Le premier jour qui commence la période que l’Eglise appelle « carême » c’est le « mercredi des cendres ». L’un des quarante jours que dure cette période. Toute l’Église entière l’a célébré généralement, et l’Eglise de Mont Sion Gikungu particulièrement, le mercredi 6 mars 2019.

Non comme à l’accoutumée, cette messe vespérale a été célébrée dans l’Eglise de la sainte Trinité grâce à une participation massive des fidèles. On dirait une journée dominicale. Ce nombre nous a fait penser à la valeur qu’ont ce jour et la période commencée dans la vie chrétienne des fidèles.

Le Père Longin NTIRANYIBAGIRA qui a présidé cette sainte messe, il l’a introduite en informant que tous les chrétiens commencent un voyage qui va durer quarante jours, et qui les conduisent à la joie pascale. C’est le moment opportun selon lui, pour chacun de prendre la décision : faire le bien et laisser le mal. Pas de célébration pénitentielle comme d’habitude.

Homélie

Dans son instruction, le célébrant a rappelé que le mercredi des cendres  fait entrer les fidèles, dans une période du carême : « Ikarema, on le dit en Kirundi, mas ce n’est pas un mot kirundi. Simplement cela peut nous donner une explication en kirundi : nouvellement créés. Le carême nous aide à devenir des nouveaux créatures »

Le carême comme l’a dit le Prêtre, ça a origine dans l’histoire des enfants  de Dieu : «  chaque fois que le Seigneur veut révéler une chose importante dans la vie des hommes, ça prenait quarante jours  ou quarante ans. Le Serviteur de Dieu Moise avait passé quarante jours sur le mont Sinaï en attendant que le Seigneur  lui donne les dix commandements. Aussi, les israélites avaient mis quarante ans avant d’arriver sur la terre promise. » Une question est alors posé aux fidèles participants : «  Quelle est votre destination ? Qui vous inspire dans votre cheminement ? C’est sans doute Jésus, a-t –il répondu.

Il a fait connaitre aux fidèles que ces jours ne sont pas de pleurs et de gémissements mais que c’est l’occasion de voir l’évidence de l’amour divin dans la vie. C’est comme un chemin  vers la conversion qui conduit  à la joie.

Trois exercices essentiels que chaque chrétien doit essayer durant cette durée ont été signalés par le célébrant, telle la prière, le jeûne et l’aumône.

Dans cette période que nous commençons, a- t-il ajouté, nous sommes appelés à devenir humbles tout en reconnaissant que nous sommes pécheurs et que nous voulons retourner dans la maison du Père.

Après l’homélie, le célébrant a procédé à la bénédiction des cendres. Aidés par le diacre et les sœurs, ils ont commencé l’imposition des cendres. Tous les participants, aidés par les choristes avec de belles mélodies appropriées, se sont alignés pour  l’acte.  Les célébrants ont continué normalement la messe sous la fraicheur vespérale et elle s’est terminée 19heures moins le quart, dans un climat d’ambiance.

 

Brigitte IRAKOZE

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