La journée du dix-huit de chaque mois, qui est connue comme la journée de l’Alliance d’Amour, est une journée commémorée dans la famille internationale de Schoenstatt. C’est ainsi qu’en ce dix-huit mars 2020, la famille de Schoenstatt du Burundi a célébré cette journée au Sanctuaire de la paix et la réconciliation au Mont Sion Gikungu. Il y avait une foule immense de pèlerins et la messe de la circonstance a eu lieu dans la Grande Eglise dédiée à la ‘Sainte Trinité’ suite à une douce pluie qui arrosait l’ambiance.

La célébration eucharistique a commencé à 17h et était présidée par le Père Longin NTIRANYIBAGIRA, Aumonier Dirigeant National et Régional du Mouvement Apostolique de Schoenstatt, accompagné du Père Marcien Ndayizeye, Vice-recteur du sanctuaire de Mont Sion Gikungu et des diacres Floribert KANEZA ET Jean Bosco HABONIMANA. Comme d’habitude, c’est la chorale Sancta Maria qui anime les chants pour cette occasion.

Dans son homélie, le Père Longin a parlé des circonstances mondiales dans lesquelles nous célébrons ce jour d’Alliance d’Amour. Selon lui, nous célébrons ce jour quand le monde entier est dans la tornade de la pandémie du virus ‘Corona’, qui sème la peur dans le monde entier. Et, il a articulé son enseignement en trois grands points dont le sens d’Alliance d’Amour et la Providence divine ainsi que le respect des commandements de Dieu.

En effet, selon l’officiant, aujourd’hui nous célébrons cette fête de l’Alliance avec une grande confiance et espérance. En regardant les signes du temps actuel, nous comprenons encore plus et nous devons y croire sans hésitation que dans l’Alliance d’Amour conclue avec la Sainte Vierge Marie se trouve un remède pour les épreuves et les dangers qui tourmentent la vie de l’homme. Certains peuvent penser qu’en disant comme cela nous exagérons, mais dans « la sainte histoire » de notre famille de Schoenstatt, étape par étape, nous avons compris que Dieu ne nous abandonne jamais que nous vivions, que nous mourions, nous sommes du Seigneur. L’Alliance d’amour avec la Vierge Marie nous aide à vivre dans l’espérance inébranlable de la Providence Divine, de la Puissance Divine et de l’Amour Divin. C’est quand on peut penser que tout est fini que la Vierge Marie nous rappelle encore plus à croire et à avoir confiance en Dieu Tout Puissant et Vivant avec nous.

C’est Dieu qui a tout créé et l’homme a reçu de lui la responsabilité suprême de gérer les créatures en suivant les Commandements de Dieu. Et si jamais l’homme passe à côté de ces commandements, les choses tombent en ruine car nous aurions éloigné les créatures du Dieu Créateur et dans ce cas il n’y aura plus la vie. La Sainte Vierge Marie est donc le signe de notre espérance car en Elle, il y a eu l’Alliance entre Dieu et l’homme, l’Alliance entre le Ciel et la terre. C’est ainsi que dans la première lecture (Dt 4, 1.5-9), Moise a interpelé les Israélites et par ailleurs nous même, d’écouter et de respecter les décrets et les ordonnances de Dieu pour les mettre en pratique.

En outre, dans les nouveaux ordres et lois du monde, nous devrions toujours nous rappeler des commandements de Dieu. Alors, nous devons nous demander s’ils sont respectés dans notre vie quotidienne ? Nous le savons que les commandements font le soubassement de l’Alliance qu’il a conclue avec nous pour que nous vivions dans la sécurité et dans la liberté. Cependant, Dieu ne nous aime pas parce que nous sommes saints ou justes, Dieu nous aime parce qu’Il est Amour. C’est pourquoi Jésus est mort pour nous alors que nous étions des pécheurs.

C’est ainsi que dans les moments difficiles nous sommes toujours appelés à garder l’espérance et les yeux braqués sur la Croix de Jésus. Aujourd’hui aussi nous sommes attaqués, nous sommes dans la peur mais nous sommes aussi dans l’espérance et dans la confiance en l’Alliance d’Amour qui nous a rassemblés ici. Alors retenons que dans l’Alliance avec la Vierge Marie c’est là où se trouve le remède de ces maladies. Nous sommes alors appelés à croire en la Providence Divine, en sachant que la Vierge Marie est la Reine de la confiance, et non se laisser par envahir par la peur.

Mais, dans cette confiance en la Providence Divine, nous devons respecter les mesures que nos dirigeants et les responsables de la santé nous demandent d’appliquer. Nous devons le faire dans l’amour pour nous même et pour nos semblables et par intelligence. C’est ce qui rend pratique notre devise : Rien sans Vous, Rien sans Nous.  Il a continué son enseignement en disant qu’aujourd’hui, dans plusieurs localités du monde, les autres n’ont pas eu cette occasion de se rassembler pour une telle célébration. « Nous sommes donc ce signe même de l’espérance du salut du monde dont je vous parle. C’est ainsi que, nous qui avons eu cette occasion de nous rassembler autour du sanctuaire de notre Mère, nous devons porter dans nos prières tous ceux qui ont voulu célébrer comme nous mais qui ne le peuvent pas à cause de cette situation mondiale actuelle».

Pendant la deuxième guerre mondiale, le Père Kentenich s’est demandé ce que Dieu veut nous dire par ces événements malheureux, c’est la question que nous devons nous demander aussi aujourd’hui. Pour lui, Dieu a voulu nous donner un bon temps de lui rapprocher, c’est une occasion de nous aimer les uns les autres ; c’est aussi l’occasion de se rappeler que c’est Dieu qui donne et qui garde la vie. Pour cela, rappelons-nous nos contributions dans le capital de grâce, surtout en ce temps du carême, en priant pour ceux qui sont déjà affectés par cette pandémie. Nous prions dans la foi et dans l’espérance en regardant Jésus sur la croix et que la Sainte Vierge Marie nous éduque vers Jésus, lui, notre Sauveur. Amen.

Après l’homélie, c’était le temps d’offrir le capital de grâce en brûlant les contributions. Puis la célébration eucharistique a continué normalement, et s’est terminé, après la bénédiction solennelle, par l’hymne du Mouvement Apostolique de Schoenstatt.

DUSENGEYEZU Léon