La célébration eucharistique de ce dimanche 24 novembre 2019, dernier dimanche du calendrier liturgique et du mois de novembre et qui doit correspondre obligatoirement avec la fête du Christ Roi a été présidée par le Père Longin NTIRANYIBAGIRA en compagnie du Recteur du Sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation, Père Herménégilde COYITUNGIYE  et des diacres Floribert KANEZA et Jean Bosco HABONIMANA.

Le célébrant a commencé par saluer et souhaiter une bonne fête du Christ Roi, Lui, le Roi des rois,  à toute l’assemblée de Dieu réunie dans l’église de la sainte Trinité, laquelle salutation a été accueillie avec de longues acclamations et beaucoup de joie. On pouvait remarquer dans cette dernière cinq chorales des six dont dispose le Sanctuaire à l’exception de la Chorale Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui avait animé la première messe. Cette synergie des chorales, comme on l’a appris plus tard à travers le Recteur du Sanctuaire dans son mot de remerciement, est due au fait que ce dimanche correspondait à la fête de Sainte Cécile, patronne de la musique, des musiciens, des compositeurs et des chanteurs. Le Recteur, toujours à propos des chorales, a cité les neuf chœurs d’Anges en rapport avec les six chorales du Sanctuaire ce qui laisse penser au souhait de neuf chorales.

Les lectures de cette solennité de notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’Univers ont été tirées dans le deuxième livre de Samuel, de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens et enfin l’évangile selon saint Luc, toutes les trois portées sur le Royaume. Retenons que l’évangile a été proclamé par le diacre Floribert KANEZA.

Juste avant l’homélie, Le Père Longin NTIRANYIBAGIRA a d’abord invoqué l’Esprit Saint. Il a ensuite  expliqué l’origine de la fête du Christ Roi. Cette fête de dévotion au Christ fut instituée en 1925 par le Pape Pie XI comme une arme spirituelle contre les forces de destruction à l’œuvre dans le monde, qu’il identifiait avec la montée de l’athéisme et de la sécularisation. Son souhait était que toutes les nations puissent obéir aux lois du Christ. Et d’ajouter qu’aujourd’hui il y a encore de ces personnes qui ne croient pas en Christ et qui continuent de vivre comme bon leur semble.

La fête du Christ Roi, Roi de l’Univers, a poursuivi le Père, se résume au fait c’est en Christ que tous les individus se rencontrent et que tous les rois dirigent ou gouvernent.  Ceci résume les différents enseignements, a-t-il rappelé, que nous avons suivi au cours de la neuvaine sur comment être vraiment parmi ceux qui sont gouvernés par Christ. Ceux qui sont gouvernés par le Christ sont caractérisés par la vérité, l’amour et la justice et que c’est en Christ que tous sont sauvés.

Cette fête nous rappelle que c’est le Christ, le Roi de l’Univers, que c’est Lui le commencement et la fin et qu’Il règne sur tout comme nous le montre la deuxième lecture. C’est une fête qu’il faut célébrer parce qu’elle nous rappelle la victoire du Christ, Lui à qui nous devons le Salut et la Paix que le péché nous avait privés. Une fête où nous célébrons l’amour et le pardon de Dieu. Christ est le Roi qui nous guérit de nos péchés et nous aide à mener une vie qui s’accorde avec la sainteté de Dieu afin de vivre paisiblement tous les jours de notre vie sur terre, a expliqué l’officiant.

Au moment de l’offertoire, un tambour, symbolisant le royaume et le pouvoir royal, a été offert afin que Christ règne sur le Burundi . Rappelons que là où bat le tambour vit une autorité, l’autorité du Christ, le Roi des rois.

Signalons qu’à la fin de la messe, il y a eu procession vers le Sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation comme à l’accoutumée chaque dernier dimanche du mois.

Germain NAHIMANA