La célébration eucharistique de ce vingt et unième dimanche du Temps Ordinaire a été présidée par le Père Herménégilde Coyitungiye, Recteur du sanctuaire marial de Schoenstatt à Mont Sion Gikungu. Il a remercié tout un chacun pour avoir répondu à l’invitation du Seigneur qui nous appelle à son banquet de joie et de bonheur. Il a ensuite annoncé que certains, parmi les fidèles présents, vont couronner la vierge Marie pendant la cette eucharistie après s’y être préparés. Ceux-ci ont voulu dire à cette mère trois fois admirable qu’ils la reconnaissent comme la Reine de leur vie.  La Chorale Sainte Famille a animé la sainte Messe en chants. Les lectures du jour ont été respectivement tirées du Livre d’Isaïe 66, 18-21 ; de l’épitre aux Hébreux 12, 5-7. 11-13 et de l’Evangile selon saint Luc 13, 22-30.

Dans son homélie, le Père Recteur a signifié que le Dieu qui nous a créés est le même qui nous a donné la Vierge Marie pour nous montrer que nous sommes appelés à partager la gloire de Dieu si nous acceptons de faire la volonté du Père comme Marie. Dans l’Evangile, quelqu’un a demandé à Jésus si ce sont seulement quelques-uns qui seront sauvés. Ce quelqu’un c’est moi, c’est toi. ‘Nous sommes tous appelés à la vie, et non à ma mort’, a précisé le Père Recteur. Ce qui est malheureux c’est qu’il y a des gens qui vivent comme s’ils ne savaient pas qu’ils sont sur le pèlerinage vers la Jérusalem céleste, comme si la vie s’arrêterait seulement dans le matériel et  le corporel. Le salut nous a été gratuitement donné par le sang sauveur du Christ comme saint Paul nous le précise quand il dit que nous devrions mourir si ce n’est le  Seigneur qui mourut pour nous.

Nous devons faire tout notre devoir sans toutefois rester dans l’oisiveté anonyme des gens paresseux et sans foi. Il ne vaut même pas de vivre en voleur qui se tient toujours prêts à voler et s’enfuir avec les biens que d’autres personnes ont obtenu dans la fatigue et la sueur. Il y a d’autres personnes qui se laissent emporter par l’alcoolisme, la drogue et le vagabondage sexuel, passant ainsi outre la loi divine et les préceptes en vigueur. Les uns comme les autres doivent savoir qu’une vie de chrétienté exige un effort et des fois des sacrifices de la part de celui qui s’y engage.

Dans la deuxième lecture, il nous est demandé de rendre droits les sentiers pour éviter que notre prochain ne trébuche ni ne tombe. Face à la douleur de la vie, souvenons-nous des souffrances du Christ, lui qui n’a pas fui la souffrance, mais l’a endurée pour notre salut. L’on ne peut pas penser à parvenir à la vie éternelle sans passer par la mort. Seulement, la mort est un passage obligé pour passer de la vie terrestre à la félicité de la vie éternelle à laquelle nous aspirons. Nous sommes sûrs que cette vie est prévue pour toute personne, ce qui nous amène à nous demander pourquoi des personnes repoussent d’autres pour des motifs d’exclusion que nous avons-nous-mêmes créés et mis en pratique. Nous devons garder à cœur que Dieu nous a donné la mission d’aller proclamer sa Bonne Nouvelle à toute créature et jusqu’aux extrémités de la terre. Sa promesse de récompense est que là où Il est, nous y serons aussi. Comment alors se peut-il que nous repoussions ceux avec qui nous vivrons dans l’éternité ?

Si nous voulons bâtir le Royaume de Dieu en écartant les autres, nous sommes sûrs de ne pas réussir à entrer au ciel, plutôt nous sommes en train de nous enfoncer dans l’enfer. La Bible nous dit que c’est en enfer où les gens n’ont pas le même langage et il y a sans cesse des cris et des grincements de dents. Prions les uns pour les autres pour avoir un même esprit et une seule foi et que la Mère Trois fois Admirable intercède pour nous afin que nous soyons des fils et filles dignes de mériter le royaume de Dieu auquel Jésus nous appelle sans cesse. 

                                                                                                                                            Méthode Nyandwi

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