La période du carême est un moment propice de méditation pour les chrétiens, de réflexion et de de conversion. C’est une occasion pour les fidèles de faire à l’aide des raisonnements, quelques pas en arrière, dans l’objectif de mieux faire une auto-évaluation. Certes, le passé sombre prépare l’avenir certain et non douteux. Ce n’est pas un moment des pleurs et des gémissements, mais plutôt de mettre pas à pas dans leurs mains un peu de joie, de mettre joyeusement dans leurs cœurs un peu d’amour et mettre courageusement dans leurs yeux un peu de vie.

Le Mont Sion Gikungu répond avec satisfaction à toutes les attentes des pèlerins. Mont Sion c’est comme Mont Thabor ! Le Seigneur prend avec lui ses enfants pour leur montrer sa splendeur. Il appelle chacun par son nom et l’invite à cheminer ensemble.

Mont Sion Gikungu est un lieu calme qui favorise la méditation.

Carine NIYORUKUNDO est venue ce jeudi 21 mars 2019 répondre à l’appel du Christ. Quelque part sous un arbre, elle médite profondément. On dirait celui qui est totalement maîtrisé par le sommeil, étant donné que le soleil reflète une lumière qui, à son tour, provoque la chaleur. Mais pas du tout ! Elle ne somnole pas, elle est plutôt dans son dialogue intime avec le Seigneur.

Après sa méditation, elle se réveille comme celui qui quitte de bons rêves. Sur son visage un peu, triste, la joie occupe une grande partie. Elle regarde devant, derrière, à gauche à droite. On dirait qu’elle est égarée et qu’elle essaie de se rappeler où elle est. Après à peu près trois minutes, elle se réjouit : « De tout mon cœur, j’aime ce lieu. C’est mon endroit mignon. Quand je suis là, je me sens calme et reposée. » Avec un rire gentil, elle baisse la tête : « Oui ! Je suis tellement heureuse. » Elle prend la bible qu’elle a sur elle et commence la lecture de la parole de Dieu.

Cette fille qui a quitté Kanyosha, du sud au Nord, se dit satisfait de son pèlerinage. « Venir ici, mon plus grand bonheur. D’ailleurs je me programme à ce qu’un mois ne s’écoule sans ma présence. »

Quant à savoir ce qui l’intéresse de plus dans cet endroit, Carine se résume : « c’est un bon lieu. »

Au moment où  l’intérieur du Sanctuaire est occupé par des pèlerins qui font l’adoration, à l’extérieur aussi se remarque des personnes qui, en silence font des prières.

Brigitte IRAKOZE

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