Père Longin NTIRANYIBAGIRA

La prière de ce lundi 3 décembre, dans l’optique de la préparation de la solennité de l’Immaculée Conception,  a commencé 18 heures. Heureux et calmes, des centaines de fidèles ont participé à une louange avant de suivre l’enseignement du Père Longin NTIRANYIBAGIRA.

« Le Puissant fit pour moi des merveilles ; saint est son nom » (Lc 1,49). Tel est le thème principal de la neuvaine et aussi la devise pour cette année jubilaire du Sanctuaire Marial de Schoenstatt Mont Sion Gikungu.

Se référant sur la parole tirée des Actes des Apôtres (1,12-14), le Père Longin a montré comment Marie est la Mère de l’Eglise. Il a raconté : « Marie nous apprend à prier dans l’Eglise comme elle l’a fait avec les Apôtres dans le cénacle. L’Eglise est notre mère et Marie  a été la première enfant de l’Eglise mais elle est aussi sa Mère ». Marie est une Vierge caractérisée par la prière. Ce qui caractérise aussi l’Église, selon le Père Longin, c’est la prière. Une question alors est survenue : Est- ce que nous avons deux Mères ?

Pour mieux comprendre et répondre à cette question, a signalé le Père, nous devons d’abord connaitre ce que c’est l’Eglise. L’Eglise vient du grec avec comme signification « les invités de Dieu », «  l’assemblée de Dieu », « la famille de Dieu ».

« Nous ne pouvons pas être la famille de Dieu alors que Jésus n’est pas au sommet. Le Christ, il est au sommet, il est la tête de l’Eglise et l’Eglise est le corps du Christ. Marie est la Mère du Christ, elle est aussi la Mère de l’Eglise. Nous, nous sommes membres de l’Eglise parce que c’est elle qui nous donne le nom ». Il a aussi rappelé que l’Eglise est liée au Christ, elle est, selon lui, l’épouse sans tache. Marie est aussi sans tache. C’est ainsi que l’Eglise doit prendre exemple sur Marie pour atteindre ce stade d’être appelé enfant de Dieu. Comme Jésus ne se détache pas de sa mère, elle se détachera non plus de l’Eglise.

D’après le Père Longin, Marie est comme un miroir pour l’Eglise afin d’être de vrais enfants de Dieu, le Père. Il a continué en disant que comme marie a reçu le Christ en elle, l’Eglise aussi reçoit le Christ dans les sacrements. Marie a été remplie de l’Esprit Saint, aussi l’Eglise est construite et fortifiée par l’Esprit Saint. Marie a une place prépondérante dans l’Eglise grâce aux dons reçus de l’Esprit de Dieu, et c’est cet Esprit qui règne dans l’Eglise. Que Marie Mère de Dieu et de l’Eglise nous apprenne à comprendre la valeur d’être enfant de Dieu chacun dans son nom.

Témoignage

Soeur Jacqueline NDUWIMANA

Dans le Sanctuaire, le Seigneur opère toujours des miracles par l’intercession de la Mère de Dieu et de l’Eglise. Sœur Jacqueline NDUWIMANA, des Sœurs bene-Mariya témoigne l’amour et la protection de Jésus à qui reste fidèle à son engagement. « J’étais étudiante à l’Université des Grands Lacs dans le département des soins infirmières.

Pendant les cours théoriques, je disputais souvent avec mon professeur sur l’usage des méthodes contraceptives, je lui montrais combien ces pratiques sont nuisibles à la santé et lui essayais de me convaincre jusqu’à ce qu’il soit furieux. Mes condisciples commençaient à me faire peur me disant que ce prof allais me faire une mauvaise note.

Après les théories, nous devrions faire les stages de sept mois. Je commençais à me demander comment toute cette période va prendre fin sans que je me sois confronté à ces histoires des méthodes contraceptives parce que franchement, je ne voulais pas donner ces genres de chose à aucune femme. Mais chaque fois que je me souvenais que  la période de stage approche, seule la peur gagnait mon cœur à tel point que je pensais à l’abandon des cours. Je me demandais souvent comment j’allais m’en sortir.

J’avais décidée de faire cela un objet de prière. Je venais  mainte fois au Sanctuaire et je montrais à Marie mes préoccupations. En fin de compte, nous avions amorcé les stages et on n’avait pas tardé de m’introduire dans le service où je dois rencontrer bel et bien les femmes qui venaient pour le planning familial. L’Esprit de Dieu m’a dirigée et j’avais commencé à enseigner ces dames et je leurs montrais les conséquences néfastes à leur organisme et aussi que c’est un péché. Beaucoup ont abandonné et d’autres avaient même enlevé ce qu’elles avaient dans leurs corps.

Les responsables du Centre de Santé avaient découvert ce geste et ils m’ont appelé au bureau. J’avais tellement peur. Je me suis entretenue avec la Directrice du District. Elle me demanda furieusement : «c’est toi qui es venue détruire notre Centre ? » Je vous dis la vérité, c’est le Seigneur qui a répondu en ma place. Je me disais qu’on allait me chasser mais certainement pas, j’ai continué mon stage. Mais j’avais peur qu’on me donnerait une note indésirable. Je n’avais pas cessé de prier au jour le jour mais aussi de venir dans le Sanctuaire. J’ai terminé mon travail avec succès, j’avais eu une note de 18/20 et dans la théorie j’avais récolté 16/20. Je remercie le Seigneur.»

Brigitte IRAKOZE

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