Située à l’est de la République Démocratique du Congo, la ville de Goma se trouverait à quelques 300 km de Bujumbura. Ceux qui veulent se rendre à Bujumbura à partir de cette ville empruntent la voie aérienne ou les voies maritime et terrestre. Vu leur situation pécuniaire, nombreux sont ceux qui font recours aux voies terrestre et maritime pour se déplacer.

Tel est aussi le cas d’une cinquantaine de pèlerins gomatraciens, tous schoenstattiens, venus des paroisses : Bienheureuse Annoirithe, Notre Dame du Mont Carmel et Saint Francois Xavier de Ndosho pour fêter l’Assomption de la Sainte Vierge-Marie au Sanctuaire Marial de Schoenstatt de Mont Sion Gikungu.

Comme le premier groupe nous l’a témoigné, ils ont d’abord pris la voie maritime pour se relier à la ville de Bukavu et cela pendant 6 heures. De Bukavu, ils ont emprunté la voie terrestre et ont dû passer par le Rwanda, puis par les provinces de Cibitoke et Bubanza afin de se retrouver à Bujumbura après 5 heures de route.

Le deuxième groupe n’a pas eu cette chance parce qu’une fois à la frontière rwando-congolaise, ils ont été obligés de rebrousser le chemin. Ils sont donc passés par NGOMO, une très longue route et semée d’embuches, reliant la ville de Bukavu à la cité d’Uvira en passant par la plaine de la Ruzizi. Une plaine que ceux qui l’empruntent, le font au péril de leur vie suite à l´insécurité qui y règne. Et d’Uvira, ils ont traversé la frontière burundo-congolaise de Gatumba pour venir directement au Sanctuaire. Ils ont totalisé 10h de route.

Pour les premiers comme pour les seconds, le chemin a été très long et très fatigant. La question que l´on peut se poser ici est : « Qu´est-ce qu´il y a derrière cette motivation quand on sait que ce voyage est entièrement pris en charge par eux-mêmes et que la majorité d’entre eux sont soit père ou mère de famille nombreuse? »  Voici les éléments des réponses à cette question à travers ces témoignages.

Mama bawili, une mère de 4 enfants dont des jumeaux, affirme être venue croiser la Mère Trois fois Admirable et lui présenter ses requêtes. Secourue dans un bateau qui a fait naufrage un certain 3 mai à 17h 30, elle se rappelle avoir vu une femme avec un enfant sur son épaule qui la tirait du côté de son enfant comme pour le sortir de l´eau. Après une heure, par miracle, alors que les cadavres se contaient déjà par dizaine, elle a été prêtée main-forte par un secouriste inconnu. A partir de ce moment, elle a commencé à raconter son histoire pour finir par savoir que cette femme avec un enfant qu´elle a vu c´est la Mère de Dieu, Mère du Rédempteur et Mère des rachetées. Elle est depuis lors schoenstattienne.

Selon Concilie et Francesca, c´est avant tout par amour envers Maman Marie qu´elles ont fait ce déplacement, pour lui montrer combien elles l´aiment. C´est aussi pour accomplir l´un des 5 piliers du mouvement apostolique de Schoenstatt savoir la visite du sanctuaire.

Nous sommes venues puiser à la source des grâces, prier pour notre cher et beau pays, contempler et honorer notre chère Mère pour son jour de fête, ont-elles poursuivi. Vu les merveilles que notre mère a déjà accompli pour nous, le nombre de pèlerins ne cesse de croitre à travers notre témoignage. Au tout début, nous étions cinq à faire ce déplacement aujourd´hui nous atteignons une cinquantaine, ont-elles conclu.

Nous leur souhaitons bon retour à leur pays natal, la République Démocratique du Congo, et prions avec eux la Sainte Vierge Marie que leur pays se redresse très vite.

Germain NAHIMANA

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