La célébration eucharistique du quatrième dimanche de carême a été présidée par le Père Longin Ntiranyibagira. La chorale Sainte Maria Goretti a assuré l’animation des chants liturgiques. Les lectures du  jour ont été respectivement tirées du Premier Livre de Samuel 16,1-6. 10-13; de l’Epitre aux Ephésiens 5, 8-14 et de l’Evangile selon saint Jean 9, 1-41. Dans son introduction, le Père Longin a invité tout un chacun à s’unir à tant de fidèles à travers le monde qui ne peuvent pas se rassembler pour adorer le Seigneur à cause de la pandémie du coronavirus qui sévit dans le monde actuellement. Nous n’oublions pas de prier pour ceux qui perdent tout espoir et dont l’élan pour la prière diminue de plus en plus.

Dans son homélie, le Père célébrant du jour a rappelé que dès le Mercredi des Cendres, nous avons entamé une marche vers la fête de Pâques. Dans cette marche, nous progressons pas à pas et Dieu nous y entraîne sûrement par sa grâce. Cette marche ressemble à une route où il y a des panneaux et pancartes de signalisation qui nous montrent à quelle distance nous sommes et celle qui nous reste à parcourir. Ce quatrième dimanche du carême est aussi appelé dimanche de la joie. L’ornement de la liturgie devrait normalement être rose. Au cours de l’année liturgique, il y a seulement deux dimanches de la joie: le troisième dimanche de l’Avent et ce quatrième dimanche de carême.

Ce dimanche vient au moment où le  monde vit dans la peur et la désolation à cause de la mort qui sévit dans beaucoup de pays suite à la pandémie de coronavirus. Nous pourrions poser la question que les Juifs ont posée à Jésus: ” Qui a péché pour qu’il y ait tant de morts et de pleurs dans le monde?” La réponse est la même que celle que Jésus a donnée aux Juifs: c’est pour que la volonté de Dieu se manifeste. Il est vrai que quand nous sommes dans le malheur nous nous posons beaucoup de questions. Nous ne devons pas égarer notre cœur à cause de la souffrance. Fixons notre regard et notre espoir sur Jésus, notre chemin et notre consolation. C’est cela même que le Psaume 22 nous a rappelé. Jésus guérit notre corps, et c’est lui-même qui le garde grâce à ce qui est autour de nous: “Il a formé la boue, l’a mise sur mes yeux et m’a demandé d’aller me laver.”

Nous comprenons donc que Dieu passe par ce qu’il a créé pour entretenir notre vie. C’est ce que nous vivons avec les sacrements que nous recevons, à commencer par le baptême, la pénitence et la communion. Pour cette dernière, nous utilisons le blé que nous cultivons et vin que nous produisons. Dans son projet de nous guérir, Jésus nous demande notre part de la même façon qu’il l’a fait avec cet aveugle, à qui Il a demandé d’aller se laver. Nous avons été purifiés par le baptême et nous continuons à être purifiés par le sacrement de la réconciliation.

Jésus est vrai homme et il veut s’approcher des hommes pour les sauver et les purifier de leur péché. C’est ce même Jésus qui dit qu’il est le chemin, la vérité et la vie. Comme son langage est plus important que celui des hommes, nous ne pouvons que dire de Lui qu’il est plus qu’homme. Il est aussi plus important que tous les prophètes connus en Israël. Il s’est abaissé pour nous élever. Il donne la promesse de la vie éternelle, Il noue son amitié avec toute personne qu’il rencontre et se soucie d’elle, surtout celle rejetée par la société et la loi.  Devant Jésus toute personne a de la valeur, et il n’y a pas de différence, tout le monde est égal.

Jésus est le semeur du grain de moutarde qui grandit pour devenir un grand arbre où les oiseaux viendront habiter.  Il n’a rien écrit, Il a voulu nous faire comprendre qu’Il est l’Alpha et l’Omega de tout ce qui existe, et toute sa vie est un message pour nous. Quatre évangélistes seulement ont écrit sur sa vie, et chacun de nous peut être le cinquième. Saint Jean a parlé de Jésus comme son ami; nous pouvons parler de Jésus comme notre Sauveur. Ceux qui parlent des fautes ou des erreurs des autres, ne devraient pas le faire ainsi. Nous devons apprendre à parler des biens des autres non pas de leurs fautes.

En concluant son homélie, le Père Ntiranyibagira Longin, a appelé tous les fidèles à proclamer les bienfaits de Jésus afin que même ceux qui ne le croient pas encore changent leur vie et se tournent vers lui. Ainsi nous pourrons regagner notre identité comme filles et fils du Dieu vivant. Il a terminé, comme il l’avait mentionné dans son introduction, à exhorter les fidèles à prier pour ceux qui souffrent du coronavirus et ses conséquences, ainsi qu’à respecter les consignes des autorités et du personnel soignant.

 

NDAYIZEYE Fulgence et NYANDWI Méthode