La messe du soir de ce jeudi, trente et unième semaine du temps ordinaire, a été célébrée à la chapelle eucharistique de l’église de la Sainte Trinité par le Père Marcien NDAYIZEYE. Les habitués des messes du soir savent qu’elles se disent toujours au Sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation sauf quand il y a la pluie comme hier.

Le célébrant a introduit son homélie par cette phrase de l’évangile du jour: « Les publicains et les pécheurs s’approchaient tous de Jésus pour l’écouter ». Signalons que c’est l’évangile selon saint Luc en son quinzième chapitre, versets 1 à 10.

Les pharisiens et les scribes font savoir leur mécontentement en s’en prenant à Jésus, un maître religieux qui vit entouré de pécheurs. Le prédicateur fait remarquer aux chrétiens qu’ils s’en prennent à Lui sans s’adresser à lui personnellement. « Cet homme accueille les pécheurs ».

Partant de leur attitude de parler derrière le dos de quelqu’un, le Père fait savoir que de telles personnes existent encore aujourd’hui dans notre société. Quelque fois nous colons les étiquettes sur les gens, nous les condamnons et nous oublions que Dieu peut changer la vie d’un pécheur.  Nous reconnaissons tous qu’à un moment ou à un autre, nous ressemblons bien à la brebis égarée, a-t-il poursuivi. Quand nous savons que le berger nous voit et s’approche, est-ce que nous cherchons à nous enfuir plus loin encore ? Quand il se penche avec amour pour nous libérer des ronces, est-ce que nous nous empêtrons davantage en nous débattant ? Sommes-nous perdus, désirant que l’on nous trouve, ou sommes-nous satisfaits de nous être égarés ? Quand nous voyons le berger s’approcher, est-ce que nous essayons de l’éviter en nous cachant dans les buissons ? Le Père s’est-il interrogé.  Peut-être avons-nous été trouvés par le berger, donnant ainsi une grande joie aux anges dans le ciel et à Jésus lui-même, le Père a-t-il répondu.

Voilà des gens qui portent peut-être le poids de fautes, mais qui au plus profond d’eux-mêmes sont en bonne santé, continue-t-il. Ils ont perçu qui était Jésus, ils viennent à lui, ils veulent l’entendre parce que sa parole les relève, sa parole leur donne encore la dignité, leur donne de la joie. Ils ont envie de nouveauté dans leur vie, d’une nouvelle chance. Ils veulent ouvrir une autre page de leur vie.

Au contraire, les pharisiens récriminent contre Jésus qui accueillent ceux qu’ils appellent  « les pécheurs ».  En voulant condamner Jésus qui accueille les publicains et les pécheurs, ces docteurs de la loi oublient que ce n’est pas leur mérite qui puisse accéder au salut. C’est comme s’ils ne n’ont pas besoin de la grâce de Dieu pour être sauver. Pour eux, ils ne manquent de rien pour être sauvé. 

Donnons-lui chaque jour la joie de nous trouver là où nous devrions être, accomplissant la volonté du Père. Allons plus loin et devenons des bergers comme lui afin de l’aider à ramener des âmes à Dieu. Évitons aussi de mépriser les autres, soyons compréhensifs envers les âmes qui une foi chancelante. Demandons la grâce à Jésus de ne pas mépriser ni  juger nos prochains, a -t-il martelé.

 C’est lui qui nous a invité parce qu’il veut que nous demeurions dans son amour, que nous ne puissions pas nous égarés et égarer les autres. Il vient nous donner dans son corps et son sang la force afin que nous puissions continuer à le servir pour sa gloire et pour le salut toute l’humanité, a -t-il conclu.  

Germain NAHIMANA

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