Depuis qu’elle a reçu du messager de Dieu l’ange Gabriel qu’elle va mettre au monde le Dieu Fils, Marie se rendit en hâte vers la région montagneuse dans une ville de Juda. Elle partit chez sa cousine Elisabeth pour partager avec elle sa joie et lui dire que le « Puissant fit pour elle des merveilles, saint est son nom »

Voilà ce que fait même aujourd’hui la Vierge Pèlerine au Burundi depuis 1998. La Mère du Christ Jésus n’est pas celle qui est devenue esclave de la paresse, elle n’avait pas tardé à faire autant de kilomètres pour emmener Jésus sauveur.

Avec les « apôtres de la Vierge Pèlerine », la Mère de Dieu ne reste pas enfermer chez elle. Elle sort de chez soi et elle peut arriver mêmes dans les coins perdus du pays. Elle visite ses enfants dans leurs familles respectives et partage avec eux le quotidien, leur joie et leurs peines. Cette maison qui accueille la Sainte Vierge devient de ce fait un Sanctuaire et c’est la joie qui caractérisent les membres de cette dernière comme le dit le Père fondateur de la famille de Schoenstatt Joseph KENTENICH : « Avec la lumière claire et transparente, le Sanctuaire forme une histoire sainte de la famille et éveille une forte et silencieuse sainteté du quotidien dans une bienheureuse union familiale. »

C’est la Reine de la paix, elle calme et donne la paix aux affligés. Elle la Reine de la conciliation : elle réconcilie ceux qui se sont divisés.

La Vierge Marie attend ses fils et filles chéris dans le Sanctuaire quand ils y effectuent le pèlerinage, mais elle les rejoigne aussi dans leurs foyers. Elle l’ambition de voir ce que vivent ses enfants, elle visite les familles et comble ses grâces aux membres. Comme elle avait visité sa cousine Elisabeth, elle visite aussi chacun de ses enfants.

Au Sanctuaire marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu, les fidèles effectuent en abondance les pèlerinages, étant donné que ce dernier est toujours ouvert du matin au soir. L’essentiel pour un pèlerin n’est pas de fréquenter cet endroit et rentrer bredouille ! C’est plutôt venir et retourner avec un cœur de Marie la Vierge, avec la joie de la faire reine de sa maison.

 Le Père  KENTENICH le conseillait aux gens de son temps. Il disait : « Emportez avec vous l’image de la Mère de Dieu et accordez-lui  une place dans vos maisons. Ainsi, vos foyers deviendront eux-mêmes de petits Sanctuaire où l’image de grâce pourra agir et créer un terrain familial saint et former des membres de familles saints. »

Pendant cette période du carême, les chrétiens ont besoin de la présence régulière de Marie dans leur vie, comme celui qui les soutient et qui prie avec eux et pour eux.

 

Brigitte IRAKOZE

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