La célébration eucharistique de ce deuxième dimanche de carême, le huit mars 2020, a été présidée par l’Abbé Raymond NDUWAYO, de l’institut de prêtres diocésains de Schoenstatt en collaboration avec l’Abbé Nestor, lui aussi, membre de cet institut. Signalons que ce dernier exerce son apostolat en Espagne où il est Curé d’une paroisse.

Les saintes Ecritures ont été tirées du livre de la Genèse (Gn 12, 1-4a), de la deuxième Epitre de saint Paul apôtre à Timothée (2 Tm 1, 8b-10) et de l’Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (17, 1-9).

Dans son homélie, l’Abbé Raymond a d’abord rappelé aux fidèles que depuis le Mercredi des cendres, l’Eglise a entamé la période de Carême. Celui de cette année est axé sur le partage, la prière et la conversion. Il a ensuite parcouru la première lecture qui parle de la vocation d’Abraham, considéré comme le père du peuple croyant.

Quand Dieu dit à Abram de quitter son pays, sa parenté et la maison de son père, a commenté le célébrant, il avait soixante-quinze ans et sa femme Sara, 65 ans. Dieu lui avait promis de le bénir, de rendre grand son nom, de lui donner une grande progéniture. Il n’avait pas encore d’enfants et comme vous le savez il y a un âge où pour les humains, en particulier les femmes, il est impossible d’avoir une descendance. Au-delà de quarante-cinq ans, a-t-il poursuivi, ce n’est qu’au compte-goutte que les femmes peuvent concevoir. Et plus l’âge avance, plus s’amenuisent les chances d’avoir un enfant. Abraham a accepté sans opposer la moindre résistance et s’est dirigé vers ce pays. C’est par la foi qu’il a pris pour acquis ces paroles divines. Une fois dans ce pays, vingt-cinq ans se sont écoulés sans le moindre geste de la réalisation de cette promesse. Abraham est pourtant resté ferme mais sa femme, non. Son impatience lui a poussé même à suggérer à son mari de coucher avec sa servante pour avoir un fils. Après la naissance d’Ismaël, fils d’Agar, Dieu lui dit d’attendre toujours. Il avait alors cent ans et Sara, en a quatre-vingt-dix. Le célébrant a terminé cette lecture en montrant à l’assemblée comment il faut porter sa croix afin d’atteindre son objectif.

Il a enchainé avec l’apôtre Paul, qui lui aussi, n’a pas eu une vie facile depuis sa conversion sur le chemin de Damas. Il a été persécuté, emprisonné, malmené mais il n’a reculé devant aucun danger. Répondre à l’appel de Dieu équivaut à porter sa croix afin d’atteindre l’au-delà. Pendant cette période de carême, nous traversons le désert et ses tentations. Lequel désert est un lieu privilégié pour opérer un retour sur soi et réorienter sa vie. Nous sommes donc appelés à imiter le courage et la foi de l’apôtre Paul et Abraham afin d’atteindre cette grande fête chrétienne de la résurrection de Jésus-Christ qui est Pâques, a-t-il conclu.

Germain NAHIMANA