Nous sommes le 18 novembre 2019. Comme chaque mois, en cette date qui est non moins importante pour le Mouvement Apostolique de Schoenstatt, tous ses membres renouvellent leur Alliance d’amour avec la Vierge Marie pendant la messe du soir qui a toujours lieu au Sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation.

Ladite date, le 18 de chaque mois, a été choisie parmi les autres du fait que  c’est en cette date, le 18 octobre 1914, que le Père Fondateur de ce Mouvement, Joseph Kentenich, scella avec ses étudiants l’Alliance d’Amour avec Marie dans une petite chapelle – le Sanctuaire –qui lui est consacrée.

Cette messe de renouvellement d’Alliance d’Amour avec la Vierge Marie, qui a été animée par la Chorale Sancta Maria comme à l’accoutumée chaque 18,  a été présidée par le Père Longin NTIRANYIBAGIRA en compagnie des diacres Jean Bosco HABONIMANA et Floribert KANEZA. Le devant du Sanctuaire était plein comme jamais. Les schoenstattiens et les amis de la Vierge Marie ont répondu massivement à l’invitation.

Les lectures de ce lundi, trente-troisième semaine du Temps Ordinaire, ont été tirées du premier livre des Martyrs d’Israël et de l’évangile selon saint Luc. Signalons que l’évangile a été proclamé par le diacre Jean Bosco HABONIMANA.

Le Père Longin NTIRANYIBAGIRA a introduit son homélie par deux petites questions à l’endroit de l’assemblée : Croyez-vous ? Voulez-vous guérir ? Il a lui-même répondu à ces deux questions en cette phrase très simple mais puissante : Va ! Ta foi t’a sauvé. Et d’ajouter humoristiquement « je m’attendais à ce que vous vous leviez et partir » et les fidèles ont ri. Il  a poursuivi son homélie par une troisième question : Que croyez-vous ? Il a encore une fois répondu à cette question en ses termes :

Je crois en Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint Saint-Esprit et à la sainte Eglise Catholique, laquelle Eglise célèbre aujourd’hui les basiliques de Saint Pierre et de Saint Paul, apôtres. Il a poursuivi avec le CREDO jusqu’à la fin. Il a rappelé aux fidèles que telle est la foi et la croyance des chrétiens catholiques capable de les sauver. Pour clore ce paragraphe, le Père a tenu à signifier qu’un homme de foi, c’est un homme accompli capable de répondre à sa vocation d’homme et de veiller à ce que règne l’harmonie entre Dieu, les hommes et toute la création.

Il a ensuite entamé la deuxième partie de son homélie axée sur la grandeur de la liberté. Pour le célébrant, c’est toujours librement que l’homme se tourne vers le bien. Cette liberté, a-t-il continué, nos contemporains l’estiment grandement et la poursuivent avec ardeur. Cependant ces gens de notre temps la chérissent d’une manière maladroite et se permettent tout. Mais la vraie liberté, a insisté le Père, est en l’homme un signe privilégié de l’image divine. Car Dieu a voulu le laisser libre pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s’achever ainsi dans une bienheureuse plénitude.

La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre 3par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. L’homme parvient à cette dignité lorsque, se délivrant de toute servitude des passions, par le choix libre du bien, il marche vers sa destinée et prend soin de s’en procurer réellement les moyens par son ingéniosité. Ce n’est toutefois que par le secours de la grâce divine, a noté l’officiant, que la liberté humaine, blessée par le péché, peut s’ordonner à Dieu d’une manière effective et intégrale. Et chacun devra rendre compte de sa propre vie devant le tribunal de Dieu, selon le bien ou le mal accompli.

Vers la fin de son homélie, le Père Longin NTIRANYIBAGIRA s’est adressé de façon particulière à la famille de Schoenstatt présente àa cette eucharistie en ses termes : les paroles de notre Père et Fondateur Joseph Kentenich doivent de nouveau retentir dans nos oreilles et cela de façon constante : Un homme nouveau garde son oreille sur le cœur de Dieu et sa main sur les pouls du temps pour la gloire de Dieu et le salut des hommes.

Puisse Marie, notre Mère et Reine Trois fois Admirable de Schoenstatt nous éduquer constamment pour faire de nous des hommes nouveaux, libres et sauvés, a-t-il conclu.

Germain NAHIMANA