Tout a changé dans l’Eglise. Surtout le décor, la couleur violet qui domine attire l’attention des chrétiens. On remarque directement le changement. La belle et douce mélodie en absence des instruments de musique favorise la méditation profonde. C’est bel et bien une nouvelle période.

La célébration eucharistique de ce premier dimanche du Carême le 10mars 2019 a été présidée par l’Abbé Noël NTIRANDEKURA. « Le malheur ne peut fondre sur toi, ni la plaie approcher de ta tente, il a pour toi donné ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies. » voilà les paroles du psaume nonante, qu’il s’est servi comme son psaume de l’invitatoire. Les lectures du jour ont été respectivement tirées du livre du Deutéronome 26, 4-10 ; Romains, 10, 8-13 et de l’Evangile selon saint Luc 4, 1-13.

Dans son homélie, l’Abbé a d’abord rappelé les mots de la seconde lecture selon lesquels quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. La question suivante a été posée par le célébrant à tout un chacun : « Si quelqu’un te demandait ce que tu viens faire ici dans l’église ce dimanche ou chaque dimanche, que lui répondrais-tu ? » Bon nombre de fidèles et même de non fidèles sont accourus vers l’église pour l’imposition des cendres au front afin de mieux se préparer à la fête de Pâques qui s’annonce.  Selon le prêtre, si cela vient du fond du cœur plein de foi, c’est bon, mais au cas contraire, cela ne vaut pas la peine.

Le temps du carême dans lequel sont tous les chrétiens, est un moment favorable qui  rappelle que tout leur être et leur avoir est un don de Dieu qu’ils ne doivent pas négliger. Avant de commencer son apostolat, Jésus a accepté de se faire baptiser par Jean comme les autres personnes. De plus, il a connu un jeûne de 40 jours au désert, sous les tentations du diable. Ceci enseigne que la vie chrétienne, tout comme l’apostolat, n’est pas faite que de bonnes actions, il y a aussi des pièges et des tempêtes.

« L’avidité de la nourriture et du pouvoir, de même que l’orgueil qui veut que l’on ne parle que de nous, sont autant des obstacles qui nous piègent dans notre vie de chrétien en nous éloigne du chemin de Dieu », a dit le prêtre. Il a ajouté que satan, se tient toujours quelque part pour profiter d’un point de la faiblesse de quelqu’un, pour précipiter sa chute. Dans la première lecture, MOÏSE n’a jamais cessé de rappeler au peuple d’Israël de garder à cœur les paroles du Dieu qui lui a fait sortir d’Egypte, d’une main forte et victorieuse. A nous aussi, a-t-il majoré, Dieu nous envoie toujours ses messagers qui nous rappellent à revenir et rester dans le sûr chemin.  

La troisième fois, Satan a demandé à Jésus de se prosterner devant lui afin de recevoir pouvoir sur le monde et les nations.  Jésus a refusé, résistant ainsi aux tentations de ce dernier. D’après l’abbé, quelqu’un se pose la question : « Si un jour l’on me placerait sur les collines surplombant la mairie de Bujumbura et me demanderait de me prosterner devant satan, serais-je à mesure de résister ? « Prions les uns pour les autres pour recevoir et toujours garder à cœur les paroles de Dieu qui nous rappellent sans cesse qu’Il est la seule source de vie. Ainsi, toute personne qui voit nos actions, y trouvera un bon exemple de comportement dans la vie. C’est aussi de cette manière que nous serons lumière et sel du monde tel que la Bible nous le l’exige. Que notre amour envers le prochain ne soit pas sélectif sur base de quelques critères que ce soient. » Ainsi a-t-il terminé son instruction.

Normalement et calmement, le célébrant et les participants ont continué la prière, qui a été clôturée dans un climat d’ambiance.

 

Nyandwi Méthode

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