées vers le Sanctuaire pour saluer et se consacrer à la Vierge Marie.

Germain NAHIMANA

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