« Aie pitié de moi, Seigneur, toi que j’invoque tout au long de la journée, car tu es miséricordieux et tu fais miséricorde à tous ceux qui te supplient ». C’est par ces mots du psaume de l’invitatoire que le Père Herménégilde Coyitungiye a introduit la célébration eucharistique de ce vingt deuxième dimanche du temps ordinaire. Avant le confiteor, le Père Coyitungiye a jugé bon de présenter et accueillir certains des visiteurs: l’Abbé Ildephonse Niyongabo du diocèse de Bururi, mais actuellement en apostolat en Italie depuis douze ans; Abbé Gérard Nduwimana de Gitega, en apostolat et aux études en France; l’Abbé Stanislas Ngendakumana, lui aussi en apostolat en Italie depuis déjà vingt ans et l’Abbé Evariste Harerimana du diocèse de Muyinga. Il y avait aussi une délégation représentative des chrétiens de la paroisse cathédrale de Ngozi qui sont venus saluer les fidèles de Mont Sion Gikungu.  Le célébrant du jour a rappelé aux fidèles que les reliques de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus allaient passer au sanctuaire à15 heures. 

Dans son homélie, le Père Coyitungiye a fait savoir que l’Epitre de Saint Jean nous fait très bien comprendre toutes les lectures du jour quand il disait que quiconque dit qu’il aime Dieu alors qu’il hait son prochain est un menteur. Cet enseignement de Jean nous lie les uns aux autres tout en nous approchant de Dieu. Au Burundi, l’on parle de Dieu dans de très nombreuses occasions et circonstances, l’on organise même « des rencontres de prières » de telle manière que ceux qui nous entendent se diraient sans doute qu’il n’y a pas de peuples aussi fidèles à Dieu que les burundais. Mais la réalité peut sans doute être différente. Dieu veut d’abord que nous aidions les veuves et orphelins de chez nous, tout en observant la loi divine au lieu de s’en tenir sans cesse aux coutumes des nos ancêtres. En ce jour, disait le P. Herménégilde, Dieu nous invite à nous observer et nous juger nous-mêmes pour voir si nous lui sommes fidèles ou si nous ne faisons que nous embourber dans le mal. Au cas où nous trouverions que nous sommes dans le mauvais chemin, prenons la décision de changer sans trainer. 

Dans l’évangile de ce dimanche, Jésus nous parle des méfaits qui sont en nos cœurs et s’extériorisent pour montrer notre mauvaise face afin de nous éloigner de Dieu et de nos prochains. Parmi ceux-ci il  ya le mensonge, l’adultère, la débauche,  l’insatiabilité et l’orgueil. Tous ces péchés démontrent le non respect que nous avons envers nous-mêmes, nos prochains et envers Dieu lui-même. Demandons à Dieu de nous gratifier de son Saint Esprit afin de savoir sa volonté et l’accomplir gardant à cœur que s’en tenir aux coutumes de nos ancêtres ne vaut plus si l’on n’est pas sur la voie de Dieu.

Nyandwi Méthode  

Laisser un commentaire