Il est presque devenu une habitude aux enfants et jeunes adolescents de membres de l’œuvre Pontificale Missionnaire (OPM) du vicariat de la mairie de Bujumbura de célébrer la solennité de l’Epiphanie du Seigneur au Sanctuaire Marial de Schoenstatt de Mont Sion Gikungu depuis un bon nombre d’années. Ce dimanche où l’Eglise célèbre l’Epiphanie, le Sanctuaire susmentionné a vécu le même événement, avec la particularité de recevoir un effectif supérieur à celui de l’année antérieure. L’Eglise de la Sainte Trinité commence à peiner à contenir les seuls enfants membres de l’OPM qui se comptent en termes de plusieurs milliers.

La célébration eucharistique a été présidée par Son Excellence le Vicaire Général de l’Archevêque de l’archidiocèse de Bujumbura. Les Chorales Saint Nicolas de Flüe de Mont Sion Gikungu et Sainte Maria Goretti de la paroisse Regina Pacis de Kinindo ont alternativement animé la sante Messe en chants liturgiques. Tout au début de cette Messe le Vice-Recteur du Sanctuaire Marial de Mont Sion Gikungu, Père Marcien Ndayizeye, a présenté un discours d’accueil et de bienvenu aux pèlerins en les remerciant d’avoir choisi de célébrer cette solennité de l’Epiphanie dans les enceintes du Sanctuaire. Il leur a souhaité de passer de beaux et agréables moments pendant tout le temps qu’ils allaient rester en ces lieux. Les lectures du jour étaient Isaïe 60, 1- 6 ; Ephésiens 3, 2-6 et l’Evangile selon saint Matthieu 2, 1-12.   

Après les deux premières lectures lues par deux jeunes enfants et l’Evangile par le diacre Emile, le Vicaire Général a précisé que cette solennité est pour les enfants une occasion de joie. De cette solennité, il  sied de garder à cœur le fait d’être apôtre et présenter ses offrandes.  Etre apôtre laisse entendre d’bord l’apostolat que tout un chacun est appelé à faire. Et en ce jour, le Vicaire Général a souhaité que les enfants soient les premiers apôtres et missionnaires du Christ  dans leurs familles et à l’école en particulier. Le message à transmettre est le suivant : Jésus, le Sauveur de l’humanité nous est né. Son identité et ses caractéristiques sont d’abord d’être la lumière du monde, une lumière qui luit plus que celle des étoiles et même du soleil. Après l’apostolat, il nous faut présenter nos offrandes à Dieu comme les rois Mages. Nous ne devons pas précisément offrir l’or, l’encens et la myrrhe, mais nous devons adorer notre Dieu en lui offrant nos cœurs et nos prières de louange, d’action de grâce et d’adoration.

Jésus est notre Roi très spécial : il n’a que la croix comme chaise, il n’a d’armes que son grand espoir en son Père. Il veut que nous l’aidions à construire un royaume de paix, d’amour et de réconciliation. Aux enfants, il a été demandé d’être dociles et obéissants envers leurs parents à la maison et leurs éducateurs à l’école.  Il leur a aussi été demandé de partager avec d’autres enfants les plus nécessiteux à la manière dont l’Evangile nous demande de nourrir les affamés, de vêtir ceux qui sont nus, d’assister les malades et de visiter les prisonniers. Dans ce cas nous serons en mesure de nous faire un avec notre prochain comme Jésus s’est fait un avec nous en prenant notre condition humaine. Il nous est enfin demandé de ne pas prendre de repos avant d’avoir établi et consolidé le royaume du Christ en ce monde. Retournons chez nous changés comme les rois mages sont retournés chez eux après avoir été changés par Jésus qu’ils avaient rencontré.

Signalons qu’à la fin de la sainte Messe, l’Abbé Antoine Sabushatse a adressé un discours de remerciement à l’endroit des enfants venus de toutes les paroisses du vicariat de la mairie de Bujumbura, aux prêtres de la communauté des Pères de Schoenstatt qui ont accepté volontiers d’accueillir l’effectif si important de pèlerins et tous les fidèles des alentours du Sanctuaire. Il avait été prévu une procession de tous les pèlerins, à commencer par les enfants venus de différentes paroisses de la Mairie, mais la pluie ne le leur a pas permis. Ainsi les dernières prières et la bénédiction finale ont eu lieu dans la même Eglise de la Sainte Trinité. Il va sans dire que les pèlerins qui n’avaient pas trouvé de la place dans cette Eglise avaient bougé quelque peu avant la fin de la Messe pour trouver un abri là où ils le pouvaient.

Nyandwi Méthode   

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