Le dimanche des rameaux revêt un caractère tout particulier dans la liturgie de l’Eglise, car il débute la semaine sainte qui nous mène tout droit vers les mystères de notre salut qui commence solennellement le Jeudi Saint avec l’institution de la sainte Cène.

La célébration eucharistique de ce dimanche a été dite par le Père Félicien Nimbona, Recteur du sanctuaire Marial de Mont Sion Gikungu. Le chant liturgique a été alternativement animé par les chorales Saint Nicolas de Flue et Sainte Maria Goretti.

Les rites de bénédiction des rameaux ont été célébrés devant le sanctuaire juste avant la sainte Messe. Après la lecture de l’Evangile selon saint Luc dans ce même endroit, le Père Félicien a fait savoir que Jésus a voulu et  a choisi le chemin des personnes simples dans la société : «  Il a choisi de se déplacer sur un animal le plus simple, l’âne. Tout cela, Jésus l’a fait pour nous apprendre à être humbles dans notre société pour pouvoir aider et élever les autres. Aussi, devons-nous reconnaître nos fautes et nos péchés pour obtenir la guérison que le Messie nous apporte a-t-il « martelé.

De retour du sanctuaire, tous les fidèles ont fait procession vers l’Eglise de la Sainte Trinité où se déroulent habituellement les Messes des dimanches.

Après la lecture du texte de la Passion du Seigneur selon saint Luc, le Père célébrant a procédé à l’homélie. Dans sa prédication, il a fait savoir qu’il y a quatre évangiles comme la Bible nous les présente, mais aujourd’hui l’Eglise a choisi que nous suivions la lecture de la Passion selon saint Luc.

La foule de gens qui ont accueilli Jésus dans le chant et la joie à son entrée à Jérusalem était la même qui, quelques jours après, a crié demandant de le crucifier sur la croix. « Comprenons combien nous les hommes sommes changeants et infidèles, tout comme nous sommes ingrats, a-t-il insisté ». Il a continué en disant que ceci est le cas pour les petits et les grands dans toutes les sociétés du monde. Un exemple que nous tirons de la Bible à cet effet est le jour où jésus parlait de sa passion à ses disciples qui discutaient entre eux pour savoir qui est le plus grand et le premier entre eux. Les hommes se comportent de la même façon : « Nous voulons toujours occuper les premières places dans la société et peser notre poids sur les autres, ce qui n’est pas du tout bon pour un chrétien, a expliqué le célébrant.

le Père Félicien NIMBONA

Le fait d’occuper les premières places dans la société prend plus d’ampleur pour des gens qui ont des gardes du corps avec tout le protocole y relatif. Il se fait qu’actuellement les petits sans protection gardent sur eux un couteau pour se défendre au cas du besoin. L’exemple que nous voyons dans la Bible est celui de Simon Pierre qui s’est servi de son couteau pour couper l’oreille droit d’un parmi ceux qui étaient venus arrêter Jésus. S’il en est ainsi pour beaucoup de gens, qui finalement se dirait être en sécurité comme tout le monde peut attaquer ou se défendre à n’importe quel moment ?

Selon lui de tous nos penchants à attaquer notre prochain, la réaction et la réponse de Jésus est : ‘Arrête, reste-en là, rentre le glaive dans le fourreau’.  Par ces mots, Jésus nous empêche de continuer  à penser et à agir dans la voie qui nous mène loin de la volonté divine : l’adultère, le vol, le viol, le meurtre et le mensonge.

Pilate avait très bien compris que Jésus était innocent, mais il l’a fait crucifier pour plaire au peuple qui voulait sa mort par haine orchestrée par les pharisiens et les chefs religieux d’alors. «  Parmi nous, il y a des juristes. Nous voudrions que vous fassiez votre métier correctement tel que la loi l’exige, et non pas pour plaire aux chefs qui vous ont nommés ou le peuple qui vous corrompt ». Il y a seulement quelques jours, le Ministre vous a accusé officiellement d’accepter la corruption, c’était sur les écrans de la télévision nationale. Il en est des juristes que pour toute autre personne qui veut toujours agir à l’encontre de ce qui lui est dû où exigé par la loi. Comment voulons vivre notre foi alors que nos pensées et nos actions sont aux antipodes des exigences de la foi et de la morale chrétienne, questionne le célébrant.

L’exemple de notre bonne conduite nous a été donné par Jésus lui-même qui a vécu notre condition humaine mais n’a pas connu de péché. Par contre, il est un signe d’unité entre les gens qui furent des ennemis farouches avant sa présence. C’est ce qui s’est passé entre Hérode et Pirate selon la Bible. Non seulement ça, il nous pardonne et nous invite à pardonner aux autres. Acceptons donc de marcher à sa suite en reconnaissant notre faiblesse afin d’être guéris par sa miséricorde et son amour envers nous.

Nyandwi Méthode

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