Le Père Félicien NIMBONA, en compagnie des diacres Floribert KANEZA et Jean Bosco HABONIMANA, a présidé la messe de trentième dimanche du temps ordinaire et dernier dimanche du mois d’octobre.

Dans son mot d’introduction, il a rappelé aux chrétiens que ce mois d’octobre est le mois Marial, le mois missionnaire et en même temps le mois du rosaire. Tout chrétien baptisé-confirmé est donc appelé à annoncer la Bonne Nouvelle à son domicile, à son lieu de travail, … et de préciser que la proclamation de la Parole de Dieu n’est pas réservée aux seuls évêques et prêtres. A la fin de l’eucharistie, comme à l’accoutumée chaque dernier dimanche du mois, tous les chrétiens sont appelés à se diriger au sanctuaire dénommé depuis le 19 octobre Sanctuaire de la Paix et de la Réconciliation, a-t-il continué.

Remercions, dans cette eucharistie, le Seigneur pour tous les bienfaits qu’Il nous a accordés. Remercions-le pour la célébration du jubilé qui était couronnée de succès, pour tous ceux qui se sont donnés corps et âme afin que tout se passe comme prévu, a-t-il indiqué.

Le Père a profité de cette occasion pour parler grosso modo des lectures du jour et surtout de l’évangile qui se rapportait sur le publicain et le pharisien. Partant de ces deux hommes, le célébrant, s’adressant aux fidèles, a tenu à signaler qu’il se pourrait que, même à l’heure actuelle, il y ait des gens qui osent regarder les autres et les traiter de tous les maux comme le cas du pharisien. A tous ces péchés conscients comme inconscients, le père a introduit la prière de confession.

La première lecture « la prière du pauvre traverse les nuées » a été tirée du livre de Ben Sira le Sage, le trente-troisième psaume, « un pauvre crie, le Seigneur entend », nous a servi de psaume responsorial, la deuxième lecture, « Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice », de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée et enfin l’évangile selon Luc « Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien ».

L’homélie nous a été présenté par le diacre Floribert KANEZA. Signalons que c’était sa première homélie depuis son ordination diaconale comme nous le signifiera Père Félicien vers la fin de l’eucharistie. Il encouragera même les chrétiens à suivre avec attention les homélies de ces derniers parce qu’elles sont très riches d’enseignement vu qu’ils viennent de terminer les études théologiques. A tous ceux qui veulent connaître la Bible et théologie, prêtez une oreille attentive aux enseignements des diacres, a-t-il conclu.

Diacre Floribert est parti de la définition des mots «pharisiens » et «publicain » avant de débattre séparément les deux hommes. 

Pour le pharisien, son problème est qu’il se croit juste et n’a donc pas besoin de la présence divine en lui. Se croyant ainsi, son péché est le plus grave et telle est sa faute. Le publicain, lui, est un pécheur pardonné. Il a reconnu que l’homme n’est jamais juste par lui-même ni par ses actes et en a demandé pardon.

Dieu se trouve impuissant et désarmé devant l’homme qui se juge satisfait de lui-même et qui n’attend rien de qui que ce soi. A l’opposé, Dieu réalise des merveilles avec celui qui se reconnaît pécheur et qui accueille sa grâce.

En conclusion, il est possible d’être juste en accueillant le pardon de Dieu.

Germain NAHIMANA

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