Selon le calendrier hebdomadaire au Sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation de Mont Sion Gikungu, les fidèles chrétiens, qui le désirent et qui sont disponibles, participent à la messe du soir depuis le mercredi jusqu’au vendredi. Les lundis sont normalement pour la louange ; au moment où les mardis il n’y a pas de culte, les samedis sont souvent réservés aux messes de mariage.

Mais ce lundi, le 11 novembre, il y a eu un cas exceptionnel et la messe a été célébrée le soir. La fête de Saint Martin, patron de la chorale saint Martin, l’une des six chorales du Sanctuaire de Mont Sion Gikungu qui animent les messes en chants, en était le moteur. Signalons que c’est cette même chorale qui a animé ladite messe qui a débuté à 17 heures dans la chapelle eucharistique.

Dans son homélie, l’officiant, le père Longin NTIRANYIBAGIRA, a tenu à remercier premièrement ladite chorale pour son engagement à servir le Seigneur à travers les chants. Il a profité de cette occasion pour l’acclamer, ensemble avec les fidèles, pour leur chant qui a remporté la compétition musicale organisé par le Sanctuaire et qui est devenu ainsi l’hymne du Sanctuaire.

Deuxièmement, le prédicateur a abordé la vie de Saint Martin, Évêque de Tours, comment à l’âge de 15 ans il fut enrôlé dans l’armée. Il a souligné qu’un jour Martin a rencontré un pauvre grelottant de froid, presque nu, par un hiver rigoureux. En voyant sa situation, il s’est rappelé la parole de l’Evangile : « J’étais nu, et vous m’avez couvert. » Ainsi, il lui a dit : « Mon ami, je n’ai que mes armes et mes vêtements. » Et, taillant avec son épée son manteau en deux parts, il en donna une au mendiant. Le Père a terminé sa biographie en expliquant à l’assemblée que toute la vie de Saint Martin a été caractérisée par la charité, le désintéressement, la pureté et la bravoure.

Il a donc demandé aux choristes de suivre toujours son modèle dans leur ministère. C’est à travers vous que nous voyons Saint Martin, a expliqué le célébrant. Il leur a demandé de  s’efforcer de ne pas souiller son image en leur rappelant aussi qu’il est possible de devenir saint comme Saint Martin. La sainteté, c’est faire confiance en Dieu, a-t-il conclu.

Germain NAHIMANA

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