Après la onzième station du chemin marial qui nous a rapporté  comment nous avons reçu Marie comme mère au pied de la croix, la scène suivante nous montre la mère de Jésus qui reçoit son corps après la mort sur la croix. C’est la Pietà.

Le corps de Jésus a été descendu de la croix comme nous le dit l’évangéliste Jean au chapitre 19, 38-42 et on l’avait donné à Marie qui le reçoit tendrement. Dans tout chemin vers Golgotha, la Sainte Vierge avait suivi son fils jusque sous la croix. Marie souffrait comme son fils, parce que leurs cœurs se communiquaient mais elle était restée silencieuse et calme. La croix a été l’autel de la consécration du Seigneur.

Et la croix d’unité nous montre la Vierge Marie, sous la croix, avec un calice, on dirait qu’elle est en train de recueillir le sang que verse son fils. Jésus est le Prêtre, l’offrande c’est bel et bien lui-même et sa Mère est  comme un diacre qui aide le prêtre. Elle a été  le premier diacre sous la croix de son fils. Cela nous donne aussi cette idée de l’amour profond entre une maman et son enfant. Comme On ne peut pas séparer Jésus de sa Mère,  il est aussi impossible d’aimer l’un et haïr l’autre. Ils sont dans l’unité.

Le Père Longin NTIRANYIBAGIRA: »Que Marie nous aide à accueillir la mort dans la foi »

Comme l’a explicité le Père Longin NTIRANYIBAGIRA, Marie était d’une grande douleur mais sa foi et son espérance n’ont pas diminué. Selon lui,  la mort est un grand mystère qui vient dans notre vie sans qu’on s’y prépare. « Chaque fois que nous pardons les nôtres, nous sommes touchés à point de perdre même la tête et nous sommes gagnés par une douleur extrême et quelques fois ça nous trouble. »  Mais nous avons la mère de Dieu comme exemple, elle qui a tout accepté depuis la naissance de Jésus jusqu’à  sa mort. La mort est une volonté de Dieu comme le dit Saint Paul dans son épitre aux Romains, notre vie et notre mort sous le regard de Dieu. (Rom, 14,7-12).

Le corps de Jésus dans ses bras, elle avait contemplé son fils qui a été traité de plus un traitre et elle se souvenait de pas mal de chose depuis la naissance jusqu’à cette heure-ci. Comme les autres, elle avait enseveli  son fils et était rentrée avec une douleur qui dépasse l’entendement, mais elle gardait l’espoir de le revoir le plutôt possible. Marie n’avait pas oublié ce que disait son fils qu’après trois jours il ressusciterait.

Que puisse la mère de Dieu aider tout un chacun à accueillir la mort avec foi et espérance.

Brigitte IRAKOZE

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