La célébration eucharistique de neuf heures trente minutes (9h30) de ce dernier dimanche du mois de février 2020 a été présidée par le Père Longin NTIRANYIBAGIRA et animée par la chorale sainte Famille. Le célébrant, après avoir saluée et accueilli le peuple de Dieu présent dans l’église de la sainte Trinité, l’a invité à la préparation pénitentielle. Notons que celle-ci ne remplace pas le sacrement de pénitence.

Les saintes Ecritures de ce septième dimanche du Temps Ordinaire portaient sur l’amour du prochain. Elles ont été tirées du livre des Lévites (Lv 19, 1-2.17-18), de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 Co 3, 16-23) et de l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 38-48).

Dans son homélie, le Diacre Floribert KANEZA a d’abord parcouru la première lecture selon laquelle Dieu interdit à son peuple de se haïr, de garder rancune contre l’autre et les recommande de s’aimer. Il a profité de cette occasion pour demander aux fidèles d’aimer leurs prochains comme ils s’aiment eux-mêmes. Avant l’arrivée de Jésus-Christ, un ami était quelqu’un avec qui vous partagez le même sang, la même nationalité, issus de la même famille. Mais avec son arrivée, Jésus nous a recommandés de ne pas nous borner seulement à ceux avec qui nous avons de liens affectifs ou familiaux mais d’aimer aussi nos ennemis. « Comment aimer son ennemi quand on n’arrive même pas à aimer ceux qui nous aiment au même degré ? » S’est interrogé le Diacre. Afin de mettre en pratique ce commandement de Jésus qui nous invite à aimer nos ennemis, il faut d’abord reconnaître que la sagesse divine est une « folie » devant les hommes. Pour le Diacre, la sagesse humaine nous recommande de n’aimer que ceux qui nous aiment tandis que la sagesse divine, elle, nous exhorte à aimer aussi nos ennemis. Raison pour laquelle l’apôtre Paul met en garde les Corinthiens contre l’usage seulement de la sagesse humaine qui n’est pas sans conséquences. Cette sagesse mondaine attise la haine et celle-ci engendre la guerre. Par contre, la sagesse divine nous suggère d’aimer nos ennemis et de prier pour ceux qui nous maltraitent.

Il a terminé son homélie en invitant les chrétiens à demander à la Vierge Marie d’intercéder pour eux afin qu’ils deviennent saints comme Dieu le Père est Saint ; que Dieu, dans sa bonté, leur donne sa sagesse en abondance afin qu’ils mettent réellement en pratique ce commandement pour ainsi contribuer dans la construction de notre chère Eglise.

Après la bénédiction finale, comme à l’accoutumée chaque dernier dimanche du mois, il y a eu procession vers le Sanctuaire. Le Père Longin a remercié ceux qui viennent régulièrement en pèlerinage au Sanctuaire ; Il a même souligné  qu’ils commencent à maîtriser certains. Il a remercié d’une manière spéciale  les élèves de l’Ecole Technique Secondaire de Kamenge (ETS) qui y effectuent ce pèlerinage chaque dernier dimanche du mois.

 

Germain NAHIMANA