Depuis son existence en 1994, le Sanctuaire Marial de Schoenstatt de Mont Sion Gikungu n’avait jamais vécu un tel événement si grandiose préparé avec délicatesse, minutie et une réglementation rigoureuse dans la chronologie des événements. Le comité d’organisation des festivités avait depuis longtemps planifié toutes les étapes à suivre depuis le matin de ce samedi 19 Octobre 2019. Les chorales de même que les membres des différentes commissions en apostolat au Sanctuaire n’avaient jamais été si activement bousculés qu’ils l’ont été en ce jour mémorable. Le tambour burundais a commencé à résonner à 8heures et demie pour marquer le début des cérémonies et inviter tout un chacun à être dans la place de droit. Il n’est plus fréquent d’entendre le son du tambour burundais depuis qu’il a été classé parmi la liste du patrimoine de l’UNESCO il y a moins de cinq ans.

La Sainte Messe du jour a été dirigée par Son Excellence Monseigneur l’Archevêque de l’Archidiocèse de Bujumbura avec à ses côtés leurs Excellences Messeigneurs le Nonce Apostolique du Burundi et l’Archevêque Emérite Evariste Ngoyagoye, le Vicaire Général de l’Archevêque de Bujumbura et un effectif impressionnant de prêtres venus de différents diocèses du Burundi, de la RDC et du Nigéria. Toutes les places disponibles dans l’Eglise de la Sainte Trinité et de ses alentours avaient été bien occupées par les pèlerins bien avant neuf heures pour être sûrs qu’aucune des étapes des festivités ne leur échapperait. Le début de la célébration eucharistique a été marqué par le discours du Recteur du Sanctuaire au cours duquel il a souhaité la bienvenue à tout un chacun, tous protocoles observés. Il a aussi tenu à remercier tous ceux qui avaient rehaussé de leurs présences lesdites cérémonies du jubilé de vingt-cinq ans du Sanctuaire Marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu et d’Ordination diaconale  des Fratris de la Congrégation des Pères de Schoenstatt. Il n’a pas non plus oublié de mentionner en remerciant tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué au bon déroulement des cérémonies.

Avant les cérémonies d’ordination diaconales de Jean Bosco Habonimana, Floribert Kaneza et Alain Amani Mwilarhe, Monseigneur l’Archevêque a présenté son homélie au cours de laquelle il a invité tout un chacun à rendre grâce à Dieu pour les biens, grâces et bénédictions dont Dieu n’a cessé de nous accorder durant les vingt-cinq ans. Le Sanctuaire Marial dont nous fêtons le jubilé d’Argent a commencé dans des périodes difficiles de l’histoire du Burundi, une année seulement après l’assassinat du premier Président démocratiquement Melchior Ndadaye et ses collaborateurs ainsi que plusieurs milliers de Burundais innocents.  De plus, la mairie de Bujumbura connaissait des ségrégations ethniques dans des quartiers. Ce Sanctuaire est donc devenu comme le lieu où jaillit l’eau qui réconcilie les uns et les autres. La vierge Marie a été comblée par Dieu de plus qu’elle ne pouvait ni l’attendre ni l’espérer. Dès réception du message de l’ange, Marie n’a fait que commencer à rendre grâce à Dieu. Nous devons nous aussi apprendre d’elle et rendre grâce sans cesse à Dieu pour ses promesses avant même qu’elles ne nous parviennent ; a-t-il poursuivi.

Ce qui ne vaut pas la peine c’est de penser à presser Dieu à faire notre volonté, plutôt pressons-nous à lui rendre grâces pour sa volonté en nous, tel que Jésus lui-même l’avait dit avant son arrestation. Que cela se fasse selon sa volonté et non la nôtre. C’est en ce sens que Dieu nous surprendra avec ses grâces comme Il l’a fait à la vierge Marie. Mais aussi nous faut-il partager avec notre prochain ses biens divins, a-t-il conclu.

Nyandwi Méthode

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