Chaque vendredi au Sanctuaire Marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu, les fidèles viennent nettoyer l’Eglise et balayer ses environs. Le dimanche, jour du Seigneur approche. Avec netteté, les chrétiens s’y préparent dès le vendredi.  C’est un travail noble !  C’est aussi un rappel au maintien de la propreté du corps et de l’âme, temple vivant du Dieu Vivant.

La propreté est signe de vie. Pendant  toute la période du carême, un seul mot et seul conseil qui  fait toujours objet de toute instruction n’est autre que : « la conversion »

Les édifices artificiels font  penser aux temples de Dieu que sont tous les chrétiens comme le dit saint Paul apôtre dans son premier épitre aux corinthiens chapitre 6, 19. «  Ne savez-vous  pas que votre corps est le temple de l’Esprit Saint ? »

Chacun chrétien est alors appelé à nettoyer parfaitement son cœur, et  purifier son corps. Comme il maintient la propreté dans son maison, le Seigneur veut qu’il fasse ainsi pour  son cœur. En passant par  le prophète Joël, les Seigneur invite son peuple à la conversion. «  Revenez à moi de tout votre cœur,… Déchirez votre cœur et non vos vêtements (Jl, 2,18)

Le temple de Dieu qui est le corps est souillé par les actes ignobles commis par ce même corps et la saleté affecte le cœur. Personne ne préfère pas vivre un endroit sale, le Christ aussi ne peut pas résister. Quand le cœur est sale, il quitte.  L’Esprit saint aussi part ! Bienvenue à Satan et à ses anges. C’est ainsi que ce cœur devient une case des esprits mauvais.

Pour le chrétien, l’essentiel n’est pas de garder propre seulement le corps et les autres édifices en oubliant le cœur : Jésus dit que l’Esprit est ardent mais la chair est faible (Mt 26,41). Pour obtenir la force nécessaire afin de maintenir propre le cœur, le Christ Jésus invite tout un chacun à manger le pain de vie : « Je suis le pain de vie » (Jn 6, 35). Et vice versa, pour recevoir ce pain de vie, il est demandé de préparer d’abord le cœur.

Le Christ montre qu’il ne sert à rien de posséder tout de ce monde, d’être n’importe qui sur la terre et de faire quoi que ce soit, quand on perd sa vie : « Que sert donc à l’homme  de gagner le monde entier s’il ruine sa propre vie » ?  (Marc 8, 36).

 

Brigitte IRAKOZE

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