La Messe du septième et dernier dimanche de Pâques, le 2juin, a été célébrée par le Père-Recteur du Sanctuaire marial de Schoenstatt au Mont Sion Gikungu, en compagnie de six autres.

Après la prière de la récitation du chapelet comme c’est le cas pour tous les dimanches une demi-heure avant le début de la messe, les trois cloches de la Paix laissent entendre leur son. De la sacristie à l’Eglise, les servants de messe et les Prêtres font procession. Le célébrant accueille alors tout un chacun dans la maison du Seigneur.

Homélie

Il a focalisé son homélie sur l’explication du courage qu’a caractérisé Saint Etienne le premier martyr, devant ceux qui lui faisaient du mal, comme le dit la parole du livre des actes des apôtres.  Le Pauvre Etienne  est resté courageux dans les yeux de ses adversaires qui ne lui souhaitaient que la mort.  Il n’avait même pas laissé sortir de sa bouche une moindre injure ou un mot de malédiction.  Et pourtant, il souffrait beaucoup parce qu’ils étaient en train de le lapider. Selon le célébrant, rien d’autre ne signifie pas ce comportement, sauf l’Esprit Saint que le Seigneur donne à ceux qui l’acceptent. « Ceux qui ont reçu l’Esprit Saint, dit-il, agissent comme Jésus. Au lieu d’injurier ceux qui le torturent, il prie pour eux : « Seigneur, ne leur  impute pas ce péché ».

Le Prêtre a insisté en disant : «  Nous avons besoin de l’Esprit de Jésus pour bénir ceux qui nous haïssent, pour pardonner ceux qui font l’impossible pour notre chute. » Le Christ a prié pour l’unité des chrétiens mais ce qui est dommage comme l’a dit le Père Félicien, c’est de voir comment les chrétiens d’aujourd’hui se sont divisés, jusque même au point de s’entretuer et s’injurier. « Que l’Esprit de Dieu soit sur nous afin que nous soyons unis de nouveau, ajoute-il. Comme nous n’avons qu’un seul Dieu, connu dans la mort et la résurrection de son Fils Jésus, nous devons de ce fait rester unis, a-t-il martelé.

Il a clôturé en disant que tout fidèle est appelé à demeurer debout, un signe de la victoire et de la résurrection : « Faites en quelque sorte que vous ne soyez pas des hommes qui marchent en rampant ou qui marchent sur la tête. Que puissent le Saint Esprit nous aider à rester debout. »

Dans cette même célébration eucharistique, le Père Jean Bernard MAZURU, Supérieur de la communauté des Pères de Schoenstatt au Burundi a annoncé le changement au niveau de la responsabilité du Sanctuaire. Il a alors remercié les anciens responsables et a encouragé les nouveaux Recteurs : « Je remercie de tout cœur les Recteurs pour tout ce qu’ils ont pu réaliser. A vous chers chrétiens, je vous demande de bien accueillir ces nouveaux apôtres comme vous l’avaient fait aux précédents. Et vous chers nouveaux Recteurs, soyez les serviteurs humbles et fidèles, mais aussi courageux. »

Quant au Père qui est remplacé Félicien NIMBONA, il a énormément remercié les fidèles et leurs a demandé pardon : «  Avec mon compagnon, nous vous remercions infiniment, par ce que vous nous avez tant aidé, sans vous ne nous pourrions rien faire. Nous vous demandons pardon de tout notre cœur, là où peut être nous n’avons pas été dignes. Priez pour nous. »

Le nouveau Recteur a manifesté sa joie d’être envoyé, et il a déclaré qu’il accueille sans se plaindre l’apostolat : «  Je viens d’être envoyé pendant que nous sommes dans le cénacle  en attendant le Saint Esprit. Je remarque que c’est le signe que l’Esprit descendit sur les apôtres continuera à agir et que c’est bien lui qui fera tout. » Il a avoué qu’il n’est qu’un simple serviteur : « C’est plutôt la Vierge Marie responsable de son Sanctuaire, moi je ne suis qu’un humble instrument et je ne peux rien faire sans lui. Je vous demande de continuer à nous aider et a prier pour nous.

Le Recteur du Sanctuaire est désormais le Père Herménégilde COYITUNGIYE et le Père Marcien NDYIZEYE, Recteur Adjoint. Ils ont alors reçu de la part du Père Supérieur les clés du Sanctuaire et du Tabernacle comme symboles de la nouvelle mission.

 

Brigitte IRAKOZE

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