La sainte Messe d’aujourd’hui a été présidée par le Père Félicien NIMBONA en compagnie de Père Longin NTIRANYIBAGIRA, l’Abbé Adrien NTABONA et des diacres KANEZA Floribert et HABONIMANA Jean Bosco. Dans son introduction, il a fait savoir que nous sommes au trente-troisième dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique C. Chaque fois que nous venons à l’Eglise, nous venons rendre grâce à Dieu pour toute son assistance en même temps que nous lui demandons de toujours veiller sur notre vie. Les lectures de ce dimanche ont été respectivement tirées du Livre de Malachie 3, 19- 20 ; de la seconde Epitre de saint Paul aux Thessaloniciens 3, 7-12 et de l’Evangile selon saint Luc 21, 5- 19.

Dans son homélie, le Père NIMBONA a d’abord fait savoir que le nom Malachie signifie « envoyé de Dieu ». Nous sommes tous appelés à être des envoyés de Dieu pour proclamer sa Bonne Nouvelle du salut. Le livre de Malachie est court car il comprend trois chapitre seulement, mais il est porteur d’un message important aux mots forts et directs. Il a été écrit vers les années 480 et 450 avant notre ère. En ces temps-là bien des gens étaient désespérés et se posaient beaucoup de questions de savoir pourquoi Dieu n’intervient pas en leur faveur chaque fois que de besoin. Mais aussi en même temps, Dieu avait déjà exprimé son dégoût pour les mauvaises offrandes que les prêtres d’alors lui offraient : mauvaises récoltes, des animaux malades ou ayant une certaine infirmité. C’est dans ce contexte que le prophète Malachie vient avertir tout le monde de l’imminent châtiment de Dieu.

Il est facile d’obtenir le baptême, mais se comporter selon les exigences de ce baptême ne va pas de soi. Il nous faut fournir un effort supplémentaire pour adopter un comportement de chrétien en tout ce que nous faisons. Dans ce monde où le chômage et la corruption croissent sans cesse, il n’est pas  aussi aisé de se comporter toujours en chrétiens. Mais la Bible nous dit que seulement ceux qui résisteront et garderont la foi en Dieu se verront couronnés au royaume de Dieu. Des gens volent les biens publics ou des individus et viennent à l’aise pour donner une partie comme offrande à Dieu. Que ces gens sachent, a insisté l’officiant, que Dieu ne fermera point son œil sur leur mal tout comme Il ne l’oubliera jamais avant de le punir. A côté de ce vol direct, il y a de gens qui se servent des Saintes Ecritures pour tromper les autres afin qu’ils donnent presque de leurs biens a ceux qui ne veulent pas travailler pour avoir du pain de leur sueur.

Dans l’Evangile, a poursuivi le prédicateur, Jésus a parlé de la destruction du Temple de Jérusalem, cela a trois significations. D’abord, le Temple de Jérusalem veut dire que Jésus est la seule Eglise vivante de Dieu et son corps est la véritable et vivante offrande qui plait à Dieu. La destruction du Temple de Jérusalem signifie ensuite que Jésus savait très bien qu’il allait mourir et ressusciter pour délivrer les hommes de l’emprise du mal afin  de parvenir au salut. Enfin, cette destruction veut nous enseigner, explique le célébrant, que nous sommes enfants de Dieu et que par conséquent nous devons nous soucier du bien du prochain en tout et partout. Cela est d’autant plus important que nous sommes dans un pays qui se prépare aux élections d’ici quelques mois. Nous devons faire preuve de retenue, de compréhension et de patience, conseille le Père, envers des gens d’appartenance politique ou d’origine différente de soi.

Depuis longtemps, l’Eglise  a connu la persécution mais elle ne s’est jamais tue devant les injustices qui se commettent dans ce monde. Et le prédicateur du jour d’ajouter : « Le jour où l’Eglise se taira devant les injustices de ce monde, elle ne sera plus l’Eglise catholique telle qu’instituée par Jésus christ ». Dans la deuxième lecture, saint Paul demande aux Thessaloniciens de toujours travailler au lieu tomber dans la paresse, qui sans nul doute pourrait les amener dans le vol et toutes les autres mauvaises actions. Et quand nous devons faire notre travail, faisons- le très bien pour plaire à Dieu et non à soi-même ou aux autres. Que la vierge Marie prie et intercède pour nous. Amen

Nyandwi Méthode

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